Fologo créé son parti politique
Le Rpp, anciennement une Ong, est devenu, depuis hier, un parti politique qui se veut centriste. A cet instant, le tango est terminé. Le Rassemblement pour la paix (RPP), mouvement de paix, une sorte d’association d’amis, créé le 30 avril 2003, au plus fort donc de la tourmente pour se battre pour la légalité, lutter contre le désordre, est devenu un parti politique. Il s’appelle désormais le Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage (RPPP)” Tel est le message que le président fondateur, Laurent Dona- Fologo, a livré, hier, au Casino de l’hôtel Ivoire, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée. A la presse nationale et internationale fortement représentée à cette occasion, le conférencier qui a réaffirmé être le disciple de feu le président Félix Houphouët-Boigny, a indiqué que le premier congrès de son parti, RPPP (mais lire RPP), aura lieu en juillet prochain, à l’hôtel Ivoire. Mais, d’ores et déjà, Fologo a révélé, répondant à une des nombreuses questions des journalistes, la préoccupation du RPPP: «Notre objectif immédiat, ce n’est pas le fauteuil présidentiel. Nous estimons que le peuple ivoirien a déjà un candidat à qui il faut donner un vrai mandat». Et d’ajouter: «par le comportement, Gbagbo est plus proche d’Houphouët que nombre de ceux qui se réclament houphouétistes». Pour le premier responsable du RPPP, «on ne remplace pas Houphouët Boigny, mais plutôt on lui succède». Fologo a insisté sur un fait: «Quitter une maison, le PDCI, ce n’est pas quitter les idéaux du père fondateur. Je pars avec la paix, l’amour». Il a ajouté qu’il n’a pas jugé utile de déposer une lettre de démission auprès de la direction du parti parce qu’aucun des millions d’Ivoiriens qui sont partis avant lui ne l’a fait. Répondant à ceux qui ont poussé un ouf de soulagement, à l’annonce de la création de son parti, Laurent Dona-Fologo a soutenu que tout le monde est content. «Les gens sont contents de me voir partir et moi je le suis en créant le RPPP». Prenant à témoin tous ceux qui étaient dans la salle, l’ancien secrétaire général du PDCI- RDA a fait remarquer que le RPPP veut se situer au centre par rapport au schéma politique que nous connaissons en Côte d’Ivoire, être guidé par une démocratie sociale, construire une société équilibrée, ordonnée…Le RPPP, dira-t-il, n’est et ne sera pas un parti tribaliste, régionaliste, ethnique. Il sera, a-t-il poursuivi, national, laïc, ouvert, qui acceptera en son sein, les discussions constructives. «Le RPPP se battra pour la légalité, le civisme… et l’ordre. L’épine dorsale du RPPP ne sera ni polémique, ni irrévérencieuse ni basée sur la haine. Elle sera plutôt la satisfaction du social, du partage, des préoccupations quotidiennes du plus grand nombre d’Ivoiriens, quel que soit leur rang social dans la société, l’appel au secours de l’autre». Et de poursuivre: «Nous voulons faire de la volonté du partage, notre identité». Au niveau africain, a dit le premier responsable du nouveau parti, le RPPP sera porteur d’une politique d’intégration et ne fera pas une coopération de complexés à l’échelle internationale. Où, précisera-t-il, «tout ce qui doit changer, changera, sans adversité, mais dans l’amitié et la responsabilité». Le président Laurent Dona-Fologo a longuement insisté sur la lutte menée par Gbagbo, alors secrétaire général du FPI, pour la démocratie en Côte d’Ivoire. Il a ensuite dit: «Gbagbo est un homme honnête parce que n’épousant pas la politique du PDCI, il avait refusé d’entrer dans son gouvernement. Convaincu qu’on n’entre pas dans un gouvernement pour empêcher le Président de travailler». Le premier responsable du RPPP a souhaité que 2008 soit l’année du retour à une vie normale en Côte d’Ivoire, par l’organisation d’élections justes et rigoureuses. Il a annoncé la tournée qu’entreprendra très bientôt une quarantaine de délégations du RPPP pour implanter les structures du parti dans toutes les régions du pays, d’où viendront plus de 3.000 délégués pour prendre part au 1er congrès.
Emmanuel Kouassi
Le plus dur commence
Le RPP s’est mué, depuis hier, en parti politique. Et c’est à ce niveau que le plus dur commence. Car la vie d’une ONG est, tout naturellement, différente de celle d’une formation politique. Dont le principal objectif est la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat. Toutes choses qui reposent sur des exigences. En effet, un parti politique, c’est d’abord et avant tout des moyens substantiels pour en assurer un fonctionnement régulier, sans discontinuer. Ce sont, en outre, des militants convaincus qui sont prêts au sacerdoce pour faire avancer et respecter leur parti au prix, parfois, de leur vie. C’est cela qui fait d’ailleurs la marque des grands partis et autres mouvements de lutte : le don de soi. Le RPP, qui a été porté sur les fonts baptismaux le 30 avril 2003 et qui s’est mué, hier, en parti politique, est une formation jeune. Même si son président-fondateur, Laurent Dona-Fologo, est une grande figure de la politique ivoirienne. C’est dire que le RPP aura besoin du soutien franc et déterminant de tous ses militants et sympathisants pour asseoir ses bases. Et se frayer un chemin sur l’échiquier politique déjà très occupé par plus de 100 partis politiques. Si le RPPP ne veut pas être juste un parti en plus, il devra montrer très rapidement des signes de son pragmatisme aussi bien dans son organisation que dans son fonctionnement et le comportement de ses principaux animateurs. Car si les Ivoiriens ont besoin du jeu politique dans un cadre démocratique sincère, ils ont davantage besoin d’hommes et de femmes capables d’apporter des réponses concrètes aux nombreuses difficultés qui les assaillent. Le président du RPPP en a d’ailleurs longuement parlé hier. Et le tout, c’est de faire en sorte qu’il y ait les moyens de faire face aux différentes préoccupations des populations. Enfin, le Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage (RPPP) est aussi attendu sur le terrain de la démocratie vraie en se comportant en parti responsable et mature qui ne sera ni un béni-oui-oui ni un parti à polémique. En toute chose, il faut savoir faire la part du bon et du mauvais sans vain manichéisme, qui fait des uns des infiniment bons et des autres, des éternellement mauvais. C’est à ce prix qu’il est possible de ratisser large et d’affirmer sa posture de parti centriste que le RPPP entend être.
S: Fratmat
30.05.2008. 03:52
Jules Babo le 25.07.2008. 09:19
Il n'est effectivement pas superflu de dire que " Fologo crée son parti ".
En effet, jusque là, il est resté égal à lui-même:
fidèle à l'esprit originel du PDCI, fidèle à H.Boigny,...et surtout, l'un parmis ces dits politiciens à être soucieux du bien et, du mieux être des Ivoiriens.
Fologo ne crée en cela donc plus son parti:
il réalise,sinon, il matérialise nos aspirations.Il met en forme ce fait même ivoirien, qui est de vivre en paix.
Oui, " la paix n'est pas un mot, c'est un comportement ".
Cela ne renvoit pas à s'abstenir et à supportter, encore moins à faire la guerre, ou à prendre en otage les ivoiriens en créant " cette drôle de rebellion ".
Le RPPP, est la réponse au " PDCI " au RDR,et aux opportunistes du FPI. C'est le ras le bol du peuple soucieux de la Côte d'Ivoire. Une Côte d'Ivoire ouverte à la contradiction, une Côte d'Ivoire favorable à la divercité:
une Côte qui refuse l'immobilisme et donc qui bouge dans un monde qui bouge - non à l'égoïsme -oui à l'épanouissement et la réalisation des Ivoiriens dans leur ensemble.
" Fologo ne crée donc pas son parti ". Cette formule le gênerait d'ailleurs. En tant que bon " disciple " du père de la nation il nous rappelle simplement à l'ordre. Un rappel qu'il a le mérite de matérialiser en, le RPPP, qui sans nul doute sera le parti régulateur de ce pays: une Côte d'Ivoire toujours prospère et généreuse.
Vive le RPPP
Que Dieu bénisse la Cote d'Ivoire.










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