Polémique entre Mme Gbagbo et les Forces nouvelles : qui est contre l`Accord de Ouaga ?
«Ces messages sur le désarmement ne sont pas nouveaux, elle n’a rien inventé. Ce sont des questions à l’ordre du jour et qui sont mêmes inscrites dans un programme. Ce ne sont pas des questions taboues ni honteuses. C’est une nécessité nationale, tout le monde adhère à ce programme. Je ne comprends donc pas qu’on s’offusque de voir qu’on interpelle les uns et les autres à accélérer le programme de désarmement.” Telle est la réaction du président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, joint hier soir, pour savoir ce qu’il pensait des commentaires et autres réactions qui font suite aux déclarations de Mme Simone Ehivet Gbagbo. Aussi, demande-t-il aux Ivoiriens de “faire preuve de sérénité et de retenue” pour poursuivre la marche vers la sortie de crise et l’organisation des élections. Autre question d’actualité à la quelle il n’a pas manqué de donner son avis, c’est l’interpellation de la Première dame, ce vendredi, par le directoire du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Celle alliance s’est en effet offusquée par rapport à la logistique déployée dans la région de la Vallée du Bandaman pour assurer la sécurité et la tournée de Simone Ehivet Gbagbo et qui est considérée comme un acte de mauvaise gouvernance. “Nous utilisons tous les services et les moyens de l’Etat”, a rétorqué Affi N’Guessan. Seulement, l’importance des moyens déployés dépend, a-t-il dit, du statut de la personnalité. “Elle est la Première dame”, a tenu à rappeler le président du Fpi. Avant de s’interroger: “Devrait-elle se déplacer dans l’insécurité totale? Lorsqu’une personne a besoin d’une sécurité renforcée, il est de la responsabilité de l’Etat de la lui assurer. Pourquoi doit-on dénoncer le fait que l’Etat joue son rôle?”, a-t-il ajouté. Affi N’Guessan a également rappelé que les mêmes dispositions ont été prises pour le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, Henri Konan Bédié, lors de sa récente tournée politique dans la même région et au niveau social, quand bien même il est un ancien Chef d’Etat. “Une pension lui est reversée par la République. Les autres méritent aussi d’être traités autant, pourquoi leur refuser ce droit ?”, s’est-il interrogé. La vraie raison de la sortie musclée du Rhdp réside, selon lui, dans la peur que le Pdci éprouve au regard du succès de la tournée de la vice-présidente du Fpi sur un terrain considéré comme le bastion imprenable du parti cinquantenaire. “C’est un mauvais procès. Nous comprenons que cela puisse faire mal car c’est la preuve de l’avancée du Fpi dans la région”, a-t-il conclu.Paulin N. Zobo
06.09.2008. 04:28
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