Reports successifs de la Présidentielle/ Voici le gain politique pour Laurent Gbagbo
Depuis Octobre 2005, où devrait se tenir logiquement le premier tour de l’élection présidentielle, la Côte d’Ivoire va de report en report dudit scrutin. Les différentes résolutions onusiennes et les efforts des différents chefs de gouvernements (Seydou Diarra, Konan Banny et Guillaume Soro) n’ont pour le moment, pas encore permis, de tenir cette importante échéance. Un fait qui permet à Laurent Gbagbo, de doubler presque son mandat. Etant donné qu’il est clair que l’élection présidentielle ne pourrait bien se tenir qu’en 2009, dans le meilleur des cas. Pendant tout ce temps , outre la résistance pour sauver son régime , Laurent Gbagbo, en fin politicien, a profité pour tisser sa toile, en vue de sa reélection.Quoiqu’issu d’un des plus grands partis de la scène politique ivoirienne, le président ivoirien, n’a pas perdu de vue, qu’il lui fallait, absolument pour avoir la majorité , faire la cour à l’électorat des autres partis , notamment du Pdci Rda et du RDR.A ce jeu, Laurent Gbagbo qui détient les clés de l’exécutif donc des finances a réussi à appâter plusieurs militants qui lui étaient farouchement hostiles , il y a seulement quelques années. C’est ainsi qu’ayant surfé sur l’houphouetisme, le candidat du Front Populaire Ivoirien (Fpi) à la prochaine présidentielle, peut s’enorgueillir d’avoir grignoté dans le V Baoulé, des militants traditionnellement acquis à la cause du Pdci Rda. Ils sont aujourd’hui nombreux, les cadres Baoulé, en disgrâce avec le vieux parti (Pdci) parce qu’ils ont choisi ouvertement de soutenir Laurent Gbagbo pour la prochaine élection présidentielle. Le gouverneur du District de Yamoussoukro, N’Zi Paul David, Gnamien Yao, pour ne citer que ceux là sont des membres actifs d’une union des ressortissants houphouetistes du V Baoulé pour la réélection de Laurent Gbagbo. Ces cadres et militants, du reste de plus en plus nombreux, quoique considérés comme des « traitres affamés » par Henry Konan Bédié , président de leur parti , le Pdci Rda , ne sont pas prêts de se laisser compter dans leur indéfectible soutien à Laurent Gbagbo. Profitant de ces moments successifs de report, Laurent Gbagbo a ouvert d’autres fronts politiques pour en récolter les dividendes politiques en temps opportun. Il n’y a plus de doutes, Laurent Gbagbo n’est pas innocent dans la saignée que subit l’UDPCI , le parti du Général Guéi Robert.De nombreux élus et cadres de l’Udpci comme Noutoua Youdé , Tia Monnet, Bleu Lainé sont aujourd’hui des porte- voix de la cause de Laurent Gbagbo dans l’ouest montagneux. Un des récents soutiens à Laurent Gbagbo, qui a fait couler des salives et de l’encre est celui de la famille de Feu Balla Kéita. Laurent Gbagbo, tout en solidifiant des soutiens tels ceux de la galaxie patriotique, a misé sur la création de partis satellitaires qui dans la loi du nombre pourraient bien lui profiter. Ainsi le Rdr, n’a-t-il pas été épargné avec la création de l’Anci par quelques de ses membres, l’Udpci non plus n’a pas échappé, eu égard à la création de plusieurs partis issus de ses entrailles (Urd, Ird….). « En 2005, selon nos sondages, Laurent Gbagbo perdrait les élections. Mais aujourd’hui, nos sondages sont formels, la présidentielle prochaine peut être remportée par Laurent Gbagbo, mais au second tour. Nous le créditons de plus de 47% de voix. Il a le pouvoir financier et veut corriger ses erreurs. Par exemple, l’incarcération des barons de la filière café cacao.En ce moment, Laurent Gbagbo ne fait que consolider ses positions, au besoin en gagner .Mais il est bien parti pour se succéder à lui-même »nous confiait récemment le Directeur Général de Flamboyant Communication, qui publie annuellement des sondages pour l’élection présidentielle. L’opposition significative, réunie au sein du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) assistera t-elle passivement Gbagbo lui grignoter sur son électorat. Assurément non, et il faut croire qu’elle mettra les prochains mois à profit pour remobiliser ses militants. Un fait qui aura le mérite de voir une élection présidentielle très disputée, comme elle ne l’a jamais été en Côte d’Ivoire. V .BOTY
14.11.2008. 06:39
J'aime pas trop la façon dont vous décrivez le président, nul part vous ne mentionnez les vrais raisons du retardement des élections, les difficultés à redresser un pays qui sort d'une crise. Mais vous le présentez comme un simple avide de pouvoir. Ça ne me surprend pas, la vie n'a jamais été facile pour quelqu'un qui mène un combat noble.
Toutes ces souffrances, tous les sacrifices qui ont caractérisé sa vie, je pense qu'il vaut quand même mieux que ça. Si c'était seulement pour le poste de président, vraiment ça n'en valait pas la peine. La seule chose qui le maintenait, était qu'il avait une vision pour son pays, et il fallait qu'il se donne les moyens de la réaliser.
Vous dites il a fait 10 ans au pouvoir, ce qui a été en pratique différent de 10 ans de gouvernance.
Le laisser gouverner en paix est la seule façon de savoir qui il est et ce qu'il veut vraiment. On l'a connu dans la guerre, cherchons à le connaître en temps de paix.
le peuple ivoirien a tant souffert de toutes ces injustices,tous ces meutres et cette crise grandissante durant ces neuf ans de pouvoir .Le report de ces elections pour moi n'est pas la bienvenue car la population se meurt et que les dirigeants prennent leurs responsabilites.










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