GLAZAÏ (ma famille) et la fille du Président congolais Sassou
Les comédiens de Ma famille rentrent d’une tournée au Togo. Comme d’habitude, c’est Glazaï qui a organisé ce voyage et choisi les comédiens pour cette tournée. Des choix qui sont presque toujours les mêmes. Pourquoi ? GLazaï s’en explique.
• C’est toi le manager de Ma famille ? - Oui, je suis le manager. C’est moi qui suis l’interlocuteur des promoteurs de spectacle qui nous invitent. Je signe les contrats, j’organise les voyages…
• C’est aussi toi qui choisis les comédiens qui doivent faire les tournées ? - Oui. Mais tout le monde ne peut pas voyagé. Il n’y a que les comédiens qui ont des rôles importants dans Ma famille qui voyagent. Et puis, c’est des dizaines de comédiens, tout ce monde-là ne peut pas voyager. Ne voyagent que les comédiens que le public des pays où on va réclame. Les petits rôles ne voyagent pas. Mais des comédiens comme Gohou et Bohiri qui ont des rôles importants voyagent toujours quand il y a une tournée.
• D’accord, sauf que toi-même tu as un rôle secondaire, mais tu es de tous les voyages… - Je voyage pas parce que je suis le meilleur comédien de Ma famille. C’est moi qui suis l’interlocuteur des promoteurs de spectacles, c’est moi qui négocie les contrats et les signe. Il faut bien que je sois des voyages pour voir si les conditions que nous posons avant de signer les contrats de spectacle sont respectées. C’est la seule raison principale qui fait que je suis de tous les voyages.
• Autre chose : c’est quoi cette histoire avec la fille du président Sassou N’guesso ? - (Il rit encore). Je suis allé deux fois avec Ma famille au Congo. La fille de Sassou qui est une de nos fans et qui apprécie mon jeu est venue nous voir à notre hôtel. Nous avons sympathisé et nous sommes devenus des amis. Nous nous appelons régulièrement. C’est tout ce que je peux dire.
• Dis, est-ce que tu aime la lecture ? Quel est le dernier livre que tu as lu ? - J’ai lu le livre de Mme Gbagbo, Paroles d’honneur. Il y a beaucoup d’enseignements et de leçons à en tirer. Surtout avec ce que le pays a traversé ces dernières années. Il y a de belles analyses dans ce livre sur la situation actuelle.
• Singulièrement, qu’est-ce que tu en as retenu ? Personnellement, j’ai compris comment l’occident manipule nos pays africains. Comment les occidentaux s’arrangent pour retourner des africains contre d’autres africains. Pourquoi les africains doivent être vigilants pour ne pas se laisser manipuler…
• On devine aisément ton bord politique… - Moi ? (L’air surpris) Je ne fais pas de politique. J’essaie de suivre les choses qui se passent en politique, c’est tout. En toute franchise, ça ne m’intéresse pas d’être d’un bord politique. Moi, je défends l’intérêt général. Si celui qui arrive au pouvoir gouverne pour l’intérêt du peuple, je suis avec lui. S’il ne défend pas l’intérêt du peuple, je le combats…
• Je ne te suis pas très bien. - Par exemple, en novembre 2004, je suis descendu dans la rue pendant les événements. Parce qu’il s’agissait de mon pays. Cela ne veut pas dire que je suis pour le pouvoir en place. Il était question de la Côte d’Ivoire, alors il fallait que ma personne augmente le nombre de personnes dans la rue.
• Ah bon ! qu’est-ce que tu as fait concrètement ? - Avec mon véhicule, j’ai ravitaillé les gens qui marchaient en eau, en fruits… J’étais soit au Plateau, soit à Cocody.
• …
- C’est vrai que je suis jeune, mais je connais un peu la politique. J’ai été élevé dans un environnement de politiciens, même si c’était à un niveau communal. Mon père était le président des ressortissants de l’ouest vivant à Attécoubé. Il était secrétaire de section du PDCI RDA. C’était aussi un proche de l’ancien maire d’Abidjan, Nkoumo Mobio. J’ai grandi dans un environnement PDCI. Je sais qu’il faut militer, mais je sais aussi qu’il faut pouvoir dire la vérité à ceux qui nous gouvernent. Je suis certes sorti pour marcher en novembre 2004, mais cela ne veut pas dire que le régime en place est parfait. Il y a beaucoup de choses à corriger.
• Quoi par exemple, selon toi ? - Je trouve que certaines personnes autour du régime et au sein du régime sont devenues arrogantes. Ces personnes-là abusent constamment de leur autorité et ça, ce n’est pas bien.
• Et avec ça tu continues à dire que tu n’as pas de bord politique ? - Je n’ai pas de parti, je ne milite pas dans un parti. Mais j’ai ce courage-là pour dire les choses que je pense en face. Et quand l’autre en face n’accepte pas la vérité, il va trouver que je suis impoli, arrogant… S’il y a quelque chose qui ne me plaît pas, plutôt que de bouder, je préfère le dire. Je suis spontané dans ma manière de faire, impétueux, mais pas violent.
• Pour toi, toutes les vérités sont bonnes à dire ? - Oui, toutes les vérités sont bonnes à dire. En tout cas, c’est ce que la bible nous demande de faire. La bible nous demande de toujours marcher dans la vérité.
• Chrétien ? - Je suis chrétien évangélique. Je suis le président du conseil de l’église que je fréquente, la Mission internationale pour la délivrance des nations.
• Je suppose que fumer est un péché pour le chrétien que tu es… - Fumer, ce n’est pas vraiment un pêché, mais ça fatigue l’organisme.
• Si tu sais tout ça pourquoi tu fumes alors ? - (Il rit) Parce que je t’ai dit que je continue de fumer ? J’ai fumé pendant dix ans, mais je me rends compte que je suis en train de détruire mon organisme. J’ai décidé de faire un effort pour que mon corps soit sain.
S: topvisages
16.11.2007. 15:15









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