Le FMI annonce une aide budgétaire de 62 millions de dollars en 2008
Le Fonds monétaire international (FMI) va mettre à la disposition de la Côte d'Ivoire en 2008 la somme de 62,2 millions de dollars, représentant la deuxième tranche du financement de son programme de sortie de crise, a annoncé lundi à Abidjan un fonctionnaire du FMI. "La deuxième tranche pourrait intervenir début 2008 sous réserve de l'approbation du dossier par le conseil d'administration du FMI", a déclaré M. Arend Kouwenaar, chef d'une mission du FMI qui a passé deux semaines en Côte d'Ivoire. Le 10 août dernier, le FMI a accordé pour le même montant (30 milliards de FCFA, environ 45 millions d'euros) une aide marquant la reprise de ses prêts à l'Etat ivoirien, interrompus en 2004. Cette aide rentrait dans le cadre d'un Programme d'assistance d'urgence post-conflit (AUPC) destiné à soutenir Abidjan dans le renforcement de ses institutions en vue de reconstruire le pays après plus de quatre ans de crise. Cette reprise des aides était conditionnée à un engagement de transparence et de rigueur budgétaire de la part des autorités ivoiriennes. "Beaucoup d'efforts" ont été faits pour "la transparence des ressources du cacao et du secteur pétrolier", a estimé M. Kouwenaar, précisant que "le budget 2008 est basé sur une projection de la production de pétrole estimée à 50.000 barils par jour" (b/j). Dans son dernier rapport, la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a relevé une forte augmentation de la production, atteignant 80.000 b/j à la fin mars 2006. Une coalition d'associations ivoiriennes luttant contre la corruption a récemment dénoncé l'opacité dans la gestion de l'or noir en Côte d'Ivoire. La filière cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial, est secouée depuis plusieurs mois par des scandales sur de présumés détournements massifs de fonds, amenant le président Gbagbo à réclamer une enquête judiciaire. Le ministre ivoirien de l'Economie Charles Diby Koffi a souligné mardi "l'engagement du gouvernement de rendre publique l'exécution du budget" afin de "crédibiliser l'action administrative et redonner confiance au peuple". La Côte d'Ivoire devrait bénéficier au total, dans le cadre du programme AUPC, d'au moins 400 millions de dollars de prêts et de dons, financés par le FMI, la BM et l'Union européenne, avait annoncé en mai le FMI. Le FMI et la BM avaient suspendu leurs décaissements et tout nouveau prêt à la Côte d'Ivoire en novembre 2004 en raison du non paiement des arriérés de dette, estimés à 422 millions de dollars à la fin mars 2007.S: lesechos.fr
27.11.2007. 06:07
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