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Le zoo d’Abidjan déserté et abandonné

Hier attraction touristique, le zoo d’Abidjan n'est plus que l'ombre de lui-même. Le nombre des visiteurs a été divisé par cinq, les recettes sont inexistantes et certains animaux, mal nourris, sont en piteux état. Perché sur une colline, le zoo d’Abidjan, la métropole économique ivoirienne, n’attire plus que de rares visiteurs. Les véhicules ne se bousculent plus sur l’immense parking de ce site de 20 ha, devenu zoo public en 1972 et situé non loin de la voie express reliant Adjamé à Abobo, deux quartiers populaires de la ville. Une fois franchi l’imposant portail métallique, les cris de quelque 300 animaux de plus de 50 espèces (singes, serpents, éléphants…) accueillent le visiteur. À l’entrée, à droite, les chimpanzés logés dans une vaste cour avec des abris rocheux. À côté d'eux, trois cages avec des serpents. Quelques mètres plus loin, un vaste espace délimité par de solides grillages abrite les éléphants, les hippopotames, les crocodiles… L’ambiance est à la désolation. "Certains animaux ont maigri et inspirent plus de pitié que d'admiration", constate Maurice Dally, un visiteur. "Actuellement, il y a très peu de visites", constate avec amertume un agent qui a requis l’anonymat par peur de sanctions administratives. Dans le centre, la méfiance est grande et le directeur refuse tout entretien. Fréquentation en baisse Jusqu’en 1999, plus d’un millier de personnes, en majorité des touristes, visitaient chaque semaine ce site, placé sous la tutelle du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts. Modique, le prix d’entrée varie de 100 et 300 Fcfa (0,15 et 0,45 €) selon l’âge et les recettes engrangées contribuaient à renflouer les caisses du centre. Mais la crise politique aiguë, qui a débouché en décembre 1999 sur le premier coup d’État du pays puis sur la crise militaro-politique de 2002 qui a coupé le pays en deux, a nui à l’image de la Côte d’Ivoire, jusque-là considérée comme un havre de paix et les Ivoiriens inquiets semblent encore préférer rester chez eux plutôt que sortir. La baisse du nombre de visiteurs et la chute des recettes ont été drastiques. La question de la sécurité est devenue alors la priorité pour l’État qui n’a pas hésité à suspendre depuis 2002 "la subvention annuelle de 5 millions de Fcfa (7 622 €, Ndlr) qu’elle nous accordait avant la guerre pour l’alimentation et les soins médicaux des animaux", déplore sous anonymat un agent du zoo. Un coup dur pour cet établissement qui se plaignait déjà de l’insuffisance de cette subvention. Environ 10 millions de Fcfa (15 245 €) seraient nécessaires pour subvenir aux besoins annuels du centre. Sans moyens, l’entretien du site est très difficile. Certaines espèces animales rares, telles que les paons, attraits des étrangers et fierté du parc, sont mortes et n’ont pu être remplacées. "Moi, j’ai arrêté de visiter le centre parce qu’on y voit les mêmes animaux. Il n’y a rien de nouveau", regrette Aline Kouassi, secrétaire de formation. Les touristes étrangers et les expatriés (8 000 des 14 000 Français ont quitté le pays en 2004) se sont raréfiés. Le zoo ne fait guère d'effort d’innovation et ne mène aucune activité de promotion ou de médiatisation. Comme l’instituteur Arnaud Tiémélé, d’aucuns se demandent "s’il existe encore". Aujourd'hui il n'accueille plus que 200 personnes par semaine, cinq fois moins qu'avant 2000 ! "Le zoo peut encore faire rêver !" Du coup, le zoo croule sous le poids des charges. Il a, en particulier, beaucoup de mal à nourrir les animaux. "Pour les cinq lions par exemple, il faut un minimum de 7 kg de viande par jour, ce qui équivaut à 12 600 Fcfa (19 €), sans compter les autres animaux", explique un autre agent. Faute de mieux, l’administration du parc leur donne du pain, des fruits ou encore des feuilles. "Des solutions qui sont loin de satisfaire les animaux", reconnaît le même agent. Malgré ces déboires, le personnel est optimiste."Quand les enfants viennent ici, ils repartent émerveillés. Ce qui veut dire que le zoo peut encore faire rêver !", s’enthousiasment les agents qui veulent continuer à "se battre pour maintenir ce site" sans savoir comment faire. Ils souhaitent avant tout le retour définitif de la paix et la reprise des subventions de l’État.

S: http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4854

11.01.2008. 04:20

woody styley le 17.01.2008. 21:33

que faire donc de la situation? je lance appelle a tous de la diasporat . les parents nous savons tous qu´il y a des organisations dans les pays dev- qui pourrons apportées leur aide au zoo de l´eburnie pour sa survie. A tous donc.a tous donc je surgère de a prendre contact avec certaines organistions . Nous trouverons peux être une organisation de bienfaisance pour sauvez le zoo de l´eburnie et celui que le reussira aura fait du bien a notre pays .

par woody styley
suède
woodystyley-music@hotmail.com

femme akan le 17.04.2008. 20:03

cest au ministere des eaux et forets de sen occuper cela fait partir de leur travail
qu'est ce qu il font avec cet argent s' il ne peux pas s'en occuper qu'il le ferme doc au lieu de laisser les animaux mourir de faim

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