Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Sous pression Ouattara nomme Ahoussou ministre d’État (décret)
Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République a signé, ce jour, le décret n° 2013-09 du 09 janvier 2013 portant nomination de M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU, en qualité de Ministre d’Etat auprès du Président de la République.
COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Fait à Abidjan, le 09 janvier 2013
n° 2013-09 du 09 janvier 2013
portant nomination d’un Ministre d’Etat
auprès du Président de la République
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Vu la Constitution,
D E C R E T E :
Article 1 : Monsieur Jeannot Kouadio AHOUSSOU est nommé Ministre
d’Etat, auprès du Président de la République.
Article 2 : Le présent décret sera publié au Journal Officiel de la République
de Côte d’Ivoire.
Fait à Abidjan, le 09 janvier 2013
Alassane OUATTARA
Côte d`Ivoire : l`opposition semble trouver peu à peu sa place
En Côte d’Ivoire, l’opposition, qui discute avec le gouvernement, revendique toujours la formation d’une nouvelle Commission électorale indépendante, le report de la date des élections locales, l’accès aux médias publics et le respect de la liberté de rassemblement. Près de deux ans après la fin de la crise post-électorale et à l’approche des dernières élections de sortie de crise, où en est le dialogue politique aujourd’hui dans le pays ? Pouvoir et opposition ont-ils toujours des positions inconciliables ?
La troisième rencontre, lundi 7 janvier, du cadre permanent du dialogue aura fait bouger les lignes. Depuis presque un an, l’opposition réclame un statut spécifique. « Il en train d’être élaboré », assure une source proche du dossier. Quant au financement de tous les partis politiques, le pouvoir a fait une proposition lundi ; mais celle-ci a été jugée insuffisante. Les discussions sur le sujet vont se poursuivre…
RFI
GRANDE MARCHE PARISIENNE DE LA RESISTANCE IVOIRIENNE DU SAMEDI 12 JANVIER 2013
CONTRE LE PERMIS DE TUER ACCORDE A LA FORCE LICORNE EN CÔTE D’IVOIRE
Métro L 2,6 et RER A
75055 01 PARIS CEDEX
*Quelques liens vers la mise en cause de la Licorne dans les exactions commises en CI :
Permis de tuer en CÔTE D’IVOIRE. Liens vers des vidéos et articles consacrés au verdict aussi indigne que malheureusement prévisible :http://nouveaucourrier.net/
http://www.kamayiti.com/cote-
http://www.lyonne.fr/accueil/ http://www.ledauphine.com/ http://www.liberation.fr/ http://news.abidjan.net/h/ http://www.tv5.org/cms/chaine- |
Quelques images de la manifestation du vendredi 14 décembre contre le permis de tuer donné à la Force Licorne en Côte d’Ivoire :
Article de Survie contre le permis de tuer accordé à la Licorne en Côte d’Ivoire :
L’association Survie s’indigne de la décision du ministère public de ne pas faire appel du verdict rendu dans le procès de l’affaire du meurtre de Firmin Mahé. Les peines avec sursis prononcées contre les militaire français jugés coupables de ce crime de guerre commis en Côte d’Ivoire sont en effet insignifiantes. Mais surtout, les responsabilités au sommet, tant militaires que politiques, ont été honteusement escamotées. Signe que les interventions de l’armée française en Afrique demeurent au-dessus de tout contrôle.Le 13 mai 2005 en Côte d’Ivoire, des soldats de l’opération française Licorne étouffaient un Ivoirien au moyen d’un sac poubelle. Firmin Mahé était le chef présumé d’une bande armée, accusée de crimes dans la zone de confiance qui séparait le sud du pays, contrôlé par le gouvernement, et le nord, occupé par la rébellion. Suite aux accords de Linas-Marcoussis et aux résolutions de l’ONU, les casques bleus, fortement épaulés par les militaires français, y étaient en charge de la sécurité.C’est dans cette zone « de confiance » en fait zone de non-droit, où a explosé la criminalité [1] que nos militaires se sont affranchis des règles. Emploi d’indics ivoiriens sous uniforme français [2] ! Passages à tabac et traitements dégradants [3] !, Exhortation du colonel Burgaud pour « buter » un criminel pour l’exemple [4] ! Et donc exécution extra-judiciaire pour Firmin Mahé. Rappelons aussi que, dans la même région, des soldats de Licorne avaient braqué une banque [5] !Vendredi 7 décembre 2012, la Cour d’assises a déclaré coupables trois des quatre militaires jugés dans cette affaire. Après deux semaines d’audiences, ces militaires ont été adroitement décrits comme les véritables victimes de cette affaire – victimes d’un mandat onusien irréaliste, victimes de casques bleus incompétents, victimes d’ordres illégaux, victimes d’une institution qui dresse des hommes à abandonner tout jugement – ces auteurs d’un crime de guerre caractérisé ont été condamnés à seulement un an à cinq ans de prison avec sursis. Dès le mardi 11 décembre, le Parquet a déclaré qu’il ne ferait pas appel de cette décision, avalisant ainsi une forme de « permis de tuer » pour les militaires français en Afrique : vous avez le droit à un assassinat, mais pas à deux. Si le jugement prononcé était juste, ce même jugement devrait en effet être prononcé de nouveau à l’avenir contre tout autre militaire qui, face à une situation complexe, se rendrait coupable d’exécution extra-judiciaire sur un prisonnier criminel. Le jugement actuel crée ainsi une jurisprudence dangereuse.Par ailleurs, de bout en bout, la gestion de la crise ivoirienne est française. Les résolutions de l’ONU, qui donnent mandat à la force Licorne, ont toutes été écrites par la délégation française. Les accords de Linas-Marcoussis, qui ont instauré la zone de confiance et sur lesquels s’appuyait l’ONU, ont été imposés depuis Paris. Les missions sous casques bleus sont pilotées depuis New-York par les diplomates, immuablement français, qui dirigent le département des opérations de maintien de la paix.On sait d’ailleurs que les méthodes expéditives de l’armée française en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire, ne s’arrêtent pas à l’affaire Mahé. En d’autres circonstances, un chasseur alpin dira « des affaires Firmin Mahé, mettant en cause des officiers supérieurs, j’en ai vu plusieurs pendant que j’étais en Côte-d’Ivoire. » [6]Si, au contraire d’affaires similaires, l’élimination de Firmin Mahé a eu des conséquences judiciaires, c’est très probablement à cause de l’épisode dramatique qui l’a précédé en novembre 2004 et qui oppose deux acteurs majeurs de l’époque : la ministre de la Défense Alliot-Marie et le commandant de la Force Licorne à l’époque, le général Henri Poncet. Il s’agit du bombardement de Bouaké, dans lequel neuf soldats français ont été tués et qui a précédé de sanglantes représailles de l’armée française sur les civils Ivoiriens. Après la plainte des familles des soldats français victimes de ce bombardement, les partitions jouées par le général Poncet et par Michèle Alliot-Marie ne s’accordent guère. Devant la juge du Tribunal aux Armées de Paris, le général évoque une « bavure manipulée » [7] destinée à justifier le renversement du président Gbagbo. Pour le contrer, l’ex-ministre exploite médiatiquement l’affaire Mahé. Tandis qu’en 2010, à l’issue de l’instruction, le Tribunal aux Armées de Paris renvoie aux assises les quatres militaires qui viennent d’être jugés, leur responsable hiérachique, le général Poncet, bénéficie d’un non-lieu. Les audiences du procès ont pourtant révélé l’existence de rapports internes à l’armée sur ce général au « style de commandement très violent, très pousse-au-crime » [8], qui aurait ordonné à l’un de ses colonels, après le bombardement de Bouaké, « je veux des morts ivoiriens » [9] .Exonération de la haute hiérarchie militaire de ses responsabilités, refus du ministère public de faire appel des peines de sursis prononcées : le précédent créé par cette première affaire en cour d’assises concernant des militaires coupables d’homicide est désastreux. L’association Survie s’indigne d’une telle indulgence pour les exécutants et leur chef, qui n’a pas été inquiété. Cela revient à blanchir officiellement les comportements criminels de l’armée française en Afrique.[1] Lire « Les gens sont abandonnés à leur sort ». Témoignages recueillis en Côte d’Ivoire : 2003-2006, Médecins sans Frontières Belgique, 2007. Ce rapport n’est plus disponible sur internet mais peut être consulté sur le site de Survie. Parmi les témoignages recueillis, un membre du personnel médical de la ville de Man déclarait en août 2005 : « les victimes de violences, qui se font soigner ici, viennent pour la plupart de l’intérieur de la zone de confiance. Le danger y est omniprésent. Les habitants y sont abandonnés à leur sort. Ils ne peuvent compter sur personne pour assurer leur sécurité. Lorsqu’un vol est commis d’un côté ou de l’autre de la zone de confiance, on appelle la police et c’est fini. Mais qui garantit la sécurité dans cette zone ? Tout le monde peut y faire ce qu’il veut sans risque d’être inquiété car les crimes restent impunis. »[2] Guy Raugel : « J’avais monté un réseau d’indics qui ne se connaissaient pas pour pouvoir recouper les informations. Ponctuellement, je mettais dans mes patrouilles un indic déguisé en militaire français. » Le Dauphiné Libéré, 27 novembre 2012. Guy Raugel a répété ses propos devant la cour d’assises.[3] Lire L’armée parmi les accusés au procès des mosquées brûlées, Libération, 07/12/2006. Au sujet d’un ancien caporal chasseur alpin condamné au procès des mosquées brûlées d’Annecy : « À plusieurs reprises, il a participé à la force d’interposition entre rebelles et partisans du président Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire. Il évoque l’affaire Firmin Mahé, ce jeune Ivoirien tué par des soldats français, et dit : « des affaires Firmin Mahé, mettant en cause des officiers supérieurs, j’en ai vu plusieurs pendant que j’étais en Côte-d’Ivoire. » Il raconte que lorsqu’ils attrapaient un rebelle, ils « le ligotaient et le sergent lui mettait un coup dans la gueule, puis c’était chacun son tour, et on le faisait sinon on était traités de pédés ». David Métaxas, avocat de la Licra, lui demande alors combien de fois c’est arrivé. Il soupire, ne sait pas, suggère qu’il a vu pire mais ne peut pas le dire. Puis rapporte cette anecdote : pour l’un de ses anniversaires, un lieutenant lui aurait dit : « joyeux anniversaire caporal. Comme cadeau, je t’offre trente Noirs pour construire un bunker. » La cour ne comprend pas, lui demande d’être plus clair. Il explique alors qu’il s’agissait d’un jeu fréquent. Des « esclaves » à qui l’on faisait construire des « postes de combat avancés » dont l’armée n’avait pas besoin. »[4] Le colonel Burgaud a dit à ses hommes : « Il faut en buter un. Tant qu’on n’en aura pas tué un, le problème ne sera pas réglé. » À la barre, il a expliqué qu’il s’agissait en fait de « faire un flagrant délit ».[5] C’est l’affaire de la BCEAO : 12 soldats de la force Licorne ont été condamné à de la prison ferme pour avoir pillé la banque qu’ils étaient censés garder.[6] Cf. supra, L’armée parmi les accusés au procès des mosquées brûlées, Libération, 07/12/2006.[7] Lire Le bombardement de Bouaké, une « bavure manipulée » ? Mediapart, 06/11/2011.[8] Témoignage du général de Malaussène devant la cour d’assises, le 4 décembre 2012.[9] Le colonel dont il s’agit, Luc de Revel, est aujourd’hui sous-directeur de l’Afrique subsaharienne pour la coopération militaire au Ministère des affaires étrangères. Son témoignage, qui figure dans le dossier Mahé (Mediapart, 06/11/2011), a été rappelé devant la cour d’assises par le général de Malaussène.
Lien vers un article sur le procès MAHE tout en iniquité et abus de faiblesse sur fond de criminalisation a posteriori de la victime :http://contrepoids-infos. blogspot.fr/2012/12/ lassassinat-barbare-de-firmin- mahe-le.html
Quand Dramane salue Dramani dans un silence glacial !
Ouattara s’est donc déplacé à Accra, capitale du Ghana hier pour assister à l’investiture véritable du véritable chef de l’Etat, John Mahama Dramani, tout de blanc vêtu. Sa visite aura été très rapide car l’argent qui travaille l’attend impatiemment en Côte d’Ivoire, son cher pays qui ne peut pas se passer de celui qui à défaut de créer l’argent, le tricote et l’insère dans la construction des ponts et autoroutes ! Cet argent si visible dans les travaux herculéens, voire titanesques de quelques chantiers gigantesques, a du mal à se répliquer en modèles plus réduit, sonnants et trébuchants, pièces rondes et rectangles de papier dans les poches des ivoiriens… Mais grâce à la présence de Christine Lagarde, son amie, sa sœur du FMI, avec laquelle il planche en ce moment, il nous livrera bientôt la suite 2 du cours d’économie sur l’argent qui travaille.
Il semblerait que son passage éclair au Ghana soit dû aussi, au peu de chaleur rencontrée lors de son escale. Le bruit court que le pauvre mal aimé,’ en l’absence de sa chère Dominique, toujours vaillante, toujours tellement souriante, tellement généreuse en vaccins, kits d’école, cadeaux de Noël-, a été sérieusement humilié lorsqu’il s’est approché de son collègue Dramani qui recevait les salutations de ses amis lors du cérémonial des vœux. Quel affront, un Dramane chahuté alors qu’il vient saluer son presque homonyme Dramani, qu’il veut féliciter pour son investiture ! La foule a observé une minute de silence, glaciale, paraît-il, avant de lever la voix, de murmurer de plus en plus fort sa désapprobation ! Et de ce fait, il n’a pu poser la question à son hôte, question qui le taraude et le mine : comment se faire aimer d’un peuple, comment gagner une élection sans bourrer les urnes ? Il a tout essayé, lui aussi s’habille souvent en blanc, demande que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, son porte parole Joël N’guessan, a même joué les prophètes bibliques avec ses expressions « que celui qui a des oreilles, que celui qui a des yeux… », Mais, rien n’y fait, les Ivoiriens ne se reconnaissent plus dans ces paroles sans avenir d’un faux prophète et de son mentor.
Et pourtant, aujourd’hui encore, Ouattara fait des efforts : il n’est pas venu avec la DST et ses agents pour essayer de ramener de force dans ses bagages quelques exilés « sur le point de rentrer », comme le relaient régulièrement ses journaux. Il n’a pas non plus profité de son escapade ghanéenne pour rencontrer ses chers compatriotes militaires en exil pour leur proposer de rebâtir avec lui la nouvelle armée ivoirienne réconciliée de demain. Il aurait pu le faire, car les anciens frères Cissé s’affranchissent de plus en plus de leur Grand Frère, et leur place dans l’armée devient vacante, maintenant que les Forces Rebelles, pardon républicaines de CIV ont toutes montées des commerces de proximité qui prennent le Président au mot en faisant travailler l’argent de l’Etat, sous forme de check points, et de cabinets de « parrainage chantant » des entreprises et petits commerces : ne dit-on pas que le soir leurs barrages de contrôle poussent comme des champignons dans tous les quartiers d’Abidjan ? Ne les voit-on pas rester très près des étals pour « sécuriser les marchands » ?
Pauvre Ouattara, il a même renoncé au réveillon avec Nicolas et Carla, et Dominique ne pourra pas offrir à la petite Julia Sarkozy, après les milliers d’enfants rattrapés, le cadeau de Child of Africa auquel tous les Ivoiriens ont contribué même sans le savoir, car pris sur le budget de l’état !
Pauvre Président privé de France, mais consolé par la sauterie organisée par ses proches pour fêter son déclin, son 71ème hiver avec la musique et le play-back de Chris Brown et le corps déhanché dé Rihanna, tandis que les Ivoiriens se faisaient piétiner dans l’obscurité, faute de forces de l’ordre pour assurer leur sécurité, trop occupée qu’elles étaient à assurer celle de l’Economiste qui travaille d’arrache pied à gaspiller les deniers publics !
Pauvre Ouattara,les catastrophes de fin d’année, l’ont obligé à faire profil bas et serrer les mains des blessés, promettre des enquêtes bouclées en un temps record, alors que les auteurs de la plupart des massacres non seulement courent toujours, mais ne sont même pas interpellés : Ainsi le préfet de Nahibly, Jean Baptiste Etoh, qui assiste en direct au carnage, sans bouger, sans lever le petit doigt pour éviter le pire…
Heureusement qu’il aura eu une compensation avec l’arrivée de Christine Lagarde, venue saluer ses efforts, sa bonne gouvernance, affirmer qu’elle croit au second miracle économique de la Côte d’Ivoire, fêter les rois avec lui, extraire jusqu’à la dernière fève de la galette Côte d’Ivoire, et l’exhiber tel le travail qui doit se visibiliser à l’étranger, dans cette Côte d’Ivoire en chantier, où l’avenir des Ivoiriens ne sera plus que virtuel, un écran de fumée…
la Côte d’Ivoire relevée, libéré est-ce seulement un rêve ? Non, si la marée humaine ivoirienne, puis de toute l’Afrique de l’ouest, déferlait comme une lame de fond, pour dire non à ce scénario inique qui n’a que trop duré et vomir bien loin de ses rivages tous ces croques morts du FMI, et leurs cercueils de prêts et d’investissements.
Shlomit Abel, 8 janvier 2013
Côte d’Ivoire : DECLARATION DU PRESIDENT DE L’UNION DES NOUVELLES GENERATIONS
Ivoiriens, ivoiriennes, mes chers militants et militantes de l’Union des Nouvelles Générations, c’est avec la gorge nouée et le cœur étreint par la douleur du deuil que je vous fais cette adresse en ce début d’année 2013. Au moment même où j’écris ces lignes, j’apprends la disparition tragique de 61 ivoiriens le jour même de la célébration du nouvel an. Une telle hécatombe ne s’est jamais produite dans notre pays le jour de la Saint Sylvestre ; les enseignements qui en découlent sont légion mais je me garde de commenter. Car commenter au moment même où les familles éplorées portent le voile du deuil, ce serait faire preuve d’un cynisme plus tragique que le drame lui-même. Je m’incline devant la mémoire des 61 morts tout en souhaitant un prompt rétablissement à tous les blessés.
Mes chers compatriotes, nous sortons de l’année 2012 qui aura été pour notre pays, l’année de l’échec sur tous les plans. Nous rentrons en 2013 qui est la troisième année après les élections 2010 qui nous ont conduit à la crise dans laquelle nous sommes.A l’entame de cette année 2013, notre pays continue d’envoyer des signaux d’alarme les plus inquiétants à propos de la situation sécuritaire, économique et sociale sans oublier les conditions démocratiques. Des FRCI présentés comme « éléments indisciplinés » continuent de sévir partout sur le territoire, le nombre des armes légères et lourdes en circulation atteint des proportions affolantes. A cela s’ajoute le malaise grandissant qui a pris possession de l’armée à cause des attaques répétées pour lesquelles les ex FDS et les rebelles devenus FRCI se soupçonnent mutuellement. Cette instabilité des forces de défense et de sécurité, couplée à la volonté des tenants du pouvoir actuel, compromet gravement le caractère démocratique du jeu politique. Sur l’ensemble du territoire, 496 personnes sont encore détenues à cause de leur soutien à Laurent Gbagbo pour les civils et à la république pour les militaires. Les rassemblements et réunions des partis politiques de l’opposition sont réprimés ou carrément interdits par les forces armées du pouvoir. C’est dans ces conditions que les tenants du pouvoir veulent aller à des élections municipales et régionales auxquelles ils invitent l’opposition et sans avoir tiré les leçons de l’échec du scrutin des législatives.
A propos de ces élections, il serait raisonnable qu’elles ne se tiennent pas dans les conditions ci-dessus décrites. Quand le pouvoir de M. Ouattara insiste pour aller à ces élections malgré ces conditions, cela pose une question fondamentale : Veut-on aller à des élections pour ouvrir le jeu démocratique ? Ou veut-on aller à ces élections pour se faire accompagner afin de légitimer un pouvoir qui s’assèche de jour en jour?
En ce qui concerne l’Union des Nouvelles Générations, je crois qu’il est temps que le pouvoir en place arrête d’organiser des simulacres d’élections. Car une vraie élection, c’est une élection pour laquelle l’opposition peut faire librement campagne sans que ses militants ne soient traqués ou intimidés ; une vraie élection est une élection organisée par une CEI dont la composition garantit son impartialité ; une vraie élection est une élection pour laquelle le découpage administratif reflète réellement la répartition des populations sur l’ensemble du territoire ; une vraie élection est une élection qui donne la possibilité réelle à tous les candidats de se présenter. Or plusieurs grands candidats à ces élections sont en prison pour certains et en exil pour d’autres.
De ce qui précède, il est évident qu’organiser de telles élections dans de telles conditions, ce serait apporter un nouvel élément de preuve de la disparition de la démocratie depuis le 11 avril 2011. Participer à de telles élections dans de telles conditions, ce serait se rendre complice de la destruction programmée de notre pays.
J’en appelle donc à une appréciation de la situation assez responsable de la part de la classe politique ivoirienne qui ne doit pas perdre de vue que l’enjeu principal n’est pas la réalisation des ambitions personnelles et égoïstes mais la mise en place de collectivités locales fortes et stables. J’invite surtout le pouvoir à apporter « les solutions » tant promises aux problèmes des ivoiriens qui s’aggravent avec le chômage qui galope, la cherté de la vie qui s’amplifie, l’école qui se meurt, la sécurité qui n’existe plus etc. Il est temps, et nous le réitérons, que le pouvoir accepte d’aller à la démocratie en libérant les prisonniers politiques et en libérant les libertés publiques emprisonnées.
Aux ivoiriens en général et aux militants de l’Union des nouvelles Générations en particulier, je souhaite une bonne, heureuse et prospère année 2013. Que cette année vous éloigne du malheur pour vous rapproche du bonheur.
A vous militants de l’Union des Nouvelles Générations, je vous demande de rester mobilisés et à l’écoute de la Direction du parti.
J’invite les ivoiriens à continuer de croire en des lendemains meilleurs qui sont proches de nous malgré les difficultés du présent. Il est indéniable que le prix que nous avons payé et que nous sommes encore en train de payer pour ce combat est lourd. Mais il est tout aussi indiscutable que le prix payé pour une cause, aussi cher soit-il, n’est jamais payé en vain !!!
Vive l’union des nouvelles générations ! Vive la nation ivoirienne !
C’est Dieu qui est fort !!!
Fait en exil le 1er janvier 2013
M. Stéphane KIPRE
Président de l’Union des Nouvelles Générations













