Alpha Blondy * icône culturelle de la Côte d'Ivoire

L'ex-rébellion affirme avoir déjoué un "complot" de "IB"

L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) a affirmé vendredi avoir déjoué la veille "un complot" de membres de son mouvement, présentés comme des proches de l'ancien pustchiste Ibrahim Coulibaly, dit "IB", qui voulaient "s'emparer de Bouaké" (centre), fief des FN. "Jeudi 27 décembre, aux environs de 20H30, des individus fortement armés ont attaqué au quartier +Air France+ de la ville de Bouaké une patrouille des FAFN" (Forces armées des FN), explique un communiqué signé du chef d'état-major des FAFN, le général Soumaïla Bakayoko. "Lors des échanges de tirs entre ces agresseurs et les éléments des FAFN, le dénommé Seydou Traoré, dit l'imam, identifié après la fusillade, a été mortellement atteint", selon ce communiqué. Une vingtaine d'hommes ont été également capturés, selon les FAFN. Seydou Traoré est présenté comme le "cerveau de l'opération qui visait à s'emparer de Bouaké". Il était "le coordonnateur central du complot, le lien direct et l'homme de main du sergent Ibrahim Coulibaly, dit IB, à Bouaké", affirme le texte. Contacté par l'AFP, le général Bakayoko a précisé que tous les membres du complot appartenaient à une unité sous le contrôle du numéro deux de l'état-major des FAFN, le commandant Issiaka Ouattara, dit Wattao, mais que ce dernier n'avait pas de lien avec cette affaire. Dans son communiqué, le général Bakayoko a en outre affirmé que Seydou Traoré était "l'un des cerveaux de l'attentat du 29 juin contre l'avion transportant le Premier ministre (Guillaume Soro, chef des FN, ndlr) et sa délégation à Bouaké". Cet attentat à la roquette, qui n'a jamais été revendiqué ni élucidé, avait fait quatre morts et plus d'une dizaine de blessés. L'annonce de ce complot intervient après celle lundi du retour en Côte d'Ivoire d'IB, en exil depuis 2000 et évincé de la rébellion depuis 2004. L'ancien sergent-chef déserteur, qui a vécu un temps en France, a aussi été récemment renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris avec douze hommes soupçonnés d'avoir fomenté un coup d'Etat en 2003 contre le président Laurent Gabgbo. Bouaké connaît par ailleurs depuis deux semaines de fortes tensions au sein de l'ex-rébellion, entrée depuis le 22 décembre dans le processus de désarmement des ex-combattants ivoiriens. Le 18 décembre, une centaine de soldats des FAFN ont violemment réclamé le versement de leurs "primes alimentaires" et, le 24 décembre, des chasseurs traditionnels "Dozo" ayant combattu à leurs côtés ont manifesté pour être "associés aux décisions" de l'ex-rébellion. La gendarmerie ivoirienne, qui fait partie des forces loyalistes au président Gbagbo, a annoncé de son côté vendredi à Abidjan un renforcement de ses effectifs sur le terrain après "des informations qui prévoient un sabotage du processus de paix" issu de l'accord de paix de Ouagadougou signé en mars.
S: Le monde

28.12.2007. 10:09

Aucun commentaire pour cet article. Soyez le premier a le commenter.

Ecrire un commentaire

* = mention obligatoire

:

:

:


9 + 3 =

Thématiques


Ble Goude
dechets toxiques abidjan Côte d'Ivoire
Laurent Gbagbo
Simone Gbagbo
Soro Guillaume

Commentaires

Syndication


pub spécialLa Presse ivoirienneLa filire caf cacao

Derniers Articles