Alpha Blondy * icône culturelle de la Côte d'Ivoire

Rappel de 5 ans de salaires et intégration dans l’armée :Les chefs de guerre triomphent à Ouaga

La passe de deux pour l’accord de Ouagadougou. Cette fois, les chefs de guerre sont à l’honneur. Le communiqué rendu public, hier, depuis Korhogo, montre l’étendue des tâches et le triomphe des anciens soldats de l’armée nationale. Regroupement des ex-combattants, rappel de soldes et réintégration des Fanci membres des Forces nouvelles, début du service civique et l’identification. Tout cela avant juin 2008.

Toutes les tâches doivent être exécutées avant juin 2008. C’est la date butoire pour organiser les élections présidentielles.

L’accord complémentaire dont le communiqué a été rendu public hier, depuis la ville de Korhogo, a identifié les dernières marches de la transition. Le processus de désarmement, comme nous l’avions annoncé dans notre parution du mercredi 28 novembre dernier, débutera dans le mois de décembre.

Plus précisément le 22 décembre. L’opération de regroupement des ex-combattants combinée avec celle du démantèlement des milices se feront sous la conduite du centre de commandement intégré.

A cette même date, c’est-à-dire le 22 décembre, les parties selon l’accord complémentaire, ont convenu pour rendre opérationnel le regroupement des ex-soldats, de démarrer le service civique. « Les deux parties décident que le regroupement des ex-combattants, le stockage des armes et le démantèlement des milices débuteront au plus tard le 22 décembre 2007, sous la conduite du centre de commandement intégré (CCI) et la supervision des Forces impartiales.

Pour opérationnaliser le regroupement, les deux parties décident de démarrer le recrutement pour le service civique au plus tard le 22 décembre 2007, conformément au paragraphe 3 de l’accord politique de Ouagadougou, sur la base des sites déjà aménagés à cet effet », lit-on dans le communiqué.

Les mesures pour faciliter le désarmement ont été prises. La plupart des chefs de guerre, anciens éléments des Fanci, sont d’office réintégrés dans la nouvelle armée en préparation. Avec une belle prime.

L’Etat de Côte d’Ivoire versera à tous ces éléments issus des Fanci et membres des Forces nouvelles, les soldes suspendues depuis leur départ en exil.

Une petite fortune.

En plus des biens déjà amassés durant la crise. « En application de l’Ordonnance n°2007-457 du 12 avril 2007 portant loi d’amnistie, les deux parties conviennent que le gouvernement rétablira les soldes avec rappel des éléments des FAFN ayant appartenu aux Forces armées nationales de Côte d’Ivoire, à la Gendarmerie et aux corps paramilitaires, pour compter de la date de signature de ladite ordonnance », indique l’accord. Les ex-combattants à regrouper n’ont pas été oubliés.

Ils recevront « une allocation forfaitaire mensuelle dont les montants seront précisés par décret ».

Une autre date.

Le 30 décembre 2007.

Elle marque le retour des forces paramilitaires, particulièrement les services des douanes, dans les zones sous contrôle des Forces nouvelles. « Afin d’accélérer la restauration de l’autorité de l’Etat et le redéploiement de l’Administration sur l’ensemble du territoire national, les parties décident de démarrer, au plus tard le 30 décembre 2007, le redéploiement de l’Administration fiscale et douanière, sur la base du principe de l’unicité de caisses, dont les modalités seront définies par le gouvernement », note l’accord.

Le redéploiement de l’Administration publique débuté à la faveur du dialogue direct devra s’achever « au plus tard le 30 décembre ». La reconstitution des registres d’état civil, selon l’accord complémentaire, connaîtra un début de démarrage « avant la fin du mois de décembre ». Toutes ces opérations seront sécurisées par le centre de commandement intégré. Sur les frêles épaules donc du Colonel Nicolas Kouakou et ses hommes reposent toute la sécurité du processus en attendant la mise en place de la nouvelle armée.

Pour l’aider à réussir sa mission, les parties ont convenu de fournir en hommes le CCI. Les Forces nouvelles verseront au centre de commandement intégré les 600 gendarmes issus des accords de Ouagadougou. Le représentant du Facilitateur en Côte d’Ivoire, Boureïma Badini, et le ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, se sont rendus à Korhogo pour porter les derniers réglages à Laurent Gbagbo et Guillaume Soro.

Hervé Akaché (24 heures)

03.12.2007. 07:15

Aucun commentaire pour cet article. Soyez le premier a le commenter.

Ecrire un commentaire

* = mention obligatoire

:

:

:


9 + 1 =

Thématiques


Ble Goude
dechets toxiques abidjan Côte d'Ivoire
Laurent Gbagbo
Simone Gbagbo
Soro Guillaume

Commentaires

Syndication


pub spécialLa Presse ivoirienneLa filire caf cacao

Derniers Articles