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Le patron de l`ONU à Abidjan : Les raisons profondes de cette visite d`espoir

Finie la récréation. Finies également les câlineries de chattes à chatons entre les deux principaux acteurs de la crise ivoirienne. L'ONU qui en a ras-le-bol de ce jeu de ''ping pong'' dans l'application de l'Accord politique de Ouaga a décidé de passer à la vitesse supérieure. C'est-à-dire s'impliquer pleinement et entièrement dans la résolution de la crise. L'Organisation mondiale dépêche sur les bords de la Lagune Ebiré, son premier responsable, en la personne de Ban Ki-Moon, son Secrétaire général. Celui-ci est annoncé, selon des sources très crédibles à Abidjan, pour le 23 avril prochain. Il ne vient pas dans la capitale ivoirienne pour se rendre à la Rue Princesse comme l'a fait le socialiste Jack Lang, ancien ministre de la coopération de Chirac. Pas plus qu'il ne vient à Abidjan pour dire que Gbagbo est le plus populaire des hommes politiques ivoiriens. Ban Ki-Moon sera dans nos murs pour mettre les points sur les "i". Il viendra s'enquérir de l'Etat d'avancement de l'Accord politique de Ouaga et ses annexes signés par les deux ex-belligérants. A savoir Guillaume Soro et Laurent Gbagbo. Mais dont l'application tarde à être effective sur le terrain. A cause de la mauvaise foi manifeste du camp présidentiel. Et Djédjé Mady, Secrétaire général du PDCI et Président du Directoire du RHDP l'a clairement signifié mardi dernier dans sa conférence de presse au siège du PDCI à Cocody. Avec force détails, le conférencier a soutenu son argumentation. Gbagbo bloque le processus de paix "C'est M. Gbagbo et le camp présidentiel qui sont responsables des blocages. Je vous prends l'exemple de la Sagem. Le 12 juin 2007, première réunion du CPC à Yamoussoukro. Le CPC retient la Sagem pour être la société qui devrait conduire l'identification. Pour sa désignation, le Président de la République doit prendre un décret. 29 juillet 2007, à Bouaké, le Président de la République déclare la fin de la guerre, la réunification du pays, souhaite des élections vite, vite, vite, avec des élections que l'Accord de Ouaga signé le 04 mars 2007 fixait les élections pour décembre 2007. Pour des élections qui devraient avoir lieu en 2007 où le Président de la République était d'accord avec ses pairs du CPC que c'est la Sagem et qu'il devait prendre un décret pour des élections qui doivent avoir lieu en décembre, l'opération d'identification n'a pas commencé parce que la Sagem n'a même pas eu le décret qui devait la désigner comme structure technique. Et c'est le 23 janvier 2008 que le décret est signé. Si vous n'appelez pas cela un blocage, comment on peut l'appelez? Sept mois onze jours pour signer un décret. Le problème du cahier des charges, après que la Sagem ait été désignée, il a fallu attendre le 24 février, un mois plus tard après la signature de décret. Et au jour d'aujourd'hui où nous sommes en train de parler, la Sagem n'a toujours pas toutes les autorisations que le Président de la République doit lui donner pour commencer son travail. Si cela ne s'appelle pas du blocage de la part du Président de la République, c'est de la part de qui cela arrive-t-il? Je ne crois pas que ce soit de la part du Premier ministre. Pour nous, s'il y a blocage par rapport à l'Accord, par rapport même à la Constitution si elle avait été en l'état, il n'y a qu'un responsable : le Président de la République et ceux qui le soutiennent dans cette façon de faire (…)". L'ONU veut s'impliquer dans la résolution de la crise. Le Secrétaire général de l'Onu qui sait mieux que tout le monde, qui est le principal auteur des blocages du processus de sortie de crise, sait en quoi s'en tenir. Il ne vient pas seulement pour "tirer les oreilles" à Gbagbo seul. Il le fera de même pour le Premier ministre afin de lui demander d'accélérer le cantonnement de ses soldats. Pour que le pays puisse aller aux élections. Seul gage d'un retour de la paix et de la stabilité dans un pays jadis abonné à la paix mais qui, depuis six longues années "se cherche". Il viendra donc demander à Gbagbo, mais aussi à Soro, avec la franchise qui le caractérise, de faire en sorte que le processus avance. Pour le bonheur non seulement des Ivoiriens mais de toute la sous région, précisent nos sources. D'autant que cette crise pénalise très sérieusement les autres pays de l'Afrique de l'Ouest. La Côte d'Ivoire étant dans un passé encore très récent considéré comme la locomotive de la sous région. La crise qu'elle vit depuis bientôt une décennie, est un gros handicap. La communauté internationale a donc pris sur elle la responsabilité de prendre la résolution de cette crise à bras le corps.
S: Le Nouveau Réveil

10.04.2008. 02:34

BIBIGE le 15.04.2008. 10:31

Merci de nous permettre de réagir. Ha ! Donc c'est BGAGBO qui bloque le processus de sortie de crise ? Et c'est SORO qui d'après vous est franc ? Alors s'il est tellement honnête, dites-nous à quand le regroupement et le désarmement de ses troupes dans les zones dites CNO parce que cette clause fait aussi partie de l'accord de WAGA? Et qu'est ce que cela vous fait-il lorsque toutes la population de la CI croule sous la cherté de la vie pendant que le premier ministre (SORO) de toute la Côte d'Ivoire n'a pas permis jusqu'à ce jour que les impôts levés dans la zone (CNO) qu'il contrôle rentrent dans les caisses de l'état alors qu'il continue tranquillement d'empocher les salaires régénérés par les impôts levés au sud ? Et vous citez même DJEDJE MADY qui est le président du directoire du RHDP ? Mais qui dit RHDP dit SORO et le MPCI donc "blanc bonnet, bonnet blanc". Ce qui veut dire que tous à quelque niveau que ce soit, sommes coupables de la situation qui perdure aujourd'hui en CI!!! Merci.

KOUROUMA le 17.04.2008. 02:51

le président Gbagbo,c'est vrai, en tant que 1er responsable du pays a la dernière signature dans ce processus de paix en ce qui concerne le décret désignant la SAGEM SECURITE comme opérateur technique pour les opérations d'identification.Mais ce qui me surprend, c'est que M. DJEDJE MADY du temps où le PDCI était au pouvoir n'acceptait même pas le minimum pour une élection transparente, à savoir urne transparente, bulletin unique etc...Aujourd'hui que nous avons tout ceci et que pour la désignation d'un opération technique les choses traînent pour une question de finance, je suis encore une fois surpris de voir des personnes qui en principe devraient se taire, être en train de crier au loup. Maintenant que cela est fait, préparons nous tous à aller aux élections et que le meilleur gagne. Merci.

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