Mme Gbagbo : Des élections cette année ... Mais pas en juin
Nous sommes en train de régler nous-mêmes nos problèmes. Nous avons un Président qui est très fort dans les négociations. ça nous permet d’avancer et je pense qu’on finira par avoir des élections cette année. On ne les aura pas en juin, c’est sûr, mais on les aura cette année», a déclaré, hier, à sa résidence, à Cocody, la Première dame, Mme Simone Ehivet Gbagbo. «Donc les nouvelles sont bonnes», a-t-elle dit à la délégation régionale du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires REFAMP). Conduite par la présidente de la section ivoirienne, Mme Véronique Aka, la délégation était allée exprimer sa gratitude à la présidente d’honneur du REFAMP-CI et marraine des cérémonies marquant le 10ème anniversaire de la section ivoirienne qui a vu la participation de 22 pays africains. A ses hôtes, la Première dame a déploré le lynchage dont la Côte d’Ivoire a été victime durant la crise qu’elle a traversée tout simplement parce que les Ivoiriens ont décidé d’élever la voix pour dénoncer certaines situations. «Notre pays a traversé un crise que je trouve très injuste. On nous a chargés et je trouve que ce n’était pas normal.» Aujourd’hui, le pays est en passe de s’en sortir a-t-elle expliqué, grâce à la mobilisation et à la solidarité de ses enfants. Ainsi, les structures ont continué à fonctionner, tel le Refamci. Dans ces conditions, la présence de soeurs originaires d’autres pays pour un séjour de 4 jours à Abidjan ne peut que procurer la joie aux Ivoiriens. Puisque celles-ci seront «les avocates» qui permettront à ce pays, hier «à mauvaise réputation et infréquentable», de redorer son blason. Surtout que l’indice de sécurité a été réduit à la baisse par l’ONU. Les perspectives, après la reprise des relations avec la Banque mondiale, s’orientent désormais vers la recherche d’un accord avec le FMI qui doit aboutir à un «effacement de la dette».
Mme Gbagbo s’est excusée de n’avoir pas pris part aux travaux comme par le passé en raison de la fatigue accumulée à la suite de sa tournée à l’intérieur du pays. Néanmoins, son expérience politique qu’elle devait partager avec ses sœurs dans le cadre du séminaire de formation sera finalement connue à travers son livre «Parole d’honneur» qu’elle a offert à chaque membre de la délégation.
Revenant sur le rôle de la femme dans la politique, Mme Gbagbo a demandé, comme l’avait conseillé le Chef de l’Etat à l’ouverture des travaux : «un peu de culot», estimant que c’est ce qui fait la différence avec les hommes. Pour elle, les hommes ne sont pas plus intelligents ni plus instruits que les femmes. Mieux, les femmes sont plus sages. C’est à la ministre guinéenne des Affaires sociales, de la Condition féminine et de l’Enfance, Hadja Tété Iallo Nabé, qu’est revenue la tâche d’exprimer les remerciements et la reconnaissance de la délégation au couple présidentiel pour son implication dans l’organisation des assises et sa présence effective à l’ouverture le 2 avril. «Vous êtes un modèle pour nous et pour toute l’Afrique», a-t-il dit à l’endroit de Mme Gbagbo qui ne s’est pas contentée de son statut de Première dame ; mais qui continue d’oeuvrer pour le bonheur de la population. «Vous êtes député, vous êtes avec le peuple. Nous sommes fières de vous.» L’ex-candidate à la présidentielle béninoise, Marie-Elise Gbédo, et une déléguée malienne ont offert respectivement un livre et un pagne basin à Mme Gbagbo. Le point des travaux a été fait à la marraine par l’ex-ministre Angèle Boka, qui s’est réjouie, de l’ambiance qui y a prévalu et la mobilisation atteignant 200 participantes, soit le double des prévisions. Les femmes des 22 pays en ont d’ailleurs profité pour faire l’assemblée générale du réseau zone Afrique.
07.04.2008. 02:52
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