Un missionnaire soupçonné d’avoir tué son épouse
La mort de Mme N’guessan, 32 ans, née Boua Akoua Suzanne, continue de susciter une vive colère au sein de sa famille qui estime que les conditions de son décès, sont nébuleuses. Vu que le corps de la jeune dame conduit par son époux à la morgue du Chu de Yopougon, portait des traces de sang. Selon les parents de la défunte, l’idylle entre N’guessan Konan André, missionnaire à l’Eglise « Chékina Glory » de Yopougon-Sideci et Boua Akoua Suzanne, a pris forme devant Dieu lors d’un mariage célébré avec faste le 7 décembre 2002. Et c’est depuis ce moment là, qu’ils disent ne plus vraiment reconnaître le missionnaire. Surtout, lorsque Suzanne qui était encore sous le toit familial, décide véritablement de se mettre en ménage avec lui. Interdiction est faite à la mariée de recevoir ses parents au domicile conjugal et d’avoir le moins possible des contacts avec eux. Ce que respecte scrupuleusement Boua Suzanne, de peur de perdre son foyer. Et l’homme a prouvé à son épouse qu’il ne badine pas avec cette injonction. De fait, lorsque de façon inopinée, l’un des parents de Suzanne a débarqué à leur domicile, Konan André contraint son épouse à un déménagement les semaines qui ont suivi sans que personne ne sache leur nouvelle destination. On en est là, toujours selon nos interlocuteurs, lorsque le dimanche 4 novembre dernier, le missionnaire dépêche une délégation au domicile de ses beaux-parents pour leur annoncer le décès au Chu de Yopougon de Suzanne. Sur les raisons et la nature, il n’a rien avancé. Voulant en savoir davantage sur les circonstances de la mort de sa fille c’est en vain que Boua N’guessan Raymond a tenté de rencontrer son gendre. Prenant son mal en patience, le mardi 6 novembre dernier, soit deux jour après l’annonce de la triste nouvelle, le père de la défunte se rend à la morgue du Chu de Yopougon pour être confronté à la dure réalité. Et lorsqu’on tire le casier contenant la dépouille mortelle, il découvre le corps sans vie de sa fille avec des traces de sang dans la bouche, dans les oreilles et dans les parties intimes. Qu’est ce que cela veut-il bien dire ? En tout cas, ces indices aux yeux du père éploré qui, faut-il le préciser, est agent de banque à la retraite, montrent un tant soit peu que la mort de sa fille, est bien loin d’être naturelle. Il part alors porter plainte au commissariat de police du 17ème arrondissement. Mais, sur place, il s’entend dire que l’époux de sa fille, l’y a précédé 48h avant, pour une déclaration de décès. Il a expliqué que Suzanne qui souffrirait de maladie, est décédée à bord du taxi qui les conduisait au Chu de Yopougon. Tout cela en tout cas, pour les parents de Suzanne, n’est pas de nature à convaincre. Que signifient les traces de sang sur le corps de Suzanne ? Pourquoi Konan André refuse-t-il jusque-là, de les rencontrer ? Pourquoi n’a-t-il laissé aucune adresse ? Autant d’interrogations sans réponses, qui justifient les soupçons que portent les parents de Suzanne sur leur beau-fils. La police s’est saisie de l’affaire. Une enquête est en cours pour faire la lumière sur cette sombre affaire. Une autopsie y aiderait. Pour notre part, après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons dans l’après-midi d’hier vendredi 9 novembre, pu joindre le mis en cause. L’homme que nous avons reçu à notre rédaction pour qu’il nous donne sa version des faits, s’est montré expéditif : « Je ne viendrais pas chez vous et je ne répondrais pas non plus à vos préoccupations ». Il nous est revenu aux dernières nouvelles, que le missionnaire N’guessan Konan André a été excommunié de l’Eglise, longtemps même après son mariage. Et ce, pour des attitudes jugées déviationnistes.Soir info
10.11.2007. 07:05
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