Pourquoi Tagro a claqué la porte
La quatrième réunion d’évaluation et d’accompagnement de l’accord de Ouagadougou n’est pas allée jusqu’à son terme, c’est-à -dire jusqu’à la signature d’un document de référence dans la poursuite de l’application de l’accord. Le ministre Désiré Tagro, qui a souhaité avoir, en tant que titulaire du département de l’Intérieur, le contrôle du processus d’identification et d’établissement des cartes d’identité et d’électeur, et qui s’est heurté au refus des Forces nouvelles, a claqué la porte. Dans le camp présidentiel, on ne s’inquiète guère de la réaction du représentant du président de la République. D’abord on fait remarquer volontiers que la réaction du ministre de l’Intérieur intègre parfaitement le travail qui a été fait à Ouagadougou entre les deux délégations. « Tous les problèmes ont été abordés, ceux qui n’ont pas connu jusqu’ici des débuts d’application comme ceux dont l’application est en cours. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le ministre Tagro a demandé à conduire le processus d’identification, d’établissement des cartes d’électeur et d’identité comme il a conduit les audiences foraines », explique-t-on. Notre source explique la colère de Désiré Tagro par le fait qu’on veut mettre son intégrité morale en doute. « On met en doute l’intégrité morale du ministre Tagro. C’est ce qui l’a énervé. Comment peut-on lui reconnaître des prérogatives dans la conduite des audiences foraines et les lui refuser quand il s’agit de l’identification et l’établissement des cartes d’identité alors qu’il est encore le ministre de l’Intérieur », s’interroge-t-on dans le camp présidentiel. Selon notre source, le souhait du ministre Tagro de conduire l’identification et le processus d’établissement des cartes électorales est une exigence de droit. « On ne peut lui retirer ses prérogatives », note-t-elle. Mais elle estime que le refus de la délégation des Forces Nouvelles d’accéder au souhait du ministre Tagro, vient du Premier ministre Guillaume Soro. « Soro veut faire et les audiences foraines et l’identification », accuse-t-elle. Dans le camp présidentiel, d’autres sources font savoir que le Premier ministre n’a pas à avoir une telle visée dans la mesure où l’activité gouvernementale reste sous son autorité. « L’identification ne se fera pas à son insu. Il a un droit de regard », fait remarquer cette source. Le ministre Désiré Tagro, représentant du président de la République, tout comme l’ambassadeur Alcide Djédjé, membre de la délégation du camp présidentiel, étaient en consultation hier à la résidence du chef de l’Etat à Cocody. Les deux parties qui sont venues rendre compte à leurs états-majors respectifs, doivent reprendre les discussions le lundi.S: L'inter
24.11.2007. 03:40
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