Martial Ahipeaud (président de l’UDL): “Le désarmement doit se faire à la fin du processus”
“C’est une stratégie de distraction populaire.» C’est ainsi qu’a qualifié hier, au cours d’une conférence de presse, le président de l’Union pour le développement et des Libertés, la passe d’armes ces derniers temps entre le Front populaire ivoirien et les Forces Nouvelles en ce qui concerne l’application de l’accord politique de Ouagadougou. Pour M. Martial Ahipeaud, la question du désarmement ne doit pas se poser maintenant. Ce qui importe aujourd’hui, c’est l’identification des populations. Parler donc, selon lui, du désarmement au moment où tous les Ivoiriens vont se faire enrôler, c’est faire preuve d’irresponsabilité. Aussi a-t-il jugé malheureuse la sortie de Pascal Affi N’Guessan, président du FPI. « Dans notre entendement, le désarmement doit se faire à la fin du processus. Il faut oeuvrer d’abord à ce que tout le monde ait sa carte d’identité et d’électeur », a-t-il tranché. Le président de l’UDL justifie sa prise de position par le fait que le problème du désarmement est lié à la mise en place de la nouvelle armée. Et surtout par le fait que, selon lui, il n’est pas exclu qu’un autre candidat autre que les trois grands de la politique ivoirienne puisse remporter les prochaines élections. Ce qui pourrait poser un problème de sécurisation, selon lui, du fruit de la démocratie. « Si nous gagnions les élections, sur qui allons nous compter pour sécuriser notre victoire ? », s’est-il interrogé. Avant d’encourager les Ivoiriens et toute la classe politique à soutenir le Premier ministre Guillaume Soro qui pour lui, fait un travail positif, au lieu de l’attaquer. « L’UDL soutient le Premier ministre et l’encourage en dépit de la résistance de certains de ses camarades. Car la vérité est dans Ouaga », a-t-il indiqué. Aux dires de M. Ahipeaud, les dysfonctionnements rencontrés au cours de la mise en œuvre de l’accord de Ouagadougou ne sont pas le fait du Premier ministre. Mais de l’inefficacité de l’équipe gouvernementale et de la réticence de certains camarades du patron de l’ex-rébellion. Par ailleurs, le président de l’UDL s’est ouvertement attaqué au président de la Commission électorale indépendante qu’il trouve amorphe et timoré. « Mambé est un problème pour nous. Nous nous demandons s’il est coupable d’incapacité ou s’il n’est pas conscient de sa mission. Nous lui demandons de démissionner », a-t-il fustigé. Comme griefs reprochés au président de la CEI, le président de l’UDL évoque le silence observé par le président Beugré Mambé dans l’affaire du vol des valises de la SAGEM et les violations récurrentes du code de bonne conduite dont le président de la CEI est le garant.S: Le Patriote
11.12.2008. 11:09
Aucun commentaire pour cet article. Soyez le premier a le commenter.










Ecrire un commentaire
* = mention obligatoire