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Quatrième réunion du CPC/La question des grades et quotas dans l’Armée évitée

Les Ivoiriens piaffaient d’impatience de connaitre les résolutions de la quatrième réunion du Cadre Permanent de Concertation (CPC). Rencontre qui s’est déroulée le 10 Novembre 2008, autour du Facilitateur Blaise Compaoré, à Ouagadougou. Les conclusions de ladite rencontre ont été divulguées, par le biais d’un communiqué, le soir même de sa tenue. L’on y note comme points focaux l’exhortation faite à la classe politique ivoirienne ,à favoriser le bon déroulement de l’enrôlement, mais aussi une invitation à la commission électorale indépendante (Cei) à proposer une nouvelle date de l’élection présidentielle , au plus tard le 31 Décembre 2008.Enfin, des invites pressantes ont été faites d’une part, à l’endroit de l’Etat ivoirien pour décaisser sa côte part dans le processus électoral, et d’autre part à la communauté internationale pour alléger, sinon supprimer la dette extérieure de la Côte d’Ivoire. Si ces recommandations participent au règlement de la crise ivoirienne, il faut reconnaitre qu’elles refroidissent les grands espoirs placés par les Ivoiriens en cette rencontre de Ouagadougou. Présentée par l’ensemble de la presse ivoirienne comme capitale, car ayant à l’ordre du jour tous les sujets inhérents à la sortie de crise, y compris le problème des grades Fafn et leurs quotas dans l’armée ivoirienne. Malheureusement, nulle part dans les décisions sanctionnant les discussions, il n’a été fait mention de cette question. Qui, au regard des multiples atermoiements de la classe politique ivoirienne, fait penser que ce sujet relève dorénavant du tabou. Or, c’est une lapalissade de dire que ce problème, s’il n’est pas solutionné, risque de nous ramener à la case départ. Au risque d’anéantir tous les sacrifices consentis jusque là. Et pourtant, le Cadre Permanent de Concertation (Cpc) a le mérite de réunir non seulement les poids lourds de la scène politique, mais aussi des intelligences pour régler et évacuer définitivement ce sujet. Les Ivoiriens ne cachent plus leur scepticisme face au non règlement de ce problème qui, au fil du temps, prend des allures d’une bombe à retardement. Il importe que les deux principaux belligérants se regardent droit dans les yeux et crèvent l’abcès, par un règlement définitif. Fut- il douloureux ou impopulaire de cette question. Le règlement de la question militaire permettra également de mettre davantage en confiance les deux armées et de matérialiser, si besoin en était, la réunification irréversible du pays. La question militaire ne doit plus être occultée lors des différentes rencontres du CPC , car le service civique qui est un élément clé de la réinsertion des ex-combattants a aussi besoin d’être clarifié aux Ivoiriens. En attendant, le prochain round du CPC, les Ivoiriens , qui ne sont pas dupes , ont bien compris qu’ils ne sont pas encore sortis de l’auberge. Bien au contraire, ils savent qu’ils sont dans l’une des phases les plus délicates du processus de sortie de crise. Et que seuls les semaines à venir leur permettront de savoir si l’espoir est définitivement permis pour la tenue rapide d’une élection présidentielle.
Vincent BOTY

11.11.2008. 07:44

toure le 03.11.2009. 14:33

nous some fatigue on vêt la paix la vrer paix

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