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9 milliards de FCFA de diamants des rebelles bloqués en Belgique

Malgré l’embargo des Nations unies qui frappe le diamant brut en provenance de la Côte d’Ivoire depuis 2005, à cause de la violation de l’accord de cessez-le-feu entre le gouvernement ivoirien et les Forces nouvelles, l’Europe ne manque pas d’être inondée de diamants ivoiriens. Notamment les marchés d’Anvers en Belgique et de Londres en Angleterre. C’est ainsi que la Côte d’Ivoire a été au centre des discussions de la conférence du processus de Kimberley du 5 au 8 novembre dernier à Bruxelles. Une conférence qui regroupe annuellement 73 pays pour mettre fin au commerce de diamants illicites et qui de l’avis de nombreux observateurs, a contribué à l’introduction d’un plan international pour certifier l’origine des diamants en 2003. Un système de filtrage a même été introduit par le Centre mondial du diamant d’Anvers pour bloquer les diamants destinés au financement des efforts de guerre. Planchant sur le cas ivoirien, les participants à la conférence de Bruxelles ont pu établir le circuit suivi par ce diamant illicite. Ainsi ont-ils demandé d’accorder une attention particulière aux pays voisins où ils transitent généralement. Il est, à cet effet, fait mention de l’implication des réseaux de contrebandiers maliens dans l’expédition par bateaux, des diamants ivoiriens vers l’extérieur. Le Ghana est aussi un pays qui a plusieurs fois servi de transit à ces diamants. Tout comme le Mali et le Burkina Faso. Ces deux derniers pays, contrairement au Ghana n’étant pas membres du processus de Kimberley, constituent le circuit privilégié du trafic illicite du diamant ivoirien. Ces pays sont, en effet, réputés pour la perméabilité de leurs frontières, favorisant la fluidité de la circulation de ces pierres précieuses. « Les diamants ne s’arrêtent pas au Burkina Faso… Ils arrivent tous sur les marchés mondiaux en Europe, aux Etats Unis, au Japon et en Inde », déclarent Ian Smillie, coordinateur des recherches au Partenariat Afrique Canada œuvrant pour la construction d’un développement durable en Afrique. C’est donc en vue d’assainir ce diamant ivoirien et d’empêcher qu’il serve à financer le conflit en Côte d’Ivoire que la conférence de Bruxelles a pris cette nouvelle initiative. Laquelle a abouti à cette confiscation des 9 milliards de FCFA desdits diamants.

16.11.2007. 15:23

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