Alpha Blondy * icône culturelle de la Côte d'Ivoire

La France recule devant la Côte d’Ivoire

De sources diplomatiques, le projet des Nations-Unies de placer la Côte d’Ivoire sous mandat onusien après le 30 novembre est en train de prendre de l’eau de toutes parts. Selon le programme des hauts fonctionnaires de l’ONU, c’est la France qui devrait proposer la résolution qui placerait son ex pré carré sous autorité directe des Nations-Unies jusqu’à la tenue d’élections démocratiquement correctes.

Mais la crise financière qui frappe les grandes puissances mondiales depuis le phénomène des Lehmann Brothers a totalement changé les donnes obligeant l’hexagone a réviser son discours et sa politique à court terme sur l’Afrique.

En fait, aucun économiste attentif n’ignore que si la récession actuelle a touché la France moins durement que tous ses autres partenaires occidentaux, c’est en grande partie grâce aux succursales de ses institutions financières dans ses ex-colonies. Dans ces pays les banques travaillaient encore comme à l’âge de la pierre, utilisant même des cahiers pour enregistrer les données des clients. Elles n’ont pas pu suivre la cadence de développement dans le système bancaire qui était devenu de plus en plus virtuel. C’est donc cette « barbarie bancaire» qui a sauvé les banques des pays du sud sur lesquelles la France est obligée de s’appuyer actuellement pour sa stabilité économique à court terme.

En clair, pour rester compétitif parmi les grandes puissances, Paris qui a besoin des réserves des succursales de ses grandes banques sait qu’il faudra en grande partie composer avec l’Afrique. Pour ce faire, l’heure n’est pas aux affronts de toutes sortes. Ce faisant, la campagne de diabolisation qui avait commencé contre Blaise Compaoré, le parrain du dialogue inter-ivoirien de Ouagadougou, a été immédiatement rangée au tiroir. Et, pendant leur rencontre du 19 novembre, à Paris, Nicolas Sarkozy n’a fait que recommander à l’homme fort de Ouaga de jouer de toute sa maestria politique pour que les élections puissent se tenir en 2009.

De son côté, l’ONU qui connaît la position actuelle de la France et qui est consciente qu’il ne faille pas brusquer Nicolas Sarkozy n’a pu qu’accepter cette nouvelle tendance et se voit donc obligée d’entériner une reconduite de Laurent Gbagbo et des rebelles jusqu’aux nouvelles élections.

Rien donc d’étonnant que de savoir qu’à Abidjan cet aspect des choses est vu comme une confirmation de Gbagbo comme le choix divin que rien ne peut déstabiliser, selon la vision de Moïse Koré, le Pasteur personnel du couple présidentiel, qui considère le président ivoirien comme le Moïse de son pays.

Serge Daniel Atteby pour IvoireDiaspo

21.11.2008. 07:36

Brukoff le 21.11.2008. 12:44

Vous n'avez rien à dire....

Abalé le 21.11.2008. 14:11

La Côte d'ivoire est et demeure un Etat souverain avec des citoyens dignes qui savent combien il importe de l'honorer même dans ses pires moments, parce qu'une mère demeure une mère quelles que soient ses vilenies. Aussi ce pays ne peut-il connaître le moindre embargo onusien

Atteby le 21.11.2008. 14:12

Salut M. Abalé,
Par le présent, je vous informe que la Côte d'Ivoire est déjà sous embargo onusien dans plusieurs domaines.

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