La rencontre Sénégal-Côte d’Ivoire comptant pour le match retour du dernier tour éliminatoire de la Can 2013, aura lieu ce samedi à 18 heures 30 au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar. A l’issue de cette ultime rencontre entre les deux sélections, un grand va tomber. En somme, il ya danger à l’horizon. Car en cas de défaite par deux buts d’écart sans en marquer, les Eléphants seront éliminés. Et ce sera une véritable catastrophe. Pour éviter un tel scénario, la concentration doit etre de mise chez les Eléphants. En tout état de cause, Didier Drogba et ses coéquipiers savent ce qu’ils ont à faire. C`est-à-dire défendre becs et ongles leur acquis du match aller afin de se retrouver pour la 4ème fois d’affilée depuis 2006, à une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. La mission s’annonce certes difficile mais pas impossible. Tous des professionnels, les Eléphants de Côte d’Ivoire ont les moyens de surmonter la pression de ce mach et ont également les armes pour ruiner définitivement les espoirs des Sénégalais qui croient toujours en la qualification. En tout cas, la partie n’est pas gagnée d’avance pour les Ivoiriens qui devront rester concentrés et appliqués durant les 90 mn de la partie. Ils devront éviter de prendre d’entrée de jeu un but qui pourrait leur compliquer la tache. Il faut oublier le résultat du match aller et jouer franchement. Le succès est au bout de l’effort et si les poulains de Sabri Lamouchi appliquent les consignes, il n’y a pas de raison qu’à la fin de la partie, ils n’aient pas leur ticket de qualification en poche. Alors courage les Eléphants et faites plaisir au peuple ivoirien qui vous soutient.
Affia Marie
Eliminatoires CAN 2013 : Le Sénégal en ordre de bataille contre la Côte d’Ivoire
Dakar (Sénégal) – Le Sénégal accueille, samedi au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, la Côte d’Ivoire, dans le cadre du match retour du 3-ème tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2013 dont la phase finale est prévue en Afrique du Sud.
Battus (4-2) à l’aller, le 8 septembre dernier à Abidjan, les Lions doivent s’imposer par deux buts d’écart, pour prétendre décrocher leur ticket pour ‘’Afrique du Sud 2013’’.
Face à l’importance de l’enjeu et la dimension de l’adversaire, une mobilisation générale est sonnée au Sénégal, où le match va se jouer à guichets fermés.
»C’est le match du peuple sénégalais que nous appelons à venir nous soutenir et à formuler des prières pour qu’on puisse se qualifier face à la Côte d’Ivoire. Ce match doit être un défi national’’, a lancé, à l’endroit du public, le capitaine des Lions, Papiss Demba Cissé. »Unis, nous sommes sûrs de pouvoir l’emporter’’, a-t-il insisté.
Le sélectionneur national du Sénégal, Joseph Koto, peut compter sur une pléiade d’attaquants de talent, dont Demba Bâ et Papiis Demba Cissé (Newcastle, Angleterre), Moussa Sow (Fenerhahçe, Turquie), pour percer la muraille ivoirienne.
Après la CAN 2012 ratée (élimination au 1er tour), le Sénégal compte sur une présence en Afrique du Sud pour se réhabiliter.
Les Eléphants, de leur côté, ont débarqué à Dakar la confiance en bandoulière. Avec leurs stars, Yaya Touré (Manchester City, Angleterre), Gervinho (Arsenal, Angleterre) et Didier Drogba (Chine), ils dégagent une fière allure.
CAN 2013 : Sénégal, l’équation à mille inconnues
Comment marquer au moins deux buts à la Côte d’Ivoire sans en concéder ? C’est la question que le sélectionneur national des «Lions», Joseph Koto, et plus généralement tous ses compatriotes se posent depuis que les «Eléphants» ont remporté la manche aller de ce dernier tour des éliminatoires de la CAN 2013. Menés au score par deux fois, Drogba et ses frères avaient réussi à finir le match d’Abidjan en trombe pour s’imposer par 4 buts à 2. Ce qui, donc, met les « Lions » dans l’obligation de sortir, samedi au stade L.S. Senghor, La performance de leur vie. Simplement parce qu’il s’agira de signer un match parfait. Défendre intelligemment et attaquer efficacement, c’est-à-dire trouver l’équilibre parfait ! Tel est le délicat exercice auquel seront soumis Papis Demba Cissé et ses coéquipiers. Au « Félicia » d’Abidjan, le 8 septembre dernier, lors de la manche aller, les « Lions » avaient démontré qu’ils avaient les moyens de faire douter l’équipe africaine n°1 de ces dernières années. Un bon quadrillage du terrain, un pressing haut et des banderilles plantées à bon escient avaient longtemps causé du souci aux Ivoiriens. Jusqu’à cette fatidique 80ème mn où tout bascula avec le penalty concédé par Jacques Faty (expulsé dans la foulée) et transformé par Drogba qui mit son équipe, pour la première fois de ce match, en position de force. Mais, demain à Dakar, ce sera un tout autre match : car cette fois, il reviendra aux Sénégalais de faire le jeu pour refaire leur retard. Forts de leurs deux buts d’avance, les « Eléphants » pourront se contenter d’attendre pour placer des contres. Encore que, d’après leur portier Boubacar Copa Barry qui fait sienne une maxime aussi vieille que le foot (mais souvent jetée comme de la poudre aux yeux de l’adversaire), « la meilleure manière de défendre c’est d’attaquer ». Dans tous les cas, l’équation à multiples inconnues, c’est au Sénégal qu’elle se pose cette fois.
La Côte d’Ivoire avait mis du temps, mais elle avait fini par résoudre celle à laquelle elle était confrontée, le 8 septembre dernier à domicile. Neutraliser Drogba à qui une demi-occasion suffit pour faire le but, empêcher Gervinho de slalomer dans la zone sénégalaise comme il s’y était moult fois employé lors de la manche aller, éviter qu’Aruna Koné envoie ses tirs lointains surpuissants et anéantir toutes les possibilités de Yaya Touré l’alimenter ses avants en ballons digestes, en oubliant pas d’avoir un œil attentif sur l’explosif Max Gradel ! Copieux programme… Surtout que, dans le même temps, il faudra s’employer à placer Papiss Demba Cissé, Dame Ndoye, voire Demba Bâ et Moussa Sow dans les meilleures conditions de mettre le feu autant de fois que nécessaire à la cage ivoirienne ! C’est le prix à payer pour assurer la présence sénégalaise à « Afrique du Sud 2013 ». « On ne peut pas penser à la prochaine CAN sans le Sénégal », a soutenu Momo Diamé, à l’issue de la première séance d’entrainement, avant-hier. Il ne suffit pas de le dire, il faudra le prouver sur le terrain…
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Can 2013 / Sénégal – Côte d’Ivoire : Les Eléphants ont un avantage psychologique
Les Eléphants de Côte d’Ivoire ont quitté Abidjan, hier, pour le Sénégal. Demain, ils affronteront les Lions de la Téranga, dans le cadre du dernier tour retour des éliminatoires de la Can 2013 (victoire 4-2 à l’aller). Ce match est considéré comme celui de tous les dangers par les Ivoiriens car il suffit d’un faux pas à Dakar pour que les Eléphants disent adieu à la phase finale de la Can 2013 qui se tiendra en Afrique du Sud. La crainte est d’autant plus grande que la jeune attaque des Lions à l’image de Papiss Cissé a donné du fil à retordre à Abidjan à l’équipe ivoirienne. En plus, l’enjeu pourrait tétaniser l’équipe ivoirienne comme lors de la finale de la Can 2012 à Libreville contre la Zambie qui a eu le gain du match. Cependant, bien d’autres arguments donnent un avantage et un vent favorable aux Eléphants qui ont une avance en gagnant à Abidjan (4-2). C’est un avantage psychologique. Ils devront, pour ne pas être éliminés, éviter d’encaisser deux (2) buts sans en marquer aucun. D’ailleurs, les Lions de la Téranga ont perdu face aux Eléphants les trois matchs officiels qui les ont opposés depuis que ces deux équipes sont affiliées à la Caf. A Radès en Tunisie en 1965, la Côte d’Ivoire est sortie vainqueur (1-0), match de la deuxième phase de la Can contre le Sénégal. Les deux sélections attendront vingt-un ans avant de se croiser à nouveau en rencontre officielle à la Can égyptienne. Lors de la phase de groupes, les Ivoiriens battent encore le Sénégalais (1-0). Enfin, en septembre dernier, la rencontre officielle entre Eléphants et Lions de la Teranga s’est soldée par une victoire ivoirienne (4-2). C’est dire que psychologiquement et au niveau de l’expérience, la Côte d’Ivoire s’est jusque-là montrée supérieure au Sénégal. Mais, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué tant le football a son côté aléatoire et imprévisible. C’est à la Côte d’Ivoire de maximiser ses qualités pour faire prévaloir sa réputation de première équipe africaine et de 16e mondiale.
FRANÇOIS KONAN
CAN 2013 – Sénégal-Côte d’Ivoire: Ma lettre de Dakar
La capitale du Sénégal est belle comme la plupart des capitales africaines. Le soleil est très brûlant. En clair; il fait très chaud. On peut dire qu’il ne fait pas chaud à Abidjan; pour celui qui arrive pour la première fois à Dakar. Mais pour cette première lettre, un fait a retenu mon attention hier. Joseph Koto. Lui là, ce n’est pas un entraîneur ! C’est qui alors ? Ai-je demandé à plusieurs reprises sans véritable réponse. J’ai donc compris que la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont un même problème. Joseph Koto, le sélectionneur des Lions de la Teranga du Sénégal, est tancé de toutes parts. La presse sénégalaise « l’allume » à souhait. Les anciens joueurs comme El Hadj Diouf le traînent dans la boue. Mercredi dernier, Diouf a été accueilli en héros à l’aéroport de Dakar, à son arrivée au bercail. Il est venu soutenir les Lions et non Joseph Koto. C’est déjà bien ce soutien qui intervient après ses piques verbales à l’endroit de Koto. A Dakar, personne ne parle en bien de Joseph Koto. Et cela m’a fait sourire. Mais ils ne sont pas dupes les Sénégalais. Ils refusent de comparer Koto à Lamouchi. « Non, non, cher frère, c’est vrai qu’on vilipende Koto mais il est dix-mille fois mieux que Sabri», croient-ils. N’empêche, je leur ai expliqué que Sabri Lamouchi est certes un novice en matière de management d’équipe ou d’entraîneur d’une sélection nationale, mais il a réussi à battre Joseph Koto à Abidjan. Rectificatif, ont pesté mes amis de la «Sorbonne » à Dakar. «Ce sont les joueurs qui jouent avec le cœur. On ne voit pas la touche de ces deux entraîneurs. Ils ne sont là que pour effectuer les remplacements, ils ne maîtrisent rien », ont-ils conclu. Pour ces Sénégalais, les Lions de la Teranga peuvent se passer du bricolage de Koto. En Côte d’Ivoire, ils sont aussi nombreux, ceux qui sont prêts à se payer la tête de Sabri Lamouchi. Ces deux techniciens sont sous pression. Malheur au vaincu et à celui dont l’équipe manquera le rendez-vous de la CAN 2013. Sportivement.
Par Annoncia Sehoué
CAN 2013 : Sénégal-Côte d’Ivoire : Les Sénégalais confiants, mais prudents
Dakar, Yoff Tonghor, non loin de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor. Il n’est pas encore la mi-journée que le soleil grille les cranes qui s’aventurent sur l’artère serpentée de ce quartier balnéaire. Les merceries et boucheries se suivent et se côtoient. Dans la rue ensoleillée, rien n’indique que demain, un match important va tenir le continent, voire la planète en haleine. L’opposition entre les Lions du Sénégal et les Eléphants de la Côte d’Ivoire. Pas de petits drapeaux, ni de maillot dans les rues. Pourtant, ce match est bien présent dans l’esprit des Sénégalais. Dans une boutique de vente d’accessoires informatiques, notre curiosité attire l’attention du gérant. «Je peux vous aider ?», interroge-t-il. «Je veux une carte SIM». La réponse permet tout de suite à notre interlocuteur de détecter, certainement par mon accent qu’il a affaire à un étranger. «Vous êtes Ivoirien ?», s’empresse-t-il de demander. La réponse affirmative libère le maître des lieux. Convaincu que la raison de notre séjour est en relation avec le match de demain, Mor N’Diaye se lance. «Nous allons vous battre, ici», affirme-t-il. Il n’en fallait pas plus pour que trois jeunes, venus faire des emplettes, s’invitent dans le fanatique débat. «Le Sénégal va gagner 5-0», pronostique l’un d’eux. Mais, son voisin revoit lui ses intentions à la baisse. «Moi, je pense que les Lions vont l’emporter 3-0», se convainc Sering Ndiaye. Et Mor d’expliquer que si le Sénégal a perdu au match aller, c’est a cause de l’arbitrage. «L’arbitre nous a refusé deux penalties, et celui qu’il siffle pour la Côte d’Ivoire n’était pas un vrai penalty. En plus, il a expulsé Faty (Jacques, auteur du penalty)», avance Mor Ndiaye pour justifier, à sa manière, la défaite des Sénégalais (4-2) à Abidjan. Un peu plus loin, une jeune dame place sur son étal ses légumes.
L’ombre d’El Hadj Diouf présente
A première vue, elle semble avoir d’autres intérêts que celui du match du Sénégal. Mais quand nous lui posons la question de savoir qui va gagner, sa réponse est surprenante. «Si Diouf était dans cette équipe, c’est sûr que le Sénégal allait gagner. Mais, je ne sais pas pourquoi il n’a pas été appelé», interroge-t-elle. Oui, comme Fatim D, de nombreux Sénégalais continuent de regretter l’absence de l’enfant terrible du football sénégalais. Elle est rejointe par un jeune homme qui est venu acheter un morceau de pain. «C’est n’est pas la peine de rêver. Le Sénégal ne pourra pas éliminer la Côte d’Ivoire. On a manqué le coche à Abidjan.
On aurait dû bien gérer notre avance», soutient-il, entre de bouffées de cigarette. Mais avec ou sans El Hadj Diouf, la majorité des Sénégalais pensent que les Lions de la Teranga vont se qualifier. Et ce n’est pas Abdoulaye Konaté, technicien de surface dans un hôtel dakarois qui dira le contraire. Entre deux coups de serviettes sur le marbre, il lance au passage son pronostic. «Nous allons gagner 3-1», lance-t-il. Abdoulaye Konaté explique qu’il sera impossible que les Eléphants ne marquent pas. Mais il soutient qu’au final, son équipe va l’emporter et se qualifier. Le plus renversant, c’est le chauffeur de taxi qui nous ramène vers la fédération sénégalaise de football. Boubacar Diop est plus qu’optimiste : «C’est fini, on a déjà gagné. Les marabouts de Balla Gaye et Yekini ont été sollicités pour aider les Lions. Et avec eux, c’est la victoire assurée». Même si dans les rues de la capitale sénégalaise, peu de choses indiquent un choc du football ouest-africain, tous les Sénégalais ont en mémoire ce match et prient pour la qualification de leur équipe. Mais tous restent convaincus que ça ne sera pas une partie de plaisir.
Le Patriote













