Les ambassadeurs de dix Etats représentés en Côte d’Ivoire ont présenté, hier, leurs vœux de nouvel an à M. Alassane Dramane Ouattara. Ce sont les chefs des représentations diplomatiques des Etats-Unis, du Canada, de la France, de l’Espagne, de l’Italie, de la Belgique, du Royaume Uni, du Gabon, du Nigéria et de l’Allemagne.
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Pour Alain Juppé la Côte d’Ivoire est une colonie dont la France est la métropole!

Alain-Juppe
Dans cette vidéo du gri-gri international que nous vous proposons, suivez bien la fin du discours de M. Alain Juppé, ministre de la défense de Nicolas Sarkozy. Pour lui, quand ils auront mis le feu en Côte d’ivoire et que selon l’habituel schéma les africains se tueront dans la « guerre civile », les français devraient tous retourner sains et saufs en « métropole ».
En dehors des schémas classiques qu’on nous sert sur les guerres en Afrique, c’est le terme « métropole » qui frappe l’auditeur attentif.
Le Dictionnaire Encarta définit métropole comme « pays considéré par rapport à ses territoires ou ses colonies géographiquement distincts ».
Pour Alain Juppé, la Côte d’Ivoire est donc une colonie de son pays. Tenus par le ministre des affaires étrangères, ces propos ont un caractère plus qu’officiel qui nous permet de comprendre définitivement l’attitude arrogante de Nicolas Sarkozy à l’égard du peuple de Côte d’Ivoire.
Côte d’Ivoire | Ouattara ne veut plus discuter

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Les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert), mandatés par la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao) et le Premier ministre kényan Raila Odinga, envoyé par l`Union africaine sont arrivés à Abidjan ce lundi où ils ont rencontré dans l’après-midi le président ivoirien Laurent Gbagbo et l’ex-premier Alassane Ouattara en vue de trouver une issue pacifique à la crise postélectorale qui prévaut dans le pays depuis le 2è tour de la présidentielle.
Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur par le conseil constitutionnel tandis que M. Ouattara réclame la victoire sur la base d’informations communiquées à la presse internationale par Youssouf Bakayoko à l’hôtel du Golf, QG de campagne de l’ex-premier ministre.
Alors que les émissaires étaient encore à Abidjan, M. Ouattara a annoncé, par le biais de l’Agence France Presse (AFP) que pour lui « les discussions sont terminées ». Il aurait aussi « rejeté la mise en place d`un « comité d`évaluation » de la crise postélectorale » proposé par Laurent Gbagbo pour faire éclater la vérité sur le véritable vainqueur de l’élection.
Par Daniel Atteby
Education nationale / Ecoles primaires, lycées et collège Le ministre Oble appelle à la reprise des cours aujourd’hui

Oble
LE MINISTRE de l’Education Nationale du gouvernement Aké N’Gbo, Mme Jacqueline Lohouès Oble était ce dimanche 2 janvier 2011 sur le plateau du journal télévisé de 13 h où elle a annoncé que la rentrée scolaire, à l’issue des fêtes de fin d’année initialement prévue pour le mercredi 05 janvier, est désormais fixée à ce lundi 03 janvier 2011. Elle en a donné les raisons, et profité pour inviter tous les acteurs à être à leurs postes. Elle a aussi brossé les futurs chantiers qui seront mis en route. Tous les acteurs de l’éducation nationale sont appelés à reprendre le travail aujourd’hui lundi. Une mesure que Mme le ministre impute aux multiples arrêts de travail. « Les établissements ont été réquisitionnés pour servir de centres de vote lors des élections. Sans oublier que les enseignants sur l’ensemble desdits centres étaient aussi à la tâche. C’est pour rattraper le temps perdu que nous avons avancé la rentrée », s’est-elle justifiée. Par rapport aux différentes crises qui perturbent le bon fonctionnement de l’école, le ministre Oble a indiqué qu’elle comptait supprimer les vacances de février et réduire celles de Pacques afin de rattraper le temps perdu. « Ce sera deux semaines que nous comptons ainsi récupérer », a-t-elle avancé. Sur les trente (30) semaines prévues de cours, ce sera environ 28 semaines qui seront exécutées pour valider l’année. Mme Oble a souligné qu’en principe, cette reprise des cours devra se faire sur l’ensemble du territoire, mais force est de constater que depuis les élections, des enseignants qui étaient dans les zones Centre-Nord-Ouest (CNO) sont descendus à Abidjan. Et que de nombreux enseignants ont vu leurs maisons calcinées et beaucoup de directions régionales pillées. « Il faudra étudier les possibilités d’une reprise rapide dans ces zones. Mais il ne s’agit pas des enseignants qui sont touchés, il y a aussi tous les autres fonctionnaires. Le ministère de la Fonction Publique s’est saisi du problème. Et nous planchons là-dessus », a souligné Mme Oble. Le déficit d’enseignants dans les zones CNO, selon elle, pourra être un temps soit peu résorbé par une meilleure répartition du personnel enseignants étant donné qu’il y a abondance au Sud et déficit ailleurs. « Tous les enfants devront être logés à la même enseigne et bénéficier de la même qualité d’enseignement car, le droit à l’éducation est un droit fondamental reconnu à tous», a-t-elle assuré. Puis de souligner que tout sera mis à profit pour la qualité des cours en Côte d’Ivoire dans cette zone. « Si le problème du redéploiement des enseignants n’est pas résolu, on prend le risque d’avoir des élèves avec d’importantes carences dans certaines régions de notre pays », avertit- elle. Concernant le problème lié à l’insécurité qui touche aussi l’école, elle a indiqué que la question était sur la table des départements de la Sécurité, de la Défense et de la Fonction Publique. Comme par le passé (2002), Mme Oble a assuré qu’ils sont tous mobilisés pour trouver une solution au problème de l’insécurité dans l’école. Elle a demandé aux parents d’élèves de laisser leurs enfants reprendre le chemin des cours dès ce lundi. « D’ailleurs nous allons sillonner plusieurs établissements afin de rassurer les uns et les autres », a-t-elle annoncé. Parlant de la gratuité de l’école, politique voulue par le Président Gbagbo, le ministre Oble a relevé que la gratuité était conditionnée par la disponibilité des manuels scolaires au primaire. Ceux-ci étaient disponibles généralement, mais n’arrivaient pas à destination. « Dès cette semaine, la redistribution va reprendre avec des procédures améliorées dans le suivi, jusqu’à la distribution », a dit le ministre de l’Education nationale. MORALISATION DU MILIEU SCOLAIRE Elle a rappelé que l’éducation fait partie des missions régaliennes de l’Etat. C’est pourquoi, cela revient chère avec la place importante qu’occupe le privé. Les problèmes d’infrastructures et de moralisation du milieu sont des chantiers auxquels il faudra immédiatement s’attaquer. Au niveau de la moralisation du milieu, elle a souligné qu’une cellule vient d’être créée. Elle sera chargée de veiller sur l’argent qui circule afin qu’il ne soit pas détourné. Il s’agit aussi de veiller sur la qualité des diplômes délivrer par les administrations afin qu’ils ne soient objet d’aucune contestation. «Cette cellule devra non seulement travailler, mais nous devrons aussi redynamiser ce qu’on a appelé autrefois le Conseil Consultatif, avec un comité permanent de médiation et de prévention de crises», a révélé le ministre Oble. Concernant l’enseignement Supérieur, elle a précisé que la date de rentrée universitaire relevait du domaine du Conseil de l’université. Pour finir, elle a appelé tous les acteurs et partenaires du système éducatif à se remobiliser
Olivier Guédé
GUILLAUME SORO, UN LIONCEAU SANS REPERES

Guillaume Soro
Tel un cheval de courses, Guillaume Soro, 38 ans, ancien premier ministre de Laurent Gbagbo, change constamment de ligne dans le dernier tournant. Et ce, dans des allures douteuses. A Vincennes –le temple du trot -, il subirait tout le temps les foudres de la disqualification. Miser sur Guillaume Soro comme base au Couplé gagnant, c’est dilapider son énergie et son argent pour rien. Immaturité, amateurisme ou manque de stratégie ? Dans une tribune, Nous sommes tous des Ivoiriens, le Gabonais Bruno Ben Moubamba compare Guillaume Soro à Joseph Mobutu en 1961, « attendant l’heure propice… » pour régner. Erreur de jugement. En 1961, le futur léopard ne se mêla pas de l’affrontement Kasa-Vubu-Lumumba. Bien au contraire, il se tint à l’écart. Guillaume Soro, lui, a pris parti pour Alassane Ouattara, aussitôt les résultats de la présidentielle proclamés. En gardant sa neutralité et en appelant à une solution pacifique et rapide – souhait de la France-, Guillaume Soro serait apparu comme un recours, voire un secours. Il a préféré emprunter le chemin balisé de la facilité. Ou de demeurer au pouvoir, à tout prix. Aussi, et c’est là le comble de son amateurisme, a-t-il remis sa démission non pas à celui qui l’avait nommé premier ministre, mais à celui qui n’avait jamais été, jusqu’au 4 décembre, président de la Côte-d’Ivoire. A vrai dire, cet acte dénote un changement de ligne de plus du lionceau affamé et sans réelle stratégie de chasse, qu’est Guillaume Soro. Il oublie que quand deux lions s’affrontent pour un territoire, les lionceaux se réfugient dans un terrier ou se tiennent à l’écart. Si leur géniteur l’emporte, les lionceaux respirent ; si c’est l’adversaire, ils disparaissent. Et pour cause : le lion n’éprouve aucune mansuétude pour la progéniture de son prédécesseur. Politiquement, Guillaume Soro est né sous Laurent Gbagbo. Rien donc ne garantit qu’Alassane Ouattara le gardera longtemps à ses côtés. Alassane Ouattara est criblé de dettes morales vis-à-vis de ses soutiens nationaux et internationaux, il est à craindre qu’ils ne lui imposent, un jour, des valets locaux, plus naïfs que Guillaume Soro. Alassane Outtara courtisera d’autant moins Guillaume Soro que ce dernier constitue une menace potentielle – le MPCI (Mouvement patriotique de la Côte-d’Ivoire) dont Guillaume Soro est le secrétaire général est majoritairement composé d’ex-rebelles.
Manque de constance
En s’affichant d’emblée avec Alassane Ouattara, Guillaume Soro n’a sans doute pas voulu perdre le Nord et les ex-rebelles. Mais la Côte-d’Ivoire ne se limite pas au Nord, il y a aussi le Sud. L’Ouest et l’Est. Le chaos actuel résulte en partie de son incapacité à rassembler les Ivoiriens, trois ans durant lesquels il a été Premier ministre de Laurent Gbagbo. Il aurait pu se forger une carrure d’homme d’Etat. Rien de tel. Il préfère les gesticulations à l’accomplissement politique. Déjà, en 1999, il a approuvé et soutenu le coup d’Etat de Robert Guei. Puis il s’est opposé au Général pour rallier Alassane Outtara, exclu de la présidentielle 2000.
Profitant du tintamarre médiatique occidental, à sens unique et à géométrie variable, dans le seul but de sauvegarder les intérêts stratégiques des grandes puissances – la Côte-d’Ivoire regorge de réserves de pétrole et de gaz naturel -, Guillaume Soro monte plus au front qu’Alassane Ouattara. Il éclipse ainsi l’échec patent de sa tentative de prise de la RTI (Radio Télé ivoirienne) du 16 décembre dernier.
« La solution, c’est la force », martèle-t-il désormais. A-t-il mesuré les conséquences d’un éventuel recours à la force ?
La fin ne justifie pas tous les moyens
En fait, les seuls torts de Laurent Gbagbo, c’est de n’être pas assez « malléable » aux yeux de l’Occident, et d’avoir accepté le débat démocratique. S’il avait imité Blaise Compaoré, Paul Biya, Denis Sassou Nguesso ou Paul Kagamé, des présidents qui se font réélire dès le premier tour avec des scores à la soviétique, le monde entier ne l’aurait pas blâmé. La CEDEAO -manipulée par Barack Obama (selon le New York Times, le président américain aurait téléphoné à son homologue nigérian pour lui promettre une assistance logistique -, qui envisage de recourir à la force pour déloger Laurent Gbagbo, n’est composée que de présidents contestés. Blaise Compaoré, par exemple, a verrouillé le Burkina Faso ; il ne tolère pas la contradiction politique. Et, aujourd’hui, il est le recteur de l’université de la morale.
Guillaume Soro, dont le mouvement contrôlait jusqu’en 2007 la moitié du territoire ivoirien, sait que la démocratie en Côte-d’Ivoire n’est pas un acquis, mais une valeur à conquérir. L’élection présidentielle ne s’est pas passée dans un climat apaisé. La violence, ou plutôt la guerre civile, qu’entraînera forcément l’usage de la force armée, sonnera pour toujours le glas de cette démocratie embryonnaire. Ce sera du reste une tentative affreuse pour nier les Ivoiriens. Non, la fin ne peut justifier n’importe quel moyen. Et que s’il existe un « combat juste », il n’autorise pas tout. Dans cette perspective, les chefs traditionnels ivoiriens ont eu la grandiose idée de demander à Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo de « prendre, chacun, un verre d`eau glacée et d`apaiser son cœur ». Car, ont-ils dit, « Dieu ne descendra pas sur terre pour leur parler ».
Les « îles sonnantes » pensent qu’une arme servant à défendre la démocratie en Côte-d’Ivoire ne peut être qu’une violence légitime. Soit ! Mais « aucun d’entre nous ne détient le monopole de la pureté d’intention », dixit Saint-Exupéry dans Lettre à un otage. Et d’ajouter : « Je respecte celui qui parcourt une autre route, s’il peine vers la même étoile… » Une mise au point qui résonne comme un garde-fou contre l’utilisation du « combat juste » en faveur de toutes les aventures totalitaires.
La violence en Côte d’Ivoire sera un échec total ; « l’on ne peut l’admettre, même contre la violence ». Ou alors, il faudra employer aussi la force à l’encontre des présidents usurpateurs… Et ils sont nombreux en Afrique. Mais on serait mal avisé d’attendre quelque chose de ce genre, de Guillaume Soro et de ses amis de la CEDEAO. En quelques jours, ils ont fait de la violence un moyen rationnel de régler les désaccords ivoiriens que reculer, serait à leurs yeux une défaite inacceptable. Est-on sûr, qu’une fois installé, Alassane Ouattara et le facétieux Guillaume Soro ne conserveront-ils pas le pouvoir par des moyens antidémocratiques ?
En un mois, quelque 14 000 Ivoiriens ont déjà fui vers le Liberia voisin. Certains ont été empêchés par des éléments des Forces nouvelles (ex-rébellion alliée à Ouattara) de traverser la frontière, ont indiqué samedi les Nations unies. Combien faudra-t-il de réfugiés ou de morts pour arrêter l’escalade de la violence ? Pour les fêtes de fin d’année, Guillaume Soro, le premier, devrait s’offrir les écrits de Jean Paul Sartre….
Roger Kassaraté
Cojep.info
Dona Fologo catégorique : pas de désarmement, pas de législative

Fologo
« Pas de désarmement, pas de législative », a martelé Laurent Dona Fologo, président du Conseil économique et social (Ces), au siège de cette institution, au plateau. Il a fait cette déclaration au cours d’une rencontre avec les populations du Nord venues nombreuses. « Nous n’avons pas de charte du Nord. Mais, nous, originaires des 12 départements du nord de la côte d’ivoire, nous nous sommes réunis parce que nous avons des problèmes communs .nous souffrons des exactions, nous vivons la même terreur que nous font subir les rebelles .moi, je continuerai à les appeler rebelles tant qu’ils n’auront laissé les armes. Leur chef est devenu premier ministre dans l’espoir qu’il les désarme mais ils n’ont pas encore déposé les armes. S’ils avaient désarmé je ne pense pas qu’ils auraient pu faire ce qu’ils ont fait dans les bureaux de vote. Nous ne les aurions pas laissé faire », a- t- il souligné. Pour le président Fologo, les forces nouvelles qui « jouent les victimes » à Abidjan sont de vrais bourreaux pour les populations dans les zones sous leur contrôle. C’est la raison pour laquelle il a invité « ses parents » à mettre en place un comité de contact et d’informations chargé de rencontrer les ambassadeurs accrédités en côte d’ivoire, les représentants des organisations de droits de l’homme et autre structures internationales pour porter à leur connaissance les réalités qui sont les leurs. Il a expliqué qu’un sujet est traité tel qu’il est présenté dans les instances internationales. Il s’agira donc de présenter aux représentant de la communauté internationale des organismes internationaux, les misères qu’ils endurent par la faute des rebelles. De même, les participants à cette réunion ont convenu d’aller exprimer leur gratitude au président Laurent Gbagbo qui malgré les déconvenues survenues au nord au cours des élections, a fait « preuve de grandeur en nommant ministres quatre fils du nord ». Un comité a été alors mis en place pour la rédaction du message qui sera adressé au chef de l’Etat au cours de la visite que les populations du nord lui rendront bientôt. Notons que le président Dona Fologo n’a pas perdu de sa verve et son éloquence. Un malaise l’avait, en effet secoué dimanche dernier et qui avait fait courir la rumeur de la mort.
Jonas BAIKEH.













