Les chercheurs africains dispensés de visa pour se déplacer en Afrique
APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) Le ministre ivoirien de l’intégration africaine, Amadou Koné, a révélé samedi à Abidjan que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont adopté le principe que les chercheurs africains soient dispensés de visa pour se déplacer sur le continent.M. Koné, qui s’exprimait à la fin des travaux du premier symposium sur l’intégration, a mis en exergue le rôle important que les chercheurs peuvent jouer dans le processus d’intégration du continent. A travers le programme « Most », a-t-il expliqué, « nous avons à Abidjan au niveau de la CEDEAO une réflexion que je l’espère va s’étendre aux autres communautés économiques régionales de notre continent qui a abouti déjà à la création d’un institut d’intégration régionale dont le siège est situé à Praia au Cap Vert et un comité de pilotage pour l’ouverture future de cet institut a été mis en place ». Selon Amadou Koné, « l’intégration pour nous sera un succès si nous mettons à contribution les chercheurs ». C’est d’ailleurs pour cela, a poursuivi M. Koné « que nous avons proposé et cela a été retenu par les chefs d’Etat de l’union africaine que les chercheurs africains soient dispensés de visa pour se déplacer sur le continent ». Pour lui, cela contribuera à faire avancer non seulement la réflexion sur l’intégration africaine en ce qui concerne ses enjeux mais également la promotion de ses enjeux au sein de la population. « Ayant bien perçu la nécessité d’une réflexion profonde pour préciser davantage les enjeux de l’intégration pour un pays comme la Côte d’Ivoire, le ministère de l’intégration a décidé d’organiser dans les prochains jours les Etats généraux de l’intégration africaine », a ajouté le ministre ivoirien. Il s’est également dit convaincu que les Etats africains n’ont pas d’autres choix, et qu’il faut « dès lors réfléchir sur la stratégie et le contenu de cette intégration africaine afin qu’elle ne soit pas comme c’est hélas souvent le cas en Afrique, une recette imposée de l’extérieur mais plutôt une solution voulue, pensée et mise en œuvre par les Africains ». « Aujourd’hui plus que jamais, il importe de diversifier et de multiplier les initiatives afin que chaque membre du corps social (ndlr : Afrique) se sente concerné par cette importante question », a conclu Amadou Koné.
06.07.2008. 09:44









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