Ce complot contre Gbagbo est inacceptable !
Laurent GBAGBO et son colistier Guillaume SORO au sommet du pouvoir, sont certainement les cibles d`un complot… inacceptable par le plus pacifiste des Ivoiriens. Hier, on a arraché la jeunesse à son avenir pour l`engager dans la rue au combat de la résistance contre ( ?) … la France, l`ONU, le GTI, le RHDP, les mouvements de droits de l`homme en Côte d`Ivoire, les journalistes de libres opinions, etc. Marcoussis s`est imposé à tous malgré ``la résistance parlementaire``. Le 43è BIMA est bien en place en même temps que les troupes de la Licorne auxquelles on a livré les poitrines gonflées de ``patriotisme`` pour protéger le ``WOODY``. Après Pretoria, tous les signataires de Marcoussis ont été déclarés éligibles sans tenir compte de la conformité constitutionnelle. Aujourd`hui, c`est le chef rebelle SORO Guillaume qui est aussi le chef du gouvernement de la République qu`il a attaquée. Comme si toutes ces défaites de la résistance organisée, financée et armée (parfois) ne suffisaient pas, c`est à cet accord historique qui donne au ``WOODY de Mama`` sa superbe de génie politique que l`on s`attaque. Cet accord est le meilleur, il doit s`exporter à toutes les frontières pour servir de modèle au monde ; dixit Laurent GBAGBO. Par cet accord aussi, le premier ministre Guillaume SORO est devenu un chef rebelle de classe exceptionnelle pour s`être mis au devant du processus de sortie de crise. Aujourd`hui, le premier ministre l`a dit, l`argent pour financer le processus jusqu`aux élections est là ; la CEI, la CNSI , l`ONU, l`INS et la SAGEM se sont engagés à respecter le délai du 30 novembre 2008 pour le volet technique du processus électoral. Les tournées de mobilisation et les grandes rencontres de militants et sympathisants partout, sur le territoire sont au quotidien des activités des partis politiques ; comme pour dire que tout le monde attend les élections. D`où vient donc ce vent contrariant l`élan national de sortie de crise par ces élections. Que diront encore GBAGBO et SORO aux Ivoiriens, et à l`opinion internationale, si l`accord de Ouaga, comme les autres qu`ils ont fustigés en même temps que les premiers ministres qui les conduisaient, ne respectait pas son plus bel engagement qui a nourri l`espoir du peuple fatigué des ``prolongations`` du pouvoir. Le Président GBAGBO a déjà trop souffert d`être Président par défaut d`élections. La Côte d`Ivoire risque gros de ne pas être pris en compte à la table des décisions sur l`effacement de la dette antérieure des pays pauvres les plus endettés tant qu`elle n`aura pas un Président élu avant le mois de décembre. Parce qu`il l`a promis aux Ivoiriens et dans l`intérêt de la santé économique du pays en linéaire dégradation, le Président GBAGBO ne nous laissera pas tomber. Nous aurons les élections en novembre 2008. C`est une question d`honneur et de parole d`honneur. Sinon, les Ivoiriens seront en droit de revendiquer la mort de l`accord de Ouaga, synonyme de l`échec du couple GBAGBO SORO après la foire des symboles de fin de crise. Prions.Guy Charles WOYORO
Journaliste
guycharleswayoro@ yohoo.fr
10.09.2008. 05:21
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