Telme_IvoireDiaspo

Sida, moins de malades mais toujours l’urgence

Santé . Une meilleure évaluation de l’épidémie permet de constater une baisse du nombre de victimes. Mais l’accès universel aux traitements reste le grand défi. Tout est relatif… Si les chiffres de l’épidémie de sida ont été surévalués, la maladie continue de tuer 5 700 personnes par jour. Maintenant, grâce notamment aux investissements engagés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, les outils de surveillance épidémiologique du VIH sont plus précis. C’est ainsi que l’on apprend, dans le dernier rapport remis mardi par l’Onusida, que 32,7 millions de personnes vivaient avec le virus en 2006, contre 39,5 millions, estimation de 2005. Le nombre de nouvelles contaminations est également passé de 2,5 millions en 2007, contre 4,3 millions en 2006. Quant au nombre de décès, il est passé de 2,1 millions contre 2,9, ancienne estimation. Baisse relative mais baisse quand même, due à une meilleure connaissance de l’épidémie dans les pays les plus touchés, comme l’Inde et, en Afrique, l’Angola, le Kenya, le Mozambique, le Nigeria et le Zimbabwe.

Ne nous y trompons donc pas, les chiffres sont plus précis, mais la situation reste stable et l’ampleur de la tâche encore immense. L’Afrique australe concentre à elle seule le tiers des nouvelles infections et des décès enregistrés chaque année dans le monde. Les femmes, les plus affectées, représentent 61 % des séropositifs. Des progrès sont toutefois observables en Côte d’Ivoire, au Mali, au Burkina Faso, où le taux de prévalence commence à diminuer. En Asie, c’est l’Indonésie qui compte la plus forte progression de la maladie, avec 440 000 nouveaux cas en 2007, mais le taux de séropositivité recule au Cambodge et en Thaïlande. Les efforts en termes de prévention semblent payer. Mauvais résultat en revanche en Russie et dans toute la région d’Europe de l’Est où le nombre de séropositifs a augmenté de 150 % entre 2001 et 2007.

Les freins pour l’accès aux préservatifs

Pas de raison de se réjouir trop vite, en sachant que moins d’un tiers des séropositifs en stade sida, donc en danger de mort, disposent actuellement d’un traitement. Les freins persistent en termes d’accès aux préservatifs dans certaines régions et les discriminations pèsent sur les populations les plus fragiles, les femmes, les homosexuels, les prostitués, les usagers de drogues… Seulement des financements pérennes et plus nombreux, notamment du Fonds mondial, permettront peut-être d’atteindre l’objectif d’un « accès universel à la prévention, au traitement et aux soins », selon l’Onusida. Act Up Paris, de son côté, attend beaucoup de la rencontre des associations avec le président Nicolas Sarkozy, le 28 novembre, afin que la contribution de la France au financement de la lutte contre le sida ne diminue pas. « En tant que séropositif, apprendre que ceux qui risquent de mourir du sida dans les sept prochaines années sont moins nombreux que prévu me réjouit. Mais ce qui compte maintenant, c’est la survie des 33 millions de séropositifs d’aujourd’hui : quand le G8 va-t-il tenir sa promesse d’un accès universel au traitement du sida », s’interroge Hugues Fischer, coprésident d’Act Up Paris.

Maud Dugrand

23.11.2007. 04:52

Aucun commentaire pour cet article. Soyez le premier a le commenter.

Ecrire un commentaire

* = mention obligatoire

:

:

:


2 + 2 =

Il est

Abidjan


Version texte

Rappel

Pour une visualsation optimale de ce site, il est préférable d'avoir au minimum: - Internet Explorer 7 - Télécharger gratuitement

Publicite

IvoireDiaspo recherche des sociétés et des Investisseurs privés interessés par la Côte d'Ivoire. Pour tout contact cliquer ici

Publicité



Liens utiles IvoireDiaspo
Album IvoireDiaspo
Site officiel Cte d'Ivoire tourisme

Présidence
Gouvernement
La Presse ivoirienne
La filire caf cacao