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Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, arrêté à Bruxel

L'opposant congolais en exil Jean-Pierre Bemba a été arrêté samedi 24 mai à Bruxelles par les autorités belges agissant dans le cadre d'un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI).

L'ancien chef de guerre de République démocratique du Congo (RDC), battu par Joseph Kabila à l'élection présidentielle de 2006, est accusé par la CPI d'implication dans des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine (RCA) en 2002-2003.

ACCUSÉ DE CRIMES DE GUERRE ET DE CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ

"Jean-Pierre Bemba Gombo, président et commandant en chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), serait pénalement responsable de quatre chefs de crimes de guerre et de deux chefs de crimes contre l'humanité commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003", précise la CPI sur son site Internet. Le mandat d'arrêt le visant n'avait pas été rendu public avant son arrestation.

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, s'est félicité de cette arrestation, "fruit d'une opération complexe et bien planifiée" et a remercié les autorités belges. "M. Bemba avait déjà commis de tels crimes en RCA ; il avait déjà commis de tels crimes en RDC; il fallait l'arrêter", a-t-il lancé. Selon la CPI, il serait impliqué dans une campagne systématique de meurtres et de viols en série commis sur des civils en Centrafrique par ses hommes du MLC. "Nous avons la preuve que M. Bemba a commis des crimes", a affirmé le procureur de la CPI.

L'ancien chef rebelle, craignant pour sa sécurité, avait quitté le Congo démocratique l'an dernier pour se réfugier au Portugal. Il nie les faits qui lui sont reprochés.

"PAS D'EXCUSES POUR DES CENTAINES DE VIOLS..."

Bemba est le premier suspect faisant l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI dans le cadre de l'enquête sur les événements survenus en République centrafricaine ouverte en mai 2007 par le procureur Luis Moreno-Ocampo.

La CPI poursuit ses investigations sur ce qu'elle qualifie d'"attaque systématique ou généralisée contre la population civile" au cours de laquelle ont été commis "des viols, des actes de torture, des atteintes à la dignité de la personne et des pillages".

"L'arrestation de M. Bemba est un avertissement sérieux à tous ceux qui commettent, encouragent ou tolèrent les crimes sexuels", a souligné M. Moreno-Ocampo. Et de poursuivre : "Il n'y a pas d'excuses pour des centaines de viols, il n'y a pas d'excuses pour le viol d'une petite fille sous les yeux de ses parents, il n'y a pas d'excuses pour un chef qui ordonne, autorise ou tolère que ses troupes commettent des viols et des pillages."

S: Le Monde

25.05.2008. 15:05

francis le 26.05.2008. 11:00

Après l’arrestation de Jean pierre Bemba en belgique pour crime contre l’humanité, le premier ministre ivoirien Soro Guillaume serait le prochain sur la liste du CPI

“L’arrestation de M. Bemba est un avertissement sérieux à tous ceux qui commettent, encouragent ou tolèrent les crimes sexuels”, a souligné M. Moreno-Ocampo. Et de poursuivre : “Il n’y a pas d’excuses pour des centaines de viols, il n’y a pas d’excuses pour le viol d’une petite fille sous les yeux de ses parents, il n’y a pas d’excuses pour un chef qui ordonne, autorise ou tolère que ses troupes commettent des viols et des pillages.”

Le prochain sur la liste du CPI serait le chef de la rebellion ivoirienne contre lequel des chefs d’accusation similaires à ceux reprochés à Bemba seraient déjà constitués.Au dire des diplomates ONUSIEN, ce dernier ne serait toujours pas inquiété actuellement, pour éviter une rémise en cause du processus de paix en cours en Côte d’ivoire. “La communauté internationale est patiente et ne tolère pas les crimes imprescriptibles”.

Il est en effet de notoriété que Soro est impliqué dans les actes de pillage, des massacres et des crimes économiques. Il a personnellement ordonné le massacre de 80 gendarmes et l’élimination physique de prisonniers et personnes vivant dans la zone contrôlée par la rebellion. Il aurait personnellement ordonné les exécutions de Doh felix et celui du chef des yoroubas de Bouaké, selon des sources concordantes.

instaurant son autorité par la terreur, il a ordonné à ses combattants le viol et les massacres de populations civiles innocentes dans l’ouest et le nord de la Côte d’ivoire.

Il a ordonné au chef militaire sanguinaire Fofié kouakou qu’il protège, l’enfermement de personnes dans des containers exposés au soleil. L’armée française et les forces de l’ONU ont pu constaté la mort par éttouffement de ces personnes.

En plus des organisations de droits de l’homme telles que amnesty international et HRW qui ont constitué des dossiers en attendant la fin du conflit ivoirien, des centaines de plaintes continuent d’être déposés par les victimes et leurs proches contre M Soro à qui il est reproché des crimes contre l’humanité, viols et , massacres de populations civiles.

Source: le monde avec Reuters et AFP

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