Côte d’Ivoire- Banque mondiale: Le décaissement toujours conditionné...
Les discussions entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale se poursuivent pour la normalisation des relations. Mais déjà , l’optimisme est perceptible dans les différents camps. Et ce, suite, à la mission que vient d’effectuer, du 05 au 09 novembre, une délégation de la Banque mondiale pour préparer un programme d’appui à la relance. Lors du point de presse qui a eu lieu hier au 20 ème étage de l’immeuble Sciam, M. Emmanuel Ahoutou Koffi, Directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances a indiqué que durant son séjour, la mission a exploré avec les responsables du gouvernement, divers domaines d’actions nécessaires pour la relance économique post-crise. A savoir, la gestion des finances publiques, la filière café-cacao, le secteur énergie et le secteur financier. Ainsi au terme des discussions, les deux parties ont pu s’accorder sur les mesures nécessaires à mettre en œuvre. Selon M. Ahoutou Koffi, les conclusions positives de cette mission donnent l’opportunité de consolider la reprise de la coopération avec les institutions financières internationales. Ce, après la conclusion du Programme d’Assistance d’urgence Post-conflit (AUPC) le 03 août 2007 ; précédemment, l’approbation du pré-apurement des arriérés de la Banque mondiale, le 17 juillet 2007 ; et la préparation en cours d’un programme d’appui à la sortie de crise, soutenu par la Banque africaine de développement (BAD). Evoquant à son tour les niveaux d’avancement dans la mise en œuvre des diligences inhérentes au programme, M. Bojetic Zeljko, chef de mission et économiste principal pour la Côte d’Ivoire, a souligné que c’est une mission multisectorielle qu’ils viennent d’effectuer. L’objectif était de faire avancer les discussions techniques et préparer les apurements des arriérés. En vue d’un soutien budgétaire et mettre en œuvre un programme de reprise économique post-crise. Avec en prime la normalisation des relations entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale. Ainsi que les autres créanciers. M. Bojetic Zeljko a salué les efforts faits par la Côte d’Ivoire car cela permet de redonner confiance aux investissements privés. « Il y a beaucoup de progrès techniques qui ont été faits. Je suis optimiste pour la Côte d’Ivoire », a-t-il révélé. Tout en saluant les mesures prises, il a relevé que dans les secteurs susmentionnés, beaucoup de mesures ont été prises par le gouvernement ivoirien. « Nous pouvons évoquer l’audit dans le secteur de l’énergie, la réduction de la parafiscalité dans le café-cacao. Toute chose qui devrait occasionner la transparence et la bonne gouvernance dans ces secteurs. Nous saluons également l’ouverture du ministère de l’Economie et des Finances par rapport aux années précédentes et sommes convaincus que l’objectif commun sera atteint », a dit le chef de mission. Qui estime que les audits (opérationnel, financier et institutionnels) aideront à l’amélioration de la transparence et de la bonne gouvernance. Mieux, il a fait savoir que la Côte d’Ivoire a commencé la mise en œuvre des actions vers l’adhésion à l’ITIE (Initiative de Transparence des Industries Extractives). Et que d’ici 2008, cela se concrétisera. A l’en croire, 2008 sera l’année de la reprise de la Côte d’Ivoire avec les institutions de Bretton Woods et ses autres créanciers. Et si la Côte d’Ivoire arrive à poursuivre sur cette lancée elle pourrait bénéficier de 275 millions de dollars, soit environ 140 milliards de Fcfa. « Cette somme aidera la Côte d’Ivoire à apurer ses arriérés, soutenir son budget pour les dépenses prioritaires. Au total, ce montant contribuera à la réduction de la pauvreté », a rassuré M. Bojetic Zeljko.Jean-Eric ADINGRA (Le patriote)
10.11.2007. 13:46
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