L’étau se resserre sur les Forces Nouvelles
Les Forces Nouvelles, depuis hier, ont fait connaitre leur position sur la question du Désarmement de leurs troupes. A les en croire, il n’y a pas d’obstacles majeurs à sa réalisation. Sauf, des questions pécuniaires qui tardent à être résolues, pour permettre à leurs éléments d’être décemment réinsérés. Le reste, selon eux, n’est que faire preuve de mauvaise foi. C’est dire qu’en attendant que l’argent ne soit décaissé, il faut que les Ivoiriens continuent d’accepter de voir plus de la moitié du pays occupée par des bandes armées, sans foi ni loi. Une situation que refuse, plus que jamais, Pascal Affi N’Guessan, président du Front Populaire Ivoirien. Dans sa croisade pour le Désarmement des ex-rebelles, le chef du parti présidentiel était ce matin, l’hôte de la Commission Electorale Indépendante (CEI).Il a profité des échanges avec les premiers responsables de cette institution, pour réitérer sa fermeté face à l’exigence du Désarmement avant les Elections. Il a attiré l’attention de la CEI sur une opération d’identification mal menée dans les zones sous contrôle des Forces Nouvelles. Faute de sécurisation efficace dudit processus. Enfin, l’ancien premier ministre a, une fois de plus répondu aux ex –rebelles l’accusant de vouloir attenter à la vie de Guillaume Soro. « Ce sont des stupidités et des sottises. Réglons les problèmes posés au lieu d’aller inventer des petitesses. Je n’ai pas l’âme d’un politicien qui aime la violence. » a-t-il répondu à l’endroit des Forces Nouvelles. Les échanges, qui ont duré , un peu plus d’une heure , ont permis à Affi et la délégation qu’il conduisait de mieux expliquer leurs préoccupations aux responsables de la CEI. Sur la question précise de l’identification, qui a effectivement démarré, hier, dans toute la zone Forces Nouvelles, la CEI a indiqué dépêcher très bientôt des missions dans lesdites zones pour vérifier les conditions de déroulement desdites opérations. « Si les conditions ne sont pas satisfaisantes, nous allons immédiatement arrêter le processus dans les zones Forces Nouvelles pour exiger aussi que le désarmement soit effectif, à tout le moins, que les conditions d’une identification fiable et sans contestation soient établies. Et puis, dans l’accomplissement de notre mission, nous n’avons pas intérêt à ce qu’un acteur important comme le FPI soit contre le déroulement des choses sur le terrain. » a martelé Beugré Mambé. Si la CEI mettait un coup d’arrêt à l’identification en zones Forces Nouvelles, ce serait une pression de plus sur les ex-rebelles. L’étau se resserrerait davantage sur eux. Puisqu’après le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, le FPI vient d’avoir une oreille attentive à la CEI.Vincent BOTY
04.12.2008. 14:14
Aucun commentaire pour cet article. Soyez le premier a le commenter.










Ecrire un commentaire
* = mention obligatoire