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Croisade du FPI contre le désarmement: Les FN réclament le retrait des ministres FPI du gouvernement

Les Forces Nouvelles avaient promis de faire connaitre leur position sur la récente sortie de Pascal Affi N’Guessan, le 03 Décembre 2008. Depuis quelques heures, c’est chose faite. Les ex- rebelles, comme ils aiment bien à se faire appeler , au cours d’une conférence de presse à l’Hôtel du Golf, réclament purement et simplement le retrait du gouvernement que conduit Guillaume Soro ,les ministres issus du Front Populaire Ivoirien (FPI).Ce souhait, qui constitue la riposte des Forces Nouvelles à la croisade engagée par le Front Populaire Ivoirien pour le désarmement des troupes irrégulièrement en armes , n’est point fortuit. Loufoque dans son acception première, cette décision des Forces Nouvelles n’est point fortuite. Elle démontre la logique d’affrontement dans laquelle l’ex-rébellion veut s’engluer, pour ne pas mettre à exécution le volet désarmement du processus de sortie de crise. Mais, contrairement aux précédentes années, les Forces Nouvelles n’ont plus assez de marge de manœuvres. Pris qu’ils sont à leur propre piège. D’ordinaire, ces « enfants gâtés » de la politique ivoirienne, allergiques à toutes critiques, auraient rangé leurs valises et pris le premier vol pour se barricader hermétiquement à Bouaké. Refusant la contradiction et le débat. Les temps ont bien changé, car c’est le donneur de mot d’ordre, Guillaume Soro, lui-même qui dirige le gouvernement. Sortir de son gouvernement serait la traduction manifeste que les blocages du processus viennent de l’ex- rébellion. Et c’est à cette faute que Konaté Sidiki et les siens veulent pousser le Fpi. Etant donné qu’en l’état actuel des choses, il est donc exclu d’avance un retrait du gouvernement des ministres Forces Nouvelles. Le Front Populaire Ivoirien, quant à lui, ne franchira jamais le rubicond, en retirant ses ministres de l’équipe de Soro. D’ailleurs, cela est non seulement contraire à son idéal politique, mais il demeure le parti au pouvoir. Fort du mandat que le peuple lui a donné, le parti présidentiel a le devoir de réunifier le pays et ramener la paix avant toute élection. Un quelconque échec, lui serait entièrement imputable, et préjudiciable lors des joutes électorales à venir. La question du désarmement qui fâche tant les ex-rebelles est pourtant cruciale, dans tout programme sérieux de sortie de crise. Guillaume Soro, qui a plus que jamais, intérêt à se mettre au dessus des positions de ses lieutenants, se doit d’engager le désarmement. Cela est même bénéfique pour lui. C’est une vérité de Lapalisse , que l’ancien leader de la Fesci ne maitrise plus son monde .Une situation qui continue de fait perdurer en zones de non droit, de négation de l’Etat, subséquemment d’espaces en régression , les lieux sous contrôle des Forces Nouvelles. La restauration effective de l’autorité de l’Etat, est aussi une exigence impérieuse dans tout processus crédible de sortie de crise.
V .BOTY

03.12.2008. 10:45

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