FPI-Forces Nouvelles: Les rapports se dégradent
Ce n’est plus le parfait amour entre les Forces Nouvelles et le parti présidentiel qu’est le Front Populaire Ivoirien (FPI).Au cœur du désaccord, qui pourrait bien amener la rupture entre les deux parties signataires de l’Accord de Ouagadougou, figure en première place le désarmement des Forces Nouvelles. Vendredi dernier, au siège du Front Populaire Ivoirien (FPI) à Marcory Zone 4 C, Pascal Affi N’Guessan, a ouvertement accusé les Forces Nouvelles, d’entraver le processus de sortie de crise, menant à des élections libres et transparentes. Il s’est plaint de ce que l’ex- rébellion ne montre aucun signe pour en finir avec le désarmement. Dans sa logique de mettre la pression sur les Forces Nouvelles, le président du Front Populaire Ivoirien (Fpi), est allé exposer ses griefs, le 02 Décembre 2008, au représentant du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire. Pour l’ancien premier ministre, il faut plus que jamais donner un coup d’accélérateur au désarmement des Forces Nouvelles. Avant même de connaitre la réaction du patron de l’Onu en Côte d’Ivoire, les Forces Nouvelles, qui jurent, désormais, « de répondre du tic au tac », à tous leurs détracteurs, prononcent une conférence de presse, le 03 Décembre 2008, à leur quartier général de l’hôtel du Golf. Mais déjà , le site officiel des Forces Nouvelles, dans un éditorial qui trône sur la page d’accueil, s’insurge contre l’attitude du clan présidentiel, et parle d’ingratitude et de mauvaise foi des barons du parti au pouvoir. Eux, à en croire le site, qui feignent de ne pas savoir tous les sacrifices consentis par les Forces Nouvelles pour un retour à la normale. Sur la question spécifique du désarmement, l’éditorial indique qu’il n’ya plus d’hommes circulant en armes en Zones Forces Nouvelles. Mieux, depuis des mois, il est loisible, poursuit l’éditorialiste, de constater que les barons du parti au pouvoir vont et reviennent dans les zones Forces Nouvelles, sans la moindre égratignure. Pour montrer la mauvaise foi de Pascal Affi N’Guessan et son parti, l’éditorialiste lui indique les nids de milices non encore désarmées, et qui troublent la quiétude des populations dans le sud du pays. Il n’y a pas de doutes que, lors de la conférence de presse des Forces Nouvelles, des piques seront lancées au Fpi.Et c’est sûr que par presse interposée, les deux camps se rejetteront les responsabilités, quant à la lenteur de la mise en œuvre du processus de Ouagadougou. De quoi, mettre de l’eau au moulin de tous ceux qui, comme le professeur Francis Wodié, sont pour une alternative à l’Accord de Ouagadougou. Le pourrissement de l’atmosphère entre les deux camps, risque d’être de mauvaise augure, car pourrait être source de rapports conflictuels entre Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro.Une situation, qui serait bien dommage pour la Côte d’Ivoire, en ce qu’elle prolongera inutilement ses souffrances.Vincent BOTY
02.12.2008. 09:53
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