Conseiller diplomatique de Guillaume Soro - Adama Bictogo claque la porte
Adama Bictogo n’est plus le Conseiller diplomatique du Premier ministre Guillaume Soro. Il a rendu sa démission le mercredi 14 novembre 2007. « Pour des rasions personnelles, je ne suis plus en mesure d’assurer normalement mes fonctions de conseiller que vous avez bien voulu me confier. Aussi, je vous prie de bien vouloir accepter ma démission et de m’en donner acte… », a écrit, en substance, Adama Bictogo. Ainsi, depuis le mercredi 14 novembre, à 14h, M. Bictogo a-t-il déposé sa lettre de démission au cabinet du Premier ministre. Ampliation a été faite au chef de l’Etat, à l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, aux présidents du PDCI et du RDR… au Représentant spécial du Facilitateur. Mais comment en est-on arrivé là ? En réalité, le feu couvait depuis un certain temps. Aux dires de M. Bictogo, sur des sujets sensibles concernant l’application de l’accord de Ouaga, le cabinet de Guillaume Soro lui reprochait de partager souvent les thèses développées par le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro. Il y a également que le cabinet estime que M. Bictogo est souvent absent. Il lui est même reproché de ne pas informer le chef du gouvernement lorsqu’il voyage. Conséquence de cette mauvaise ambiance, à en croire dit, Adama Bictogo, le directeur de cabinet adjoint, M. Largathon Ouattara, lui a adressé le mardi 13 novembre, une demande d’explication. Cela a constitué la goutte d’eau qui a fait déborder le vase déjà en ébullition. «… Je crois qu’il est temps de partir. Car, après tout, je suis un homme politique. Et tout le monde sait que je ne suis pas hypocrite. Depuis près de trois semaines, je cherche en vain à rencontrer le Premier ministre pour échanger sur un certain nombre de sujets. En tout cas, nous avions beaucoup de divergences sur la façon de conduire l’accord de Ouaga. (…). Alors, c’est mieux de partir maintenant… », a déclaré Adama Bictogo. En fait, Adama Bictogo a vu la menace venir. Puisque la demande d’explication était une démarche administrative pour le coincer au bout du compte. Le porte-parole de la Primature, Sindou Méité, que nous avons joint pour avoir la confirmation de cette démission, a dit que ni le Premier ministre, ni lui, ne sont informés de cette démission.S: 24 heures
16.11.2007. 15:03










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