Divergences entre le FPI et les FN/Que peut Laurent Gbagbo
Depuis quelques jours, les deux « partenaires » de l’Accord de Ouagadougou, ne portent plus de gants pour s’attaquer mutuellement. Face à cette forte montée d’adrénaline, le Président Laurent Gbagbo, absent du pays, au plus fort des démêlées, veut entendre les deux parties, en vue de se faire une nette idée des griefs que les différentes parties se formulent mutuellement. Cette rencontre, prévue cet après midi, au Palais présidentiel, aura le mérite de crever l’abcès. Sans pour autant changer grande chose à la réalité du problème. Laurent Gbagbo, quoique chef d’Etat, aura bien du mal, dans ce débat à éviter qu’on lui colle l’étiquette des Frontistes, avec lesquels il a été, en phase depuis le début de la crise militaro-politique en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, pour nombre d’observateurs avertis, les rencontres que le Président aura avec les deux parties lui permettront juste de mieux affuter ses arguments lors de la prochaine rencontre du Cadre Permanent de Concertation (CPC), qui se tiendra le mois prochain, à Ouagadougou. Cette réunion, annoncée, comme décisive, car ayant pour objets de trouver des solutions définitives aux problèmes qui fâchent, doit être bien négocié par chaque camp, au risque d’y laisser des plumes. A quelques mois de l’échéance électorale. Dans cette perspective, Gbagbo Laurent, quasiment esseulé face à Ouattara, Bédié et Soro, a le soutien de sa famille politique qui agite la solution du Désarmement avant Elections, comme préalable à toutes éventuelles négociations. Laurent Gbagbo, qui se rend bien compte que son pays n’est toujours pas réunifié, que l’unicité des caisses de l’Etat est loin d’être une réalité, que l’autorité de l’Etat peine à s’établir dans certaines zones, n’est pas loin d’être en phase avec ses camarades. L’enjeu principal de ces rencontres, est de demander des comptes, dans un cadre plus fraternel aux ex-rebelles. Car, certains arguments avancés par l’ex-rébellion pour ne pas désarmer et libérer les zones qu’elles occupent ne relèvent pas de la logique et du bon sens. D’autant plus, que dans les zones de ni droit qu’elles gouvernent, l’insécurité est permanente. Un des exemples révélateurs est la guérilla permanente qui prévaut dans la zone de Séguéla, où partisans de Koné Zakaria et ceux de Wattao, se tirent dessus au quotidien. En attendant de préparer le CPC du mois de janvier prochain, dans un cadre plus serein, Laurent Gbagbo ne fera qu’appeler les deux parties, à l’apaisement et les exhorter à donner le bon exemple. Afin que les détracteurs d’en face n’enterrent pas l’Accord Politique de Ouagadougou. Un accord, il faut le reconnaitre qui commence à faire douter plus d’un, quant à ses vertus à ramener la paix en Côte d’Ivoire.V.BOTY
10.12.2008. 10:24
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