Gbagbo aux Baoulés à Mama : « Pour que je tombe du pouvoir, ça va être difficile »
Le chef de l’Etat : ’’On dit que j’ai acheté Gnamien Yao et je suis fier ‘’ ‘’Un Bété au pouvoir ne veut pas dire des Baoulés morts’’
dimanche 25 janvier 2009 par Gnandé Tia, Correspondant à Toumodi
A la faveur de la nouvelle année, les populations du Centre de la Côte d’ivoire ont rendu visite au président de la République, Laurent Gbagbo, dans son village à Mama, le samedi 24 Janvier dernier. En présence d’illustres cadres de cette région, entre autres, le directeur de cabinet de la Présidence, N’zi Paul David et l’ambassadeur Gnamien Yao, le chef de l’Etat a saisi cette occasion pour entretenir ses hôtes du jour sur la situation socio-politique du pays. Le président Laurent Gbagbo a traduit sa gratitude aux visiteurs, dont le soutien à son régime durant les heures chaudes de la crise ivoirienne, lui a permis de tenir et de rester encore debout. « Je voudrais m’excuser, car nous devions nous voir plus tôt, mais il y a eu la guerre, et il fallait y faire face. Nous avons fait face ensemble, parce que vous êtes restés à mes côtés. La guerre est en train de finir. Certains ont pensé que Gbagbo allait tomber, mais pour que je tombe, cela va être difficile parce que je ne vais pas me rendre. Si je quitte le pouvoir parce qu’il y a eu un coup de fusil, je trahis le peuple qui m’a mis là. Donc si tu me cherches, tu me trouveras là où le peuple m’a mis », a indiqué en substance le chef de l’Etat à la communauté baoulé pour justifier son absence à ses côtés, depuis son accession au pouvoir. A ce jour, le président a fait noter les avancées notables enregistrées dans le cadre du processus de sortie de crise en cours et dont la dernière étape reste les élections à organiser. Il a rassuré ceux qui demeurent encore sceptiques quant à ces élections qu’il croît possibles dans les plus brefs délais. Laurent Gbagbo a également fustigé l’esprit clanique dans la gestion d’un pays multi-ethnique comme la Côte d’Ivoire où le partage doit être le credo de celui qui est au pouvoir. « La Côte d’ivoire n’est pas la propriété d’une quelconque ethnie. Donc, quand quelqu’un la gouverne, il doit savoir partager de telle sorte que chacun gagne un peu. Même si on n’est pas rassasié mais au moins chacun aura reçu quelque chose ». Ce partage doit se faire, cependant, sur la base de la compétence, seul critère du mérite que prône le président de la République. « Je n’ai pas choisi des gens incompétents mais des gens capables de travailler. C’est ce que j’ai essayé de faire parce que dans un pays comme le nôtre, la qualité doit être reconnue », a déclaré le chef de l’Etat, qui en profite pour justifier le choix de son directeur de cabinet, le préfet N’zi Paul David, les ministres Gnamien Yao et Henriette Lagou à ses côtés. S’attardant sur le cas, Gnamien Yao, le président a marqué sa surprise quant aux réactions que la nomination de ce dernier suscite. « Le problème avec Gnamien Yao, c’est que je l’ai félicité publiquement, tout simplement parce qu’il a fait du bon travail dans le secteur qui lui avait été confié, et on dit que Gbagbo l’a acheté. Si c’est comme cela qu’on achète quelqu’un, alors je suis fier de l’avoir acheté à ce prix », a-t-il tranché. Presque dans le même registre, il a fustigé les allégations selon lesquelles son arrivée au pouvoir, lui le Bété, devrait être un danger pour les Baoulés vivant à l’ouest. « On vous a raconté beaucoup de choses. Je suis heureux que je sois président de la Cote d’Ivoire, en tout cas qu’un Bété soit au pouvoir parce que si cela n’a pas été fait on n’aurait pas eu la vérité en vérifiant cela. Je suis président et on ne vous a pas tués ni chassés, vous travaillez tranquillement. Donc un Bété au pouvoir ne veut pas dire, des Baoulé morts », a rassuré le chef de l’Etat. Avant de souhaiter à ses hôtes, pour la plupart des planteurs vivant dans les forêts de l’ouest, une année d’abondance et de grâce du ciel. Le chef de l’Etat ne clôturera pas cette rencontre importante avec les allogènes venus du Centre sans se pencher sur certaines doléances à lui soumises. Aussi, a-t-il promis le désenclavement des campements érigés en villages pour faciliter l’écoulement des produits agricoles. Une préoccupation posée par le porte-parole des visiteurs.
Rencontre avec le chef de l’Etat à Mama Des Baoulés à Gbagbo : « Nous ne sommes l’otage de personne »
La visite des populations baoulé au président Laurent Gbagbo a été l’occasion pour ce peuple de traduire la mutation socio-politique en son sein actuellement. Les cadres, qui ont conduit la délégation, ont mis un point d’honneur à rassurer le chef de l’Etat sur l’état d’esprit qui prévaut, sur le plan politique, aujourd’hui, dans la grande région du Centre. C’est M. Frédéric Yoboué Yao qui, le premier, soulignera ce changement.” Le peuple baoulé a changé et il a fait sa mue à tous les niveaux, de sorte que nous ne sommes l’otage d’aucune personne” a-t-il déclaré. Le directeur du Cafop de Gagnoa a traduit la reconnaissance des visiteurs au président de la République pour ses actions de développements dans le Centre. Il se réfèrera, à cet effet, au vaste programme présidentiel d’électrification qui a permis à des villes et villages du ‘’V baoulé’’ de sortir de l’obscurité sans oublier le transfert de la capitale à Yamoussoukro qui devient une réalité. Abondant dans le même sens, le ministre Gnamien Yao a, pour sa part, relevé l’acquisition de la liberté et de l’indépendance politique de la Côte d’Ivoire sous le président Gbagbo. Un changement auquel le Baoulé, ‘’taxé par le passé de ne pas changer, n’est pas en reste’’. « Après 2000, celui ou celle qui pense avoir pour propriété un tel ou tel groupe ethnique pour solliciter son suffrage électoral, fait une mauvaise lecture de la détermination des Ivoiriens à lutter contre l’ignorance et l’intrigue afin de reconnaître à celui qui travaille pour l’intérêt de la nation, ses mérites et rien que ses mérites” a dit l’ambassadeur Gnamien Yao, cadre du PDCI-RDA, qui a choisi de faire route, désormais, avec le président Laurent Gbagbo. L’ex-ministre des petites et moyennes industries, en sa qualité de porte-parole des visiteurs, a exprimé la rupture du peuple Baoulé d’avec les attitudes rétrogrades et tribales pour épouser une nouvelle ère de liberté guidant ses choix politiques. « Notre venue ici marque le début de l’éradication de l’ignorance, car là où il y a l’ignorance et l’intrigue, règnent l’arrogance et le mépris », a-t-il martelé. ‘’Le peuple du Centre, poursuivra-t-il, est désormais patriote à l’image du président Laurent Gbagbo. C’est pourquoi, a conclu l’orateur, ils sont venus le soutenir dans sa détermination à consolider les bases de la démocratie’’. La communauté baoulé, il faut le souligner, n’a pas quitté le chef de l’Etat sans profiter de cette rencontre pour poser quelques doléances. Des problèmes d’infrastructures routières ont été posés au président de la République dont l’aide a été sollicitée pour désenclaver certaines zones et faciliter l’écoulement des produits agricoles. Les visiteurs, avant de prendre congé du chef de l’Etat, ont promis lui accorder leurs voix, pour sa réélection aux prochaines élections.
G.Tia
26.01.2009. 11:28
xwujzqqsnjw le 11.02.2009. 02:36
FZSU5r qpyjtorerpfy, [url=http://jvfleqfjxydr.com/]jvfleqfjxydr[/url], [link=http://efipjliagtsq.com/]efipjliagtsq[/link], http://dbagikstjszy.com/










Ecrire un commentaire
* = mention obligatoire