Blé Goudé boycotte le congrès de la fesci
Le sixième congrès de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) a ouvert ses portes sur fond de grogne, hier, au forum de l’université de Cocody. Circulation fortement perturbée, commerces fermés, résidences universitaires grouillante de monde… Le sixième congrès de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), a ouvert ses portes, hier au forum de l’université de Cocody, sur fond de grogne. Dans une ambiance par moment surchauffée, plusieurs petits groupes ont manifesté en certains endroits pour protester contre la candidature unique d’Augustin Mian, une première dans l’histoire de la Fesci, mais aussi contre la tenue même du congrès. Signe qu’il y a anguille sous roche et qu’à tout moment la bombe peut exploser. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la cérémonie prévue pour 9 heures a finalement démarrée sur le coup de 12h avec l’arrivée de Gilbert Bleu Lainé, ministre de l’éducation nationale, d’Ibrahim Cissé Bacongo, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de Moussa Dosso, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Par la voix du ministre de l’éducation nationale, ces derniers ont invité les congressistes à s’engager résolument dans la réconciliation de la FESCI avec l’école ivoirienne. Pour sa part, le président du comité d’organisation, Bérenger AKA a tenté de minimiser les clameurs de protestation qui sont apparues avant même l’ouverture du congrès. “Il y a quelques petites rumeurs qui se sont élevées ce matin (ndlr : hier), mais tout est maintenant entré dans l’ordre et le programme se poursuit dans un esprit apaisé”, a-t-il assuré. Les anciens secrétaires généraux de la fédération ont pour beaucoup répondu présent à l’appel de Serge Koffi. Il s’agit de Martial Ahipeaud, premier secrétaire général de la fédération, Eugène Djué, Damana Pickass, Kacou Brou, et Guirao Blé. Les deux absences notables ont été celles de Charles Blé Goudé, invité officiel et de Jean Yves Dibopieu . Toute chose qui a remis au goût du jour la querelle de chapelle, qui bat son plein en sourdine. De l’affrontement à fleuret moucheté, la crise a atteint le seuil des déclarations inamicales. Joint hier au téléphone, Jean Yves Dibopieu a indiqué rester fidèle à la légalité. “Je ne cautionne pas cette parodie de congrès car elle sonne la mort prochaine de la fédération. Des candidats ont été menacés pour aboutir à cette candidature consensuelle. Ce n’est pas correcte”, a-t-il déploré, sonnant ainsi à la révolte. Au terme de cette première journée, le secrétaire général sortant a offert un présent à Guillaume Soro. Il s’agit d’une photographie, du premier ministre alors secrétaire général de la FESCI. “Nous espérons que ce présent rappellera au premier ministre son parcours au sein de la FESCI et lui permettra de se rendre compte de son importance dans le cœur des élèves de la fédération”. Le programme du congrès se poursuit aujourd’hui avec l’inauguration du monument de la non-violence et du siège social Serge Jean Kouyo. Si la suite des travaux, tend vers le plébiscite d’Augustin Mian, il n’en demeure pas moins qu’elle risque d’agrandir l’ouverture de la boite de pandore. Chaudes empoignades en perspectives donc.A.E.O.
23.12.2007. 11:55










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