Laurent Pokou donne les vraies raisons de la colère des policiers
Près de deux semaines après la bastonnade dont vous avez été victime, comment vous portez-vous?Laurent Pokou : Je voudrais avant tout rendre grâce à Dieu parce que ça été une épreuve difficile, et si je suis encore en vie, c’est grâce à lui. Près de deux semaines après cette agression, je recouvre peu à peu ma santé. Je n’ai pas encore toute la plénitude de ma santé mais c’est mieux qu’il y a une semaine. Sans vouloir vous faire revivre ces terribles moments, pouvez-vous nous rappeler les circonstances de cette agression qui a suscité pas mal de commentaires ? Car, on parle d’un problème de mutation du véhicule au volant duquel vous étiez dont les pièces portaient le nom Kaboré… L.P : Ecoutez, je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie. Je voudrais, si vous me le permettez, qu’on s’en tienne à ce que j’ai dit à l’antenne et dans certains journaux. C’est vrai, je reconnais que la mutation n’a pas été faite. Mais ce n’est pas une raison pour que ces jeunes gens agissent comme ils l’ont fait. Je peux conduire la voiture de Dassé et me servir de mon propre permis de conduire. Je ne vais pas me fier à tout ce que l’on peut raconter sur cette affaire Je suis quand même majeur, j’ai plus de 60 ans (il est né le 10 août 1947 à Abidjan : Ndlr) et je ne peux plus avoir le même comportement qu’un jeune de 18 ans. Aussi laisserai-je libre cours à ces spéculations fantaisistes ? Vous savez, quand tout le monde commence à vous aimer, c’est que vous devez redoubler de vigilance car votre vie peut en être menacée. Certains se plaisent à dire que Laurent Pokou a insulté le policier, il a pris le policier par le collet, etc. Selon des informations à notre possession, il ressort que la nuit des faits, pendant la vérification des pièces afférentes au véhicule, les policiers vous ont identifié comme étant Kaboré…qui a osé leur ‘’apprendre leur travail’’ ? L.P : Vous savez ne nous attardons pas la-dessus, d’autant plus que dans mes propos je n’ai pas voulu faire mention de cela. Parce qu’aujourd’hui, le chef de l’Etat a pris une disposition interdisant la carte de séjour pour des personnes originaires des pays de la Cedeao. Cette disposition est également valable pour les étrangers originaires des pays de l’Uemoa. A partir de cet instant, toute personne du nom de Kaboré est un citoyen comme tout autre, comme un Pokou ou un Dassé, et j’en passe. Je n’ai pas voulu en parler parce que c’est plus grave, ça aurait réveillé d’autres démons. Aussi, insisterais-je à nouveau pour ne pas qu’on s’attarde sur ce point embarrassant. Qu’il soit un Kaboré ou un autre citoyen, cet acte que ces jeunes gens ont commis est tout simplement désolant et inadmissible. Lors de leurs auditions, les policiers mis en cause ont affirmé dans leurs dépositions que vous leur avez adressé les propos suivants : ‘’Si vous ne voulez pas donner les papiers du véhicule, prenez les alors, pour vous torcher le c…’’ ? L.P : Pensez-vous que je peux formuler de tels propos à l’endroit d’un policier qui est assermenté. Je suis ami à beaucoup de policiers. Demandez à certains policiers ils vous le diront. C’est vrai, ils n’ont pas d’arguments. Ce sont des propos qu’ils utilisent comme échappatoire. En fait, ce sont de nouveaux policiers. Si j’avais tenu effectivement de tels propos pourquoi ne l’ont-ils pas révélé le même jour au poste devant leurs supérieurs ? Pourquoi m’a-t-on demandé pardon alors. De plus, l’officier qui a constaté les faits s’est très tôt rendu compte de la bêtise de ses éléments en s’excusant. Je lui ai rétorqué que je suis en sang et ses excuses ne suffisent pas. Et il serait mieux de faire appel à ses collègues pour qu’ils viennent s’expliquer sur leurs actes. Cet officier m’a alors fait remarquer qu’il ne pouvait pas appeler ces policiers car agir de la sorte aurait été une sorte de confrontation entre ces policiers et lui. C’est la première fois que des policiers se mettent à supplier un individu dans un commissariat. Toutes ces insanités proférées ici et là sont en fait des échappatoires. Tout honnête citoyen que je suis, ne peut pas se hasarder à dire à un policier ‘’Allez vous torcher le c…’’. Aujourd’hui l’enquête est à quel niveau ? L.P : Je ne saurais vous le dire. Ce n’est plus de mon ressort, peut être que si vous allez voir les autorités compétentes, vous aurez de plus amples informations. Soutenez-vous, comme le pensent certains, que votre cas pourrait enclencher une véritable remise en cause dans la formation de nos policiers accusés à tort, ou à raison, de bafouer quotidiennement les droits de l’Homme ? L.P : J’avoue sincèrement que c’est peut-être un message prémonitoire de Dieu, qui a voulu que ça passe par moi. Parmi ces agents qui m’ont bastonné, il y a un qui s’est permis de dire : ‘On va finir avec lui’’. Vous savez que cette expression est tout de même grave même s’ils ne l’ont pas fait. Si je suis encore en vie c’est grâce à Dieu. Si cette agression dont j’ai été victime doit servir à interpeller les consciences sur l’insécurité dont on parle tant, c’est tant mieux. Cela ferait énormément plaisir à toute la population. Je suis persuadé que ce genre de situations se passe quotidiennement dans l’anonymat et l’impunité totale. Les victimes de ce genre de dérive sont à dessein, assimilées à de vulgaires suspects et bandits. J’avoue sincèrement que j’ai eu peur, car j’aurais pu y perdre la vie. Nous sommes tous nés pour mourir mais pas de cette façon. C’est horrible ! Nous devons tous faire en sorte que cette forme de banditisme n’existe plus à la Police. « Je refuse qu’on fasse de cette affaire, une récupération politique ». Vous avez pourtant plaidé auprès du chef de l’Etat pour ne pas qu’ils soient radiés de l’effectif de la Police ? L.P : Et bien, vous me donnez l’occasion de remercier le chef de l’Etat qui m’a honoré de sa présence en venant chez moi, surtout qu’il n’était pas obligé de faire ce déplacement. Vu son calendrier très chargé et son statut de chef d’Etat, il aurait pu envoyer un ministre ou son directeur de cabinet. Mais, il a plutôt préféré se déplacer en personne. C’est pourquoi je voudrais à nouveau le remercier sincèrement pour cet acte qu’il a posé. Comme disait mon neveu, sur 17 millions d’habitants, si chacun devait avoir la visite du chef d’Etat, chacun de nous serait comblé. J’en suis comblé. (…) Maintenant concernant votre question, j’ai fait une doléance au Président de la Republique en présence du ministre Tagro et des chefs hiérarchiques de la Police. J’ai dit aux yeux de tous les sportifs qui étaient présents ce jour là, que c’est un service que le Président me rendrait s’il ne les radie pas de la Police. Je vais vous donner un exemple. Dans la Fonction publique ou dans les services privés, il y a des personnes qui commettent des actes qui ne sont pas corrects. A ces personnes là, on adresse soit des demandes d’explication, soit on leur inflige tout autre forme de sanction mais on ne les radie pas automatiquement. C’est au regard de cela que j’ai demandé qu’on ne les démette pas de leur fonction. Ce sont des jeunes gens qui se sont certainement laissés emporter par un coup de nerf. Car moi même je me l’explique difficilement. A telle enseigne que je me suis demandé si cela n’était pas prémédité. Tout est possible dans cette affaire. Certes, la législation en la matière prévoit certainement le renvoi de ces agents, mais j’ai préféré demander au chef de l’Etat de ne pas le faire. Surtout que trouver un emploi aujourd’hui n’est pas chose aisée. S’il sont demain à la rue ce sont les mêmes qui risquent à nouveau de se retourner contre moi ou contre un membre de ma famille. C’est la principale raison pour laquelle j’ai fait cette doléance au chef de l’Etat. Aujourd’hui, vous recevez la visite de toutes les personnalités du monde politique, sportif, culturel, de la société civile…et même des diplomates, ainsi que des coups de fil de chefs d’Etat africains. Quel (s) sentiment (s) avez-vous ? L.P : J’avoue que j’ai pensé que j’avais été oublié. Mais depuis cet acte ignominieux, je me rends de plus en plus compte que l’on ne m’a pas oublié. Mais cela reflète aussi, en toute modestie, le comportement que l’on adopte vis-à-vis des autres dans la société. Vous savez le respect pour l’autre fait partie de la vie. Quand vous avez du respect pour les autres vous êtes toujours adulé. Et Dieu vous élève. J’ai reçu la visite de plusieurs personnalités. Notons par exemple, le ministre Banzio, en déplacement qui m’a appelé avant de vite dépêcher son directeur des Sports Allah et son directeur de cabinet à mon chevet. J’ai aussi reçu la visite des ministres Bacongo, Allah Kouadio, M’bahia Blé Kouadio, Martin Bléou, etc. Il y a même des directeurs de société, des ambassadeurs comme vous l’avez dit ainsi que des représentants des partis politiques. Les Forces nouvelles avec le commandant de Korhogo, Wattao, Moro, etc. m’ont appelé. Le Premier ministre a envoyé des émissaires. J’ai aussi reçu les visites de l’Ambassadeur Salami, du Directeur général du Port d’Abidjan Marcel Gossio, du maire de Port-Bouët, Mme Hortense Aka Anghui, des coups de fil de Blé Goudé, Robert Brazza de Africa n°1 qui est un ‘’frère’’ à nous. Le président de l’Association des journalistes sportifs de Côte d’Ivoire, Coulibaly Vamara est venu avec une forte délégation. Des compatriotes et sympathisants d’Europe, des Etats-Unis, du Canada…m’ont aussi appelé. Je m’excuse pour ceux que je n’ai pu citer. C’est une forme de ‘’résurrection’’ pour moi. Nous avons lu dans la presse que vous avez été bastonné par le régime Fpi et le président Bédié vous a apporté son réconfort ? L.P : Je ne rentre pas dans ces considérations, je suis un homme apolitique, je suis une personne publique, si j’avais voulu faire de la politique je l’aurais fait. Je souligne que ceux qui ont écrit ça assumeront leurs actes. Car, je ne pense pas que le Fpi puisse envoyer des gens pour me bastonner. Je voudrais vraiment ne pas entrer dans ces considérations. En tant que journaliste, vous même vous savez que ce sont des choses à ne pas faire ni dire. Ça n’engage que leurs auteurs qui malheureusement veulent faire une récupération politique de cette affaire. Je refuse que les partis politiques en fassent une récupération politique. Toutes les tendances politiques m’ont rendu visite. Au delà de la politique, nous sommes des Ivoiriens après tout, c’est ce qu’il faut privilégier. Même entre partis politiques, on se rend visite. Je ne rentre pas dans ces considérations politiciennes qu’on veut faire de ce problème. Tout comme vous, j’ai aussi lu cet article mais ces écrits n’engagent que leurs auteurs, je ne voudrais pas servir de bouc émissaire dans quoi que ce soit. (…) Je voudrais, si vous me le permettez, remercier toutes les tendances politiques et leur dire que la politique c’est la saine émulation des idées qui permettra à la population ivoirienne d’accéder à une vie meilleure. Elles doivent aussi servir de tremplin pour l’expression de la vérité face à la population meurtrie qui souffrent et qui meurt de faim. Nous sommes avant tout, des Ivoiriens qui avons besoin de vivre ensemble. C’est en cela que nos politiciens devraient penser à organiser des élections crédibles et transparentes pour sortir de cette crise qui perdure. Permettez enfin que je dise merci aux présidents des différentes structures de défense des droits de l’Homme ainsi qu’au président de la Confédération africaine de handball et aux handballeuses qui sont passés me rendre visite.
Claude DASSE
20.04.2008. 07:27
KONAN le 23.04.2008. 06:40
Je voudarais vous remercier de l'opportunié.En effet au delà de l'article qui est une interview et qui dnne l'occasion à cet honnete citoyen qu'est Lorent Pokou de s'exprimer.Vous voyez, il n'a pas voulu réveiller des susceptibilités en refusant volontier d'évoquer le comportement raciste, ethniciste qu'on eu ces policiers.Ce serait une mauvaise publicité pour notre pays qui n'a plus besoin de ça.
Ceci dit, le comportement de ces jeunes gens pour employer les termes de Pokou lui-même est intolérable.
On ne tabasse pas un citoyen sous prétexte qu'il a insulté un agent de l'ordre. Les règles existent en la matière, les sanctions prévues ne sont pas celles infligées à cette icone.
Entendons nous bien, ça ne devrait arriver à aucun citoyen du monde et de la Côte d'Ivoire. Ce qui est valable pour Pokou l'est aussi pour toi et pour moi.Aujourd'hui c'est lui et demain ce sera qui...?
Dites moi, dans les films que l'on nous montre pour servir d'exemple, a-t-on vu un policier passer à tabac même le plus dangéreux des Gangsters.
Je pense que ce devrait être le ébut de la fin.il faut refrormer la police et avec elle oute l'administration ivoirienne en passant du recrutement des agents jusqu'à leur titularisation.
^tre sélecte et rigoureux, instaurer des formation ontinues de façon régulière etc sont entre aures des pistes à explorer.On va à la police aujourd'hui parce qu'il n'y ya pas d'autres emplois.
je penses qu'ils doivent être puni et cela doit servir d'exemple aux autres.
L'idée c'est de dire qu'on ne frappe pas un jeune, un vieux, une femme, un homme, une célébrité, une personne anonyme sous des prétextes qui ne tiennent pas la route et quiconque le fait doit être mis devant ses reponsabilité
Je pourrai en dire davantage.
Vigilence à tous, ne faisons pas de nos force de l'ordre des agents du désordre.Ne transformons pas nos agents de sécurité en agents d'insécurité
Dénonçons les abus.
Un citoyen apprenti journaliste et acteur de l solidarité internationale et du développment humains durable.
kabore le 02.05.2008. 04:43
laurent.pokou est tout simplement le messager du racisme et de la xenophobie en cote d ivoire.on n aurait rien dit si ca avait ete 1 etranger
adams le 02.05.2008. 05:05
la police en cote d ivoire est inexistante.c est de l ameteurisme.de la base juskau sommet c est du n importe koi.il faut tout simplement les lincensier ces jeunes pour srevir d exemple a leurs compartriotes.vraiment dommage.je connais bien pokou.c est 1 personne tres disciplinee.mais ke pouvons ns faire face face a ces bandits en treillits soutenu par leur hierarchie.ah les etrangers burkinabes maliens etc pauvre de vous,la fin de votre calvaire ds ce pays ce n est pas pour aujourd hui.pokou yako.1 ivoirien en suisse
tout d'abord je voudrais dit tres bonne guerrison a papa pokou qui nous a fait tant réver.Les policiers qui ont fait ça que dieu est pitie de leurs ames et qu'il sache que etre entrillis ne veux par dit les va ten guerre.Cest devenu n'importe koi en cote d'ivoire la police qui rakette a tout bout de champs pour koi fait avec cette argent mal aquit tout aller chercher les juene filles d'abidjan au etre au maquis c'est que ca qui les interreses au pour etre amis avec les braqueus pour fait de faut coup maintenant c'est de s'attaquet a la pauvre population qui essaiye de vivre clamement et grand t'homme comme laurent pokou si c'est par des gens qui ont pris la grogue pour venir travailler ca peu etre koi encore mais je dit meme nous qaund ont sort c'est plus des bandits que ont n'a peur c'est des policiers que ont n'a plus peur ils ont des manniers de vous controler comme si vous etres leurs enfants ils ont aucun respect de la vie humaine parceque ils portent des armes sachier que le car papa pokou va par leurs servi de lecons qu'ils changent de comportement tout le monde se plait de la police ivoirienne meme a l'etranger ce qui sont sortie la nuit pour s'amuser ont ete victimes de la part de la police au coin des controle c'est par bon tout ca aujourdhui c'est par des bandits qui faut avoir peur c'est de nos agents de force que le pir peu arriver ils arretes meme les juene fille qui n'ont par leurs pieces et les garde jusqu'a martin et apres coucher avec elle tout ca c'est mal sains pour une cote d'ivoire mais la quetions que nous nous posont esque la cote d'ivoire va devenir un pays normale dites moi un peu? Toujour eux les agents de force c'est par bon mais qu'il sache que ce que tu serme suis terre tu recolte suis terre patez vous au maladie infectuse de trecheville? Ils beaucoup de corp habiller labas en bon attendeur salue
bayoro zeli de paris le 03.05.2008. 06:46
Après la lecture de l'article relatant l'agresion de Laurent Pokou par des policiers, je suis non seulement choquée par le comportement de personnes chargées de preserver l'ordre et la securité du peuple ivoirien, mais aussi degoutée par de tels actes de barbarie. La Cote d'Ivoire n'a vraiment pas besoin de ça.Que le gouvernement prenne des mesures pour lutter contre la violence surtout venant des fonctionnaires.Quand je pense à toutes ses difficultés auxquelles on fait face lors de nos deplacements(barrages,etc) il faudrait que le president Gbabo prenne des decitions simples et justes pour eviter tout derapage!etant ivoiriens, nous ne sommes plus fiers de notre passeport dans le monde.Que Dieu nous garde!
KASSY PERPETUE le 06.05.2008. 05:15
Merci LAURENT,pour la grandeur d'esprit et ta sagesse.Les démons sont encore là, ils échoueront.Prompt rétablissement.
Perpétue
Je voudrais exprimer mes compassions à M. Pokou.
Concernant les policiers, je voudrais leur rappeler qu'ils sont responsables de la sécurités des ivoiriens. Ils sont payés pour cela. le respect doit être une de leurs vertus. Messieurs les policiers si vous voulez faire respecter la loi, il va falloir vous même la respecter. Pourquoi bafouez vous ce qui vous rend fort (la loi). Vous êtes allés trop loin avec cette bastonnade de M. POKOU (60 ans), n'avez vous aucun respect pour les doyens (vieux). Vous êtes entrain d'attirer sur vous des malédictions. Que DIEU pardonne. AMEN
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