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Affi N'Guessan: “De tous ceux qui veulent gouverner ce pays, c'est Gbagbo qui est garço

Le président du FPI, le Premier ministre Affi N'Guessan, qui effectue une tournée dans le grand nord, se trouve dans le nouveau département de Ouangolodougou. «De tous ceux qui veulent gouverner ce pays, c'est Gbagbo qui est garçon». C'est un Affi N'Guessan particulièrement en verve qui a fait cette déclaration devant la population de Ouangolodougou sortie très nombreuse pour suivre le premier meeting qu'il a animé sur la place publique de ce tout nouveau chef-lieu de département. Pour le président du FPI, on ne choisit pas n'importe qui pour être chef. Selon lui, la première qualité que doit avoir un chef, c'est d'être un homme courageux qui n'abandonne pas ses administrés dès la première épreuve qu’elle qu'en soit sa nature. Or, a-t-il expliqué, le président Gbagbo n'a plus rien à prouver sur ce plan. «Déjà sous Houphouet, il a montré qu'il n'a pas peur. Sous Houphouet, on ne pouvait pas parler dans ce pays. C'est Gbagbo qui a libéré la parole au moment où feu le président Houphouet crachait le feu. Aujourd'hui, les gens peuvent parler et dire n'importe quoi et n'importe comment. Ils peuvent créer des journaux et écrire n'importe quoi. Mais ils oublient que c'est la lutte de Gbagbo qui a rendu cela possible». Mais il n'y a pas que cela qui explique, selon Affi N'Guessan, le courage de Gbagbo. En effet, il a indiqué que Gbagbo a fait mieux pendant la guerre : «Gbagbo était chez les Blancs quand il y a eu la guerre. Les gens lui ont dit : “Tu ne peux aller là-bas, il y a la guerre. Si tu y vas, on va te tuer”. Il a dit : “Je ne peux pas abandonner mon peuple dans la guerre. C'est maintenant même que je dois montrer que je suis digne d'être leur chef”. Et il est venu malgré les armes qui crépitaient. Et c'est parce qu'il est venu que la guerre est finie. Il a tendu la main à nos frères qui ont pris les armes et leur a dit : “Venez on va discuter pour voir ce qui ne va pas. On n'a pas le droit de nous entretuer. Et on n'a pas le droit de détruire notre pays». C'est tout cela, selon le président Affi, qui a abouti à l'accord de Ouagadougou qui nous a ramené la paix. «Gbagbo est donc le genre de chefs dont on a besoin. Et non d'un chef qui, dès le premier coup de fusil saute dans le premier avion pour abandonner le peuple. Vous-mêmes, vous voyez donc que de tous ceux qui veulent gouverner ce pays, c'est Gbagbo qui est garçon. Je vous demande donc de le voter pendant les élections qui arrivent pour que notre pays continue d'être un pays fort et solide». Et ce n'est pas tout, il y a une autre raison pour laquelle les populations de Ouangolodougou doivent suivre et soutenir Gbagbo, selon le président Affi. «Gbagbo est également le seul homme politique qui a parcouru tout le pays, pour connaître les populations et leurs problèmes. Et les ayant connus, il a aujourd'hui la solution à chaque problème». Et le chef du FPI de faire un clin d'œil au programme du président Gbagbo : «s'agissant de l'école, le président Gbagbo veut une école gratuite. C'est-à-dire qu'il ne veut plus que nos parents achètent les fournitures scolaires. Il veut que l'Etat les donne gratuitement. Il a libéralisé la tenue scolaire. C'est-à-dire qu'on ne doit plus chasser un enfant de l'école parce qu'il n'a pas de tenue kaki. En ce concerne la santé, le président Gbagbo veut mettre en place l'assurance maladie universelle (AMU). Pour que, quand vous êtes malade, vous alliez vous faire soigner gratuitement dans les hôpitaux. Et il avait commencé tout ça quand il y a eu la guerre. Il a créé les conseils généraux pour que désormais chaque département reçoive sa part du budget de l'Etat pour se développer par lui-même. Ceci pour réduire les inégalités régionales». C'est pourquoi le président du FPI estime que c'est seul le président Gbagbo qui veut le bien des populations. Mais, pour s'attaquer au développement du pays, il faut qu'il y ait la paix. C'est pourquoi le président du FPI est particulièrement heureux d'annoncer aux populations la fin de la guerre : «Je suis surtout venu vous dire que la guerre est finie. C'et pourquoi vous voyez les éléments des Forces Nouvelles qui nous accompagnent et assurent notre sécurité. Ça veut dire qu’il n'y a plus de palabres entre nous. Il y a certes quelques réglages à faire, mais l'essentiel, est fait et l'essentiel c'est que la guerre est finie. C'est ce message que le président Gbagbo est venu vous annoncer il y a quelques mois. Mais, comme il y en a qui n'étaient pas allés à Ferkessédougou, il m'a demandé de venir prolonger ce message de paix dans tous les villages». Avant le président du FPI, ont pris successivement la parole le secrétaire de la fédération FPI de Ouangolodougou, Koita Bégao, le porte-parole des sections, Koudou Jean-Louis, fédéral JFPI, et M. Ouattara Daouda, au nom de la population et du président de la Confédération de la filière bétail, M. Issiaka Sawadogo. Ceci après la cérémonie de bénédiction exécutée par l'imam de la grande mosquée, El Hadj Sanogo Bafitini. C'est à 9h que le cortège du président du FPI est entré dans la ville de Ouangolodougou. Il s'est directement rendu au domicile du sous-préfet. Mais, celui-ci se trouvait à son lieu de travail. Le cortège redémarre en trompe et se dirige vers les bureaux du commandant. Mais il marque une escale au domicile du commandant de la zone de Ouangolodougou des FN, le lieutenant Karamoé Namory. Après les échanges de civilités, le cap est mis sur le bureau du sous-préfet, M. Yao Djeh. Après son entretien avec le commandant, le président du FPI a rendu visite au chef canton Ouattara Arguma. Mais c’est plutôt son adjoint Ouattara Dadjo qui échangera avec le président Affi. «Je voudrais vous dire merci pour hier, aujourd'hui et demain. Hier, parce que quand nous avions des problèmes dans la filière bétail, c'est vous qui, en tant que premier ministre, nous aviez aidés à les régler. Aujourd'hui, pour l'érection de Ouangolodougou en chef- lieu de département. Et demain parce que je sais que Dieu, fera que vous reviendrez aux affaires pour continuer ce que vous avez commencé et qu'on n'a pas voulu vous laisser achever», dira le patriarche. C'est après toutes ces formalités administratives que le président du FPI s'est rendu sur les lieux du meeting. Tout ce ballet de véhicules a montré aux populations qu'il y avait quelque chose d'inhabituelle qui devait se passer dans la ville. Ceci a certainement contribué à la grande mobilisation qu'il y a eue. Dans la même journée, le président du FPI a visité les villages de Nambingué, Kadavogo et Kaouara. Partout, il a tenu le même discours.

S: notre voie

07.04.2008. 03:13

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