Les choses vont mal au sein du Rassemblement des houphouetistes pour la paix et la démocratie (RHDP). Le sort de Laurent Gbagbo est diversement apprécié dans les rangs des héritiers d’Houphouet-Boigny. Pour Anaky Kobena, Laurent Gbagbo »va s’en sortir ». Le président du Mouvement des forces d’avenir (Mfa) évoquait une libération probable de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, détenu à la CPI depuis décembre 2011. Les juges de la Cour pénale internationale venait de reporter le verdict de l’audience de confirmation des charges contre l’ancien président ivoirien. C’était en marge de la cérémonie de remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la paix au président français, François Hollande, le mercredi 5 juin dernier à Paris. «A La Haye, c’est le droit pur qui est dit. (…) Il va s’en sortir. Je lui demande de croire en son étoile. Les choses peuvent aller très très vite. On ne sait jamais», ajoutait-il. Une sortie pas forcément bien appréciée par les autres membres de la coalition.
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Des révélations sur les casses de la BCEAO 10 ans après
Les spectaculaires casses des agences de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) font le buzz sur la toile depuis 48h. A la faveur de la visite effectuée par le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, au Sénégal la semaine dernière, un site sénégalais a exhumé l’affaire. On se souvient qu’un an après l’éclatement de la rébellion en septembre 2002, soit en 2003, les agences de la Bceao de Bouaké puis Korhogo et Man avaient été braquées par des rebelles d’alors. L’on avait spéculé sur les sommes faramineuses sorties des coffre-forts des différentes agences. La Banque elle-même n’avait pas communiqué au grand public, le montant exact emporté lors de ces attaques. Au Sénégal où le leader de l’ex-rébellion, Guillaume Soro, était en visite la semaine dernière, le dossier des casses de la Bceao a fait et fait encore grand bruit. C’est que des journalistes sénégalais s’y étaient intéressés au point de mener des investigations, ayant abouti à des accusations portées contre l’ancien président Abdoulaye Wade. Selon eux, l’ex-chef de l’Etat sénégalais était trempé dans l’affaire en permettant aux auteurs des casses de blanchir leur butin à Dakar.
1O38 MILLIARDS VOLES
S’agissant des billets sortis des coffre-forts, l’on avance maintenant la faramineuse somme de 1038 milliards de F. CFA. « Une évaluation complète du préjudice causé à la Banque centrale a été faite. Les montants dérobés dans les trois agences s’élèvent à 1038 milliards de FCFA. Cet argent a d’abord été placé au Burkina Faso, base arrière de l’ex-rébellion, avant d’être convoyé au Sénégal en avion», rapporte en effet le site d’information sénégalais derniereminute, cité par Koaci.ci.
L’argent volé aurait été blanchi avec des complicités au plus haut sommet du gouvernement sénégalais d’alors et la direction de la Bceao. «Parce que, sans la complicité de la BCEAO elle-même, il était impossible de blanchir cet argent qui a été par la suite injecté dans le circuit», croit savoir le confrère, qui ajoute que ce trésor a été investi dans l’immobilier, la restauration et l’hôtellerie au Burkina Faso et dans bien des pays africains et même au Brésil, où certains auteurs de ces casses se sont offert des ranchs. Le confrère avance par ailleurs que, suite à une enquête promise par Charles Konan Banny, gouverneur de la Bceao à l’époque, toutes les personnes impliquées dans ce coup fumant ont été listées, mais l’affaire est restée sans suite. «Dix ans plus tard, on a vu les résultats. Les cerveaux de ces attaques n’ont jamais été inquiétés et aucune communication n’a été faite sur les pertes causées à la banque», note le site sénégalais.Et pourtant, l’ancien chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, avait déposé à l’époque des faits, une plainte contre X, après avoir reçu le rapport que lui avait adressé la »mission exploratoire », suivie de la »mission pluridisciplinaire » dépêchée par Banny sur les lieux en son temps. C’est du moins ce que rapportait Jeune Afrique dans son édition du 20 décembre 2003.
DES CHEFS D’ETAT DANS LE COUP
Mais, ces poursuites judiciaires sont restées sans suite. A l’époque, la France, rapporte pour sa part le confrère »L’Eléphant déchaîné », avait voulu faire arrêter tous les cerveaux des attaques, mais des chefs d’Etat, dont les pays ont tiré parti du fruit de ces casses, n’ont pas voulu s’associer à l’initiative des autorités françaises, au risque de se mettre en difficulté. Dix ans après ces braquages, le dossier ne semble pas être sorti des esprits. Au Sénégal où l’affaire avait conduit à des poursuites contre un journaliste et un homme politique du nom de Amath Dansoko, sous le régime d’Abdoulaye Wade, le dossier des casses de la Bceao est loin d’être rangé au placard. La preuve, dans une interview accordée il y a quelques jours au site sénégalais seneweb, Amath Dansoko est revenu sur ses accusations quant au rôle joué par les anciens dirigeants sénégalais dans cette affaire. «Je maintiens que l’argent a été blanchi ici à Dakar. Le ministre des Finances ivoirien de l’époque l’a dit ici, et personne n’a protesté. Il (Ndlr. : Wade) s’acharnait contre Banny (Ndlr. : ancien directeur de la banque) (…). Lors d’une conférence de presse à Dakar, Banny a dit qu’il ne sait pas si demain il sera encore vivant, évoquant une menace de mort, mais nous savons que de hautes autorités ont blanchi l’argent de Bouaké et Korhogo et nous rendrons la liste publique dans quelques jours. Dès le lendemain, Abdoulaye Wade est allé s’agenouiller devant lui pour le supplier de ne pas le faire», a notamment déclaré ce ministre d’Etat dans le gouvernement Malick Sall.
Assane NIADA – L’Inter
Affaire Gbagbo: Philippe Mangou soutient qu’il n’est pas un traître
L’ancien Chef d’état major (Cema) des ex-Forces de défense et de sécurité (Fds), le général Philippe Mangou, nommé en mai 2012 par le Président ivoirien Alassane Ouattara, Ambassadeur plénipotentiaire de la Côte d’Ivoire au Gabon, vient de dire sa part de vérité dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. A l’occasion du séjour du Chef de l’Etat ivoirien au Gabon depuis le samedi 15 juin 2013 dans le cadre du »New York Forum Africa », il a été interrogé par la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti)1ère chaîne, le même samedi. Le Diplomate n’a pas tari d’éloges à l’endroit du numéro 1 ivoirien. »Je voudrais dire un grand merci au Président Alassane Ouattara qui m’a nommé », a-t-il dit. Avant de faire le commentaire suivant : » Il (Alassane Ouattara, Ndlr) montre à tous qu’il n’y a vraiment pas de haine dans son cœur. Il montre à tous qu’il tend la main dans la phase de reconstruction de notre pays, à tous les enfants de ce pays, sans distinction, pour que chacun puisse apporter sa contribution. Je crois que c’est ce que nous devons faire ». Répondant à ceux qui affirment qu’il a trahi l’ancien chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, pendant la crise postélectorale, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon a laissé entendre : »Nous devons savoir, tous les Ivoiriens, que, quand nous avons servi un Président avec détermination, avec loyauté, avec fidélité, et qu’un autre vient à être élu par le peuple souverain de Côte d’Ivoire, on se doit de le servir également avec fidélité, avec loyauté, avec détermination. Certains ne le comprennent pas. Ils parlent de trahison. Non ! Il faut être animé de l’esprit républicain ». Notons qu’aujourd’hui, le général Philippe Mangou, après la rencontre avec les Ivoiriens résidant au Gabon, sera encore aux côtés d’Alassane Ouattara ce lundi 17 juin 2013, à la cérémonie de baptême et de sortie de la 12ème Promotion des Officiers de l’Ecole d’Etat-Major de Libreville. Le président ivoirien est le parrain de cette cérémonie.
BAMBA Idrissa
Tanzanie-Côte d’Ivoire (2-4)
Grâce à leur victoire 4 à 2 devant la Tanzanie, les Eléphants, sans la vedette Didier Drogba, comptent cinq points d’avance sur le Maroc, qui a battu 2-0 la Gambie samedi à Marrakech dans le groupe C alors qu’il ne reste qu’un match à disputer. Les Tanzaniens avaient ouvert le score dès la 2e minute par Amri Kiemba. Laciné Traoré parvenait à égaliser dans la foulée (13e), avant que Yaya Touré ne donne l’avantage aux Ivoiriens (2-1, 23e).
Les Tanzaniens égalisaient ensuite par Thomas Ulimwengu, avant que Touré ne frappe encore, convertissant un pénalty juste avant le repos (3-2, 44e) au terme d’une première période riche en rebondissements. En seconde période, le remplaçant
Wilfried Bony parachevait la victoire de la Côte d’Ivoire avec un but trois minutes dans les arrêts de jeu à Dar-es-Salaam.
Côte d’Ivoire: des hommes armés assiègent un village /1 mort
Une fusillade perpétrée par des inconnus lourdement armés a fait au moins un mort à Gagnoa, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire, a appris Xinhua samedi de source sécuritaire.
Les assaillants armés ont investi nuitamment le village de Serihio-Koffikro qu’ils ont pris en otage pendant plusieurs heures, et un villageois a trouvé la mort lors des tirs d’armes automatiques.
Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) alertées de la présence du commando armé, se sont déportées sur les lieux pour les déloger.
Après le repli des assaillants, les militaires ont organisé une battue et ont découvert plusieurs armes lourdes et armes automatiques dissimulées dans la forêt.
Les forces de sécurité ont salué la collaboration des villageois, et invité l’ensemble des habitants à dénoncer toute présence suspecte.
Des attaques sporadiques perpétrées ces derniers mois dans plusieurs régions notamment l’ouest du pays ont fait au total une quinzaine de morts.
Les autorités militaires se sont engagées à prendre des mesures sécuritaires « corsées » face à ces violences, en créant des bataillons de sécurisation dans différentes régions.
Le parti de Gbagbo exige la libération « immédiate » du leader de sa jeunesse
Xinhua/ABIDJAN – Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ex président Laurent Gbagbo, exige la libération » immédiate » du leader de sa jeunesse, Justin Koua, arrêté le 7 juin et écroué à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).
Dans un communiqué transmis vendredi à Xinhua, le FPI « condamne avec force l’enlèvement de Koua Justin » et « exige » sa libération » immédiate ».
Le secrétaire national par intérim de la jeunesse du FPI, Justin Koua, a été arrêté le 7 juin alors qu’il participait à une réunion au siège de son parti.
Présenté à un juge d’instruction lundi, il a été inculpé d’ » atteinte à la sureté de l’Etat, offense au chef de l’Etat, trouble à l’ordre public et participation à bande armée » et écroué à la Maca mardi.
Le FPI dénonce un « enlèvement crapuleux » qui rappelle, selon lui, « la brutalité et l’illégalité » des procédures accompagnant » le kidnapping » de centaines de partisans de Laurent Gbagbo, notamment « la violation de domicile, l’absence de mandat judiciaire et les exactions contre les innocents ».
Le FPI dénonce également une « justice à double vitesse » au profit des « vainqueurs », soulignant qu’aucun militaire ou militant favorable au président Alassane Ouattara n’a fait jusqu’à présent l’objet de procédure judiciaire.
Pour le parti de M. Gbagbo, l’arrestation de ses militants vise son « exclusion » de la vie politique et la mise en place par le gouvernement d’un « contexte de terreur et d’impunité » pour » annihiler l’Etat de droit et la démocratie » et assurer « le retour de la pensée unique ».
Le FPI appelle les Ivoiriens à « sauver » leur pays de ce « péril » et interpelle la communauté internationale qui « semble avoir accordé une sorte de blanc-seing au régime Ouattara ».













