Les rebelles s'entretuent
La frayeur était à son paroxysme jeudi nuit à Bouaké. En effet, les clans pour ou contre le désarmement des ex-combattants se sont affrontés. Bilan : plus d`une dizaine de morts, selon des informations de source hospitalière. La fusillade a naturellement provoqué le branle-bas dans la ville. Ce face à face a causé la mort de Traoré Seydou dit l’imam, ex-caporal de la FIRPAC et commandant adjoint de la compagnie Anaconda de Wattao. A en croire nos informateurs, il a été surpris à son domicile de Belleville entre 22 h et 23 h. De même, un autre de ses proches du nom de Hamed Libérien, chef du poste de Djébonoua (c’est lui qui, au plus fort de la guerre à l’Ouest, conduisait les mercenaires libériens qui ont attaqué les villages) a aussi été abattu. La situation à Bouaké est à la suspicion généralisée. Traoré Seydou était soupçonné d’être un pro-IB et d’attiser la fronde qui a poussé à la révolte certains ex-rebelles contre l’accord de Ouaga. “Il tient un discours d’incitation à la rébellion contre le désarmement”, confie un élément des Forces nouvelles.Avant d`ajouter que la majorité des membres du complot sont issus de l`unité dirigé par Wattao. Selon une source crédible, après la révolte des soldats proches de Chérif Ousmane à la veille de la fête de Tabaski, Soro Guillaume ne leur faisant plus confiance, a fait venir 400 à 500 soldats des autres zones notamment de Korhogo et de Bouna. Ce sont eux qui sont actuellement chargés de la sécurité de la ville de Bouaké. Ils font les patrouilles jour et nuit. Il se raconte dans le milieu des Forces nouvelles qu’une liste noire comportant les noms de tous ceux qui sont identifiés comme étant contre le désarmement et voulant pousser à la révolte les jeunes soldats, a été dressée. Et que sur cette liste, figurait en bonne place le nom du caporal Traoré Seydou. Pour le moment, la situation est devenue calme mais les ex-rebelles sont sur le qui-vive. Ils n’ont plus confiance au discours de leurs chefs sur le désarmement. Certains vont jusqu’à exiger que soient écrites noir sur blanc les promesses qui leur ont été faites sur le désarmement. Pour cela, ils exigent une rencontre avec le Premier ministre Guillaume Soro pour tirer les choses au clair. Les conflits sont légion à Bouaké en cette période de démarrage du désarmement. La population, elle, souhaite ardemment que le désarmement rentre dans sa phase active et qu’il se fasse rapidement.S: Notre Voie
29.12.2007. 08:46
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