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Détention de Assé Alafé/ Laurent Gbagbo sourd aux interpellations

Alafé L’Intelligent d’Abidjan ferme le 30 Novembre 2008
Depuis quelques jours, Assé Alafé, Directeur Général du quotidien « L’Intelligent d’Abidjan » croupit dans les geôles de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca). Il y purge une peine de plusieurs mois, pour faux sur son identité et celle de ses parents, notamment son père. Depuis lors, de nombreuses voix de personnes physiques et morales se sont élevées pour plaider la libération sans conditions du journaliste. Pour l’instant, les autorités compétentes n’ont pas encore réagi. Et, rien n’indique qu’ils veulent libérer notre confrère. Exaspérée sans doute par la sourde indifférence des gouvernants, l’équipe de « L’Intelligent d’Abidjan » vient de prendre la décision de cesser de paraitre, à compter du 30 Novembre 2008.Une attitude, qui traduirait le mécontentement de l’organe de presse abidjanais, face à la détention de son patron. L’objectif attendu en filigrane, est de mettre la pression sur les décideurs pour libérer Assé Alafé.Il est à craindre que ce soit l’effet boomerang qui soit atteint. Il est clair qu’en cessant de paraitre, jusqu’à nouvel ordre, comme le mentionne le quotidien abidjanais, leur force de frappe et leur capacité de pression, se trouveraient du coup annihilées. Les détracteurs du quotidien, n’hésiteront pas à parler de résignation et d’essoufflement financier, quant on sait que l’impression a un coût, et il faut le reconnaitre, le journal a toujours été géré au quotidien et dans les moindres détails par Assé Alafé. Face aux interpellations de toutes sortes, sur ce genre de sujets, Laurent Gbagbo, le week-end dernier, à Attiégouakro, n’est pas allé du dos de la cuillère pour marquer son opposition aux arrangements. « Des gens vont se faire enrôler sous de fausses identités. Mensonges que tout cela. Quand vous les traquez et que vous les appréhendez parce qu’ils ont menti sur leur identité, sur l’identité de la Côte d’Ivoire, ils crient et invoquent d’autres problèmes. Mensonges que tout cela. Aujourd’hui, notre plus grand ennemi est le mensonge. » martelait Laurent Gbagbo, récemment, à Attiégouakro. En clair, pour lui, pas besoin de revenir sur les décisions de juges concernant tous les fraudeurs sur la nationalité. Car, c’est un combat qui commence, et il faut l’engager jusqu’au bout. Plus spécifiquement, pour le cas Assé Alafé, il faut opter pour la diplomatie souterraine que de faire du tapage, ou de fermer un journal, en jetant à la rue des chefs de nombreuses familles.
V .B

17.11.2008. 10:16

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