ACCRA, Un tribunal d`Accra a annoncé avoir accordé
mardi la liberté sous caution au porte-parole de l`ancien président ivoirien
Laurent Gbagbo, Justin Kone Katinan, détenu au Ghana et dont son pays réclame
l`extradition.
« Il est très probable que la procédure (d`extradition) soit retardée et par
conséquent je vais accordé à l`accusé la liberté sous caution », a dit le juge
Aboagye Tandoh. Détenu depuis août au Ghana où il s`était réfugié, M. Koné
Katinan est visé par un mandat d`arrêt international, émis par Abidjan, pour
« crimes économiques » en tant que ministre du Budget durant la crise née du
refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite face Alassane
Ouattara en décembre 2010.
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
COUR PENALE INTERNATIONALE / Le « deal » qu’on propose à Gbagbo
Les nouvelles en provenance de la Haye sont bonnes à en croire une source diplomatique à Paris. Elle révèle que des tractations sont en cours à la Haye pour la libération sous paiement d’une caution de Laurent Gbagbo. La raison, poursuit notre informateur est que certaines personnalités politiques de l’Occident sont gagnées par l’effroi et la frayeur. Elles craignent que Laurent Gbagbo, qui semble détenir des dossiers compromettants sur des chefs d’Etat et hautes personnalités du monde, comme l’aurait signifié implicitement à travers ses propos «J’irai jusqu’au bout», fasse des confidences le jour de sa comparution au procès de confirmation des charges contre lui. Le président Laurent Gbagbo est serein quant à l’issue du procès. Je tiens à vous porter l’information. Je suis un Diplomate résident à paris. Je me suis rendu au centre pénitentiaire de Scheveningen, le lieu de détention du prisonnier le plus populaire au monde, ou je l’ai rencontré et j’ai longuement échangé avec lui. Je vous livre en substance le contenu de notre entretien. Mais au préalable, il convient de préciser que j’insiste sur la divulgation de cette information primordiale afin que la vérité soit connue de l’opinion nationale et internationale. Laurent Gbagbo a pris la précaution, depuis les tristes évènements de novembre 2004, d’enregistrer toutes ses conversations téléphonique avec les personnalités européennes et américaines. Ainsi, il est en possession d’enregistrements sonores de conversations compromettantes des personnalités comme le Président américain Barack Obama. Ces bandes sonores mettent en cause leur implication de façon irréfutable dans le complot qui serait à la base de la crise ayant fait des milliers de morts. Ensuite, sa défense détient tous les éléments filmés sur la participation effective de l’armée française dans le bombardement de sa résidence de Cocody, sur son arrestation et sa remise aux ex-rebelles. Pour faire donc taire le Président Laurent Gbagbo, ce prisonnier devenu trop incommodant, un compromis juridique lui aurait été proposé. Cet arrangement juridique consisterait à la mise sous liberté contre le paiement d’une caution qui reste à déterminer pour contenter toutes les parties et sauvegarder l’image des personnalités directement impliquées dans la chute de Laurent Gbagbo et la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, a précisé le diplomate. Cette conciliation comprend également des propositions de pays d’asile tels que l’Ouganda. Mais cette proposition a été catégoriquement balayée du revers de la main par Laurent Gbagbo .Dont le souhait le plus ardent demeure de retourner au pays, auprès des
siens et des partisans. Les pourparlers sont lents mais avancent tout de même. Au regard de ce qui précède, il n’est pas surprenant que Laurent Gbagbo recouvre la liberté d’ici peu. C’est un chef.
Vergos Vespucci,
correspondance particulière
Audience de Gbagbo les 24 et 25 septembre Les révélations d’un conseiller à la CPI
Les 24 et 25 septembre prochains, la cour pénale internationale tiendra une audience à huis-clos pour examiner l’aptitude du président Laurent Gbagbo à participer à l’audience engagée contre lui. Dans l’interview qui suit, M. Gilbert Bitti, conseiller juridique principal à la section préliminaire de la Cour explique les enjeux de cette audience.
Pourquoi l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Laurent Gbagbo prévue le 13 août a-t-elle été reportée ?
Gilbert Bitti : L’audience a été reportée parce que la défense a soulevé, il y a maintenant plusieurs mois, la question de l’aptitude de M. Gbagbo a suivre la procédure. Et donc la chambre a besoin de temps après notamment le dépôt du rapport d’expertise pour pouvoir réellement décidera de son aptitude a suivre la procédure. Tant que la chambre n’a pris une décision sur son aptitude, la procédure ne peut suivre son cours normal.
Pourquoi les juges de la CPI ont-ils décidé de tenir une audience sur la santé de Laurent Gbagbo ? Pourquoi une audience à huis clos ?
G.B : D’abord une audience les 24 et 25 septembre 2012, pour permettre a la Chambre et aux parties de poser des questions aux trois experts qui ont déjà dépose des rapports a la Chambre. Et aussi pour permettre a la Chambre d’avoir les observations des parties, aussi bien le procureur que la défense. Pourquoi une audience a huis clos ? Parce que les rapports des experts qui touchent a l’état de sante de M. Gbagbo ont été déposés a titre confidentiel. Il n’est pas possible d’exposer de manière publique tous les détails de l’état de sante et tout ce qui a été exposé dans les rapports des experts.
Quel type de maladie pourrait occasionner l’annulation de l’affaire contre Laurent Gbagbo ?
G.B : Il ne s’agit pas vraiment de discuter d’une maladie éventuelle de M. Gbagbo. Il s’agit de discuter et de décider s’il a la capacité de comprendre la procédure. S’il peut suivre de manière effective la procédure qui est en cours maintenant devant la Cour pénale internationale contre lui. Donc, on ne va pas réellement discuter d’une maladie. On va simplement discuter de savoir s’il est possible pour lui de suivre cette procédure, s’il est apte a suivre une procédure et a la comprendre et a y participer de manière effective.
Si les experts médicaux confirment que Laurent Gbagbo aurait été maltraité en Côte d’Ivoire, la CPI le libérera-t-elle ?
G.B : La question a déjà été posée par la défense sous l’angle de la possibilité –eu égard au traitement allègue dont il aurait souffert en Cote d’Ivoire avant sa remise a la Cour pénale internationale de savoir si la Cour pouvait exercer sa compétence. La Chambre préliminaire y a répondu le 15 aout 2012 en disant que cela n’empêchait pas la CPI d’exercer sa compétence a l’égard de M. Gbagbo. Mais la défense a fait appel. Donc la question est maintenant pendante devant la Chambre d’appel. Il faut bien entendu attendre ce que la Chambre d’appel va décider sur ce point. En ce qui concerne la possibilite de continuer la procédure eu égard a ce qui s’est passe en Cote d’Ivoire, ce qui nous importe maintenant, c’est de savoir s’il est apte ou pas a suivre la procédure devant la CPI. C’est ce qui compte. Indépendamment de ce qui s’est passe en Cote d’Ivoire, ce qui compte, c’est son état actuel. Est-ce que, actuellement, il a la capacité de suivre la procédure et d’y participer.
Que se passera-t-il si les juges estiment que Laurent Gbagbo n’est pas en état d’assister à l’audience de confirmation des charges ? Sera-t-elle tenue en son absence ?
G.B : Il y a différents problèmes. Le premier problème c’est de savoir s’il est apte ou pas. S’il n’est pas apte, a ce moment-la, on va appliquer la règle 135 du règlement procédure et preuve qui dit qu’on va reporter l’audience de confirmation des charges. Et on va vérifier si a un moment ou a un autre, il redevient apte a suivre cette procédure. La possibilité d’une audience en l’absence de M. Gbagbo est un problème différent qui est, lui, règle par l’article 61 paragraphe 2 du Statut de Rome. L’intéressé a la possibilité de renoncer a son droit d’être présent. Mais ca veut dire qu’il est apte. On ne va pas tenir une audience en son absence s’il est décide qu’il n’est pas apte. S’il est apte, il peut demander a ce que l’audience ait lieu en son absence. Et c’est au juge de décider si oui ou non l’audience aura lieu en son
absence. Mais, tant qu’il n’est pas décide qu’il est apte, on s’interrogera pas sur le fait de savoir si l’audience aura lieu en son absence ou en sa présence sachant que c’est a lui de demander que l’audience soit en son absence. Ce n’est pas au juge d’imposer que l’audience ait lieu en son absence. Logiquement, le Statut ne prévoit que l’audience a toujours lieu – sauf exception, une des exceptions étant la demande de l’intéressé– en sa présence. A condition qu’il soit juge apte a participer a cette audience et a suivre la procédure comme je l’ai explique préalablement.
Quand est-ce que les juges prendront leur décision sur l’état de santé de Laurent Gbagbo et sur sa capacité à assister aux audiences ?
G.B : D’abord, il faut attendre l’audience des 24 et 25 septembre. Ensuite, il n’y a pas de délai limite pour le juge pour rendre sa décision. On peut espérer que la décision sera peut-être redue au mois d’octobre 2012. Mais là-dessus, il n’y a aucune certitude. Cela dépendra aussi des problèmes qui peuvent être soulèves lors de l’audience et de ce qui peut se passer dans les semaines a venir.
Source : CPI
Retranscription :
Augustin Kouyo
Septembre 2002 / Arrivée de Gbagbo d’Italie, ce qui n’a jamais été dit
La rébellion qui a frappé tristement la Côte d’Ivoire a dix(10) ans. L’un des acteurs clés du pays à l’époque se nomme Laurent Gbagbo. Il était Président de la République, en exercice. Alors qu’il séjournait en Italie, une hydre attaque son pays. Il est contraint d’écourter sa visite au Vatican pour rentrer précipitamment en Côte d’Ivoire à feu et à sang. Que s’est-il passé dans les couloirs de la résidence papale ? Les Ivoiriens n’en savent que ce que tel ou tel membre de la délégation a laissé fuir comme information. Par dose homéopathique. Mais un sachant, proche du pensionnaire de la Haye par la méchanceté des hommes, avant l’élection présidentielle d’octobre 2010 a fait fondre en larmes, des milliers de militants, par un témoignage poignant. Selon lui, lorsqu’il a été informé de l’attaque d’Abidjan par une horde de rebelles, Laurent Gbagbo a émis le vœu de rentrer au pays. Mais, des amis lui ont déconseillé cette option, jugeant la situation trop volatile, craignant de ce fait pour sa vie. Qu’à cela ne tienne ! Le numéro 1 ivoirien de l’époque, lui, n’est pas de cet avis. Sa décision est prise, et elle est irréversible. « Je rentre au pays », lâche-t-il, au grand désarroi des membres de sa délégation. Pour Laurent Gbagbo, cette volonté de rentrer au pays n’est nullement un dangereux penchant à s’exposer au danger, mais un souci de respecter son peuple. «Le peuple est en danger, fait-il savoir, ma place est aux côtés du peuple». Dans cette situation clair-obscur, l’ex-Président ivoirien reçoit un émissaire de Jacques René Chirac, ancien Président français. Le message du Gaulois est succinct : la France offre des lambris dorés à Laurent Gbagbo, le temps que la poussière soulevée par les nervis ne retombe à Abidjan. «Non, merci», a semblé dire Laurent Gbagbo, expliquant à son interlocuteur qu’il est le Président de la République de Côte d’Ivoire, élu par un peuple qui est en danger. Se refugier à Paris, serait assimilé à la haute trahison. «Je veux pleurer avec mon peuple», lui aurait poliment répondu l’ex-chef d’Etat. Aussitôt, il joint Lida, à qui il demande de sécuriser l’aéroport le vol Europe-terre d’Eburnie. Lida demande de patienter quelques heures. La réponse de Laurent Gbagbo sonne comme un ordre : «je t’accorde 24 heures, pas plus». Il réunit dès lors sa délégation, pour l’informer de son intention de regagner les bords de Lagune Ebrié. Et, cela, seul. «Nous sommes venus ensemble, on rentre ensemble», lui rétorque en chœur les membres de sa délégation. «Le poste présidentiel n’est pas un banc, c’est un fauteuil. C’est moi, et moi seul, que le peuple a élu. C’est à moi de courir le risque», réplique Laurent Gbagbo, mettant fin au débat. Puis, direction : aéroport pour l’embarquement. Là, la scène est émouvante. Avant que l’échelle de coupée ne se referme, Laurent Gbagbo se retourne et se confie à une proche dans un silence sépulcral : «je te confie mon père, ma mère et les enfants. Je pars en guerre». Quand le lourd engin s’élance, il n’y avait que trois personnes à bord : Laurent Gbagbo à l’arrière, le pilote, colonel major Ouégnin et son co-pilote aux manivelles. A ces derniers, Laurent Gbagbo a dit qu’ils sont soldats et que le devoir les appelle. Pas un mot de plus pour les convaincre. Six (6) heures de vol. Six (6) heures de solitude à méditer sur un choix, celui de Président de la République. L’heure était venue d’assumer ce choix. En se lançant en zones minées par la haine, dans un avion à portée de tirs de snipers. A l’approche de l’aéroport de Port-Bouët, pour dérouter tous ceux qui étaient tentés par l’idée démoniaque d’abattre l’avion, le colonel Ouégnin avertit Laurent Gbagbo d’une manoeuvre peu ordinaire. La réponse de ce dernier est sans ambages : «depuis six (6) heures, ma vie est entre tes mains, fais ce que tu as à faire pour qu’on atterrisse». Des pirouettes dans un écran de nuage. Quelques minutes après, le lourd engin s’immobilise, à la surprise générale. Mais avec un brun de satisfaction. Laurent Gbagbo descend et questionne : «Où est Boga Doudou ?». Le silence bavard de ceux qui l’attendaient sur la piste en disait long sur l’émoi qui les étreignait. A la vérité, et cela, selon d’autres sources, Laurent Gbagbo savait que Boga Doudou a été criblé de balles par des tueurs déchainés. On dit même qu’en apprenant cette nouvelle, il a pleuré à chaudes larmes, en sanglotant. En attendant que d’autres langues ne se délient, «l’histoire d’un retour au pays natal», à ne pas confondre au «cahier d’un retour au pays natal» d’Aimé Césaire vous est contée pour voir la constance des risques de Laurent Gbagbo pour son pays. N’en déplaise à ses pourfendeurs.
Tché Bi Tché
Premier jour de l’audience à huis clos du président Laurent Gbagbo : C’était émouvant !
L’audience du président Laurent Gbagbo, concernant son aptitude à prendre part aux différentes procédures engagées à son encontre a débuté aujourd’hui lundi 24 septembre 2012, à la cour pénale internationale (CPI) en présence de l’intéressé lui-même. C’est à bord d’un véhicule Vanne de type volswagen de couleur grise avec des vitres tintées que le prisonnier le plus célèbre de la CPI est arrivé à la Haye en provenance de la prison de Scheveningen à 15mn de la Haye. Il était 13h55mn. Pour prendre part à son audience qui elle-même a véritablement démarré à 14h30 pour prendre fin à 16h30. Dehors, ils étaient un modeste groupe venu de Paris pour soutenir leur champion. Audrey Nguessan qui a pris sur elle la responsabilité de payer le relicat du seul car de 61 places (car rempli à peine) avait à ses côtés, la résistante Christine Zekou et l’ensemble du Codeci. Le leader charismatique de la résistance ivoirienne et panafricaine de France, Abel Naki a aussi effectué le déplacement à bord d’un véhicule personnel. Malgré le temps très pluvieux, ces vrais patriotes ont scandé « Gbagbo Président ! C’est lui que les ivoiriens ont voté ! Libérez notre président ! ». Prospectus, corps à corps, tout était permis, surtout que cette fois-ci il leur a été accordé de manifester devant le bâtiment de la Cour pénale internationale, loin du jardin (Maliweld) et loin des passants. « Il est incompréhensif que nous soyons des milliers à manifester un week end et parfois lorsque l’audience du président Laurent Gbagbo est reportée, et aujourd’hui, le jour même où le président pouvait nous voir, voir la mobilisation de ses partisans, malheureusement seulement une minorité a fait le déplacement. Cela n’est rien d’autre que le fruit de nos divergences. Je veux parler du leadership qui risque de nous être préjudiciable » a regretté Christine Zekou. Pour Abel Naki, il est temps que tous les leaders revoient leur ligne de conduite et donne une chance à la lutte pour la libération de Laurent Gbagbo. La suite de l’audience est pour ce mardi 25 septembre 2012 de 14h à 18h et reste toujours à huis clos. Eventnews Tv qui suit de près l’évènement vous propose tous les jours de l’audience l’ambiance et les à côtés. (PK/ Eventnews TV)
Sport-Auto- Côte d’Ivoire Le Rallye Bandama revient au championnat d’Afrique
Le Rallye Côte d’Ivoire Bandama est de retour au calendrier africain, grâce aux efforts conjugués du nouveau Comité Directeur de la Fédération Ivoirienne de Sport Automobile (FISA) dirigée par le président Alain Ambrosino.
Le Rallye Bandama, autrefois vitrine sportive et touristique de la Côte d’Ivoire qui avait disparu de la scène internationale depuis plusieurs années fait son grand retour au programme du Championnat africain en mars 2013.
Mais déjà, Alain Ambrosino et son équipe devront réussir l’organisation du Bandama 2012 en décembre prochain. Un observateur de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) supervisera donc le prochain Bandama et des pilotes étrangers seront donc invités pour donner un cachet particulier et marquer déjà la dimension internationale de la course. La capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro sera le théâtre de cette course pour laquelle 30 équipages sont annoncés.
En plus du retour certain du Bandama au programme des compétitions Internationales, le Sport Auto ivoirien a également été honoré à la dernière réunion du groupement des Fédérations Africaines de Sport Automobile (CAMS) à l’Ile-Maurice, les 03 et 04 septembre dernier. La FISA a été reconnue comme unique représentant du Sport Automobile ivoirien et confirmée parmi les associations membre de la FIA, après avoir statué sur les problèmes qu’a connu le Rallye en Côte d’Ivoire. Cette décision sera validée lors de l’Assemblée Générale de la FIA prévue en fin d’année, selon le président Ambrosino.
Le responsable en charge de la réconciliation en Côte d’Ivoire trouve ses concitoyens « intellectuellement paresseux »
Le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), Charles Konan Banny), est excédé par les reproches que les Ivoiriens font à l’encontre de l’institution qu’il dirige dans sa mission de réconcilier le peuple ivoirien après la crise postélectorale. Il l’a clairement manifesté lors de la conférence que le Rotary Club d’Adjamé et le Rotary Abidjan Atlantis l’ont invité à animer. «La paix par le service. Comment faire du service, un moteur de la réconciliation ?» Était le thème soumis à l’analyse du président de la Cdvr. A la suite d’une question d’un membre du Rotary, un certain Sékongo, notamment sur l’absence d’actes forts de l’équipe de la Cdvr, le président Banny a élevé la voix : «Les Ivoiriens sont intellectuellement paresseux. Vous n’allez pas au fond des choses. Nos actions ne doivent pas se limiter aux actions d’éclat. Laissez-nous la maîtrise de notre calendrier dans le temps imparti» a-t-il dit. Pour lui, «les Ivoiriens aiment palabre». De son avis, la Cdvr est «une justice transitionnelle». Il a donc demandé aux Ivoiriens d’arrêter les reproches et d’aller à l’essentiel : «Les affres de la guerre n’ont pas suffi pour prendre conscience. Aujourd’hui, on a oublié les victimes. Qui en parle ? Soyons moins égoïstes. Notre pays est menacé, arrêtons nos petites guerres», a-t-il dit. Séance tenante, une cotisation de 1.025.000 Fcfa (un appui de 500 mille Fcfa de Soro Guillaume au Rotary, une cotisation de toute l’assistance de 325.000 Fcfa et une contribution de 200000 Fcfa du président de la Cdvr) a été levée pour les orphelins de Guiglo. L’ancien gouverneur du Rotary, président de la conférence, Yangni N’Da, a dit la reconnaissance des membres du Rotary au conférencier à qui ils ont offert de nombreux présents.
FRANÇOIS KONAN – Le Nouveau Réveil
————————————————————-
CDVR / Pré-concertations pour la relance du dialogue : Banny a fini de faire le diagnostic de la société ivoirienne
La phase 2 des pré-concertations du président de la CDVR (Commission dialogue vérité et réconciliation), s’est achevée le vendredi 21 septembre 2012. Après s’être concerté avec toutes les forces vives de la Nation, Charles Konan Banny et son équipe ont maintenant une nette idée des opinions et propositions des uns et des autres. S’il avait vivement souhaité la reprise du dialogue inter-ivoirien avec le regain de violence que l’on a connu dans le mois d’août, Charles Konan Banny se fera fort de faire part des préoccupations de toutes les classes sociales ivoiriennes au président Alassane Ouattara pour une sortie de crise honorable.
Car, la paix en Côte d’Ivoire dépend de la réalisation du programme du gouvernement ivoirien. Et Charles Konan Banny en a conscience. Avec la délégation de la Conférence épiscopale conduite par monseigneur Alexis Touably Youlo, évêque d’Agboville, le président de la CDVR et ses hôtes ont abordé sans faux-fuyant toutes les questions importantes et même les sujets à polémique. «Je crois que nous avons abordé les préoccupations de tous les Ivoiriens quant à la question des prisonniers politiques, les exilés, le désarmement, la sécurité. Et toutes ces questions qui nous occupent et nous préoccupent chaque jour. C’est de tout cela que nous avons débattu», a dit le prélat, Alexis Touably Youlo. Le président de la CDVR s’est aussi entretenu avec le patronat ivoirien et la Chambre de commerce et d’industrie ivoirienne. Jean Louis Billon s’est fait l’écho des patrons d’entreprises et des entreprises elles-mêmes. Charles Konan Banny a bouclé la boucle avec la chambre nationale d’Agriculture et la chambre des métiers. Qui ont exposé les problèmes qu’ils vivent au quotidien. «Nous avons parlé du foncier rural et du leadership au niveau des filières agricoles», a expliqué Gnamba Yao Guillaume, conseiller spécial du président de la Chambre d’Agriculture.
Et de poursuivre : «comme le monde agricole occupe 2/3 de la population, nous sommes prêts à accompagner la CDVR en jouant nous aussi notre partition dans la réconciliation et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire». Avec la chambre des métiers, la question du désarmement a été abordée ainsi que l’emploi des ex-combattants. Traoré Alpha, commissaire aux comptes du Bureau national de la chambre des métiers a invité les ex-combattants à abandonner les armes. «Notre contribution est d’apaiser les cœurs et de créer les emplois. Car, celui qui a un métier ne peut être tenté de prendre les armes», a réagi Traoré Alpha. Après cette double démarche consultative et participative qui revêt un caractère inclusif, force est désormais à la réconciliation qui reste un impératif.
A Dedi – L’Intelligent d’Abidjan













