La prison de Dabou, localité située a une cinquantaine de Km d’Abidjan, a été « cassée » par des inconnus armés durant la nuit de mercredi à jeudi. Des armes auraient été remises aux prisonniers. Une mutinerie est en cours depuis 1H du matin, selon des témoins joints ce matin par téléphone depuis Abidjan.
Connectionivoirienne.net
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Vague de violences, et si la guerre Soro-Ouattara avait commencé ?
La Côte d’Ivoire vit des moments difficiles depuis quelques semaines. A la suite des attaques de commissariat et de camp militaire, le régime fait pleuvoir le feu sur les têtes de tous ceux qui sont soupçonnés de sympathie pour le président Laurent Gbagbo. Dans les villes et villages, c’est la traque. La Direction de la surveillance du territoire (Dst), la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) et tous les centres de détention arbitraire du régime font à nouveau le plein. Chaque soir, des jeunes sont ramassés à la pelle dans les quartiers et conduits vers des destinations inconnues. C’est la terreur. Officiellement, pour le régime, il s’agit de mettre tous les pro-Gbagbo hors d’état de nuire.
Malheureusement pour nos gouvernants, des faits et des gestes trahissent leur subconscient et montrent clairement que, derrière cette agitation et cette campagne anti-Gbagbo, se cache une bataille de l’ombre.
Il en va ainsi de la rencontre entre Hamed Bakayoko, le tout puissant ministre de l’Intérieur, et son rival Guillaume Soro, l’ambitieux président de l’Assemblée nationale. Si, officiellement et pour les besoins de la cause, les deux personnalités ont affiché une complicité des grands jours devant les caméras, pour beaucoup d’observateurs, il s’agit d’un tournant important dans les relations au sein de la coalition hétéroclite qui nous gouverne depuis le sinistre 11 avril 2011. Surtout que quelques minutes après le ministre de l’Intérieur, c’est l’ambassadeur de France himself qui s’est précipité dans les bureaux de Soro. Sans que les mêmes caméras ne soient conviées. Pourquoi, alors qu’il s’agit de trouver des « solutions » à nos problèmes de sécurité, c’est le ministre de l’Intérieur qui se rend chez le chef du parlement, avant d’y être suivi par l’ambassadeur de France ?
Devant les journalistes, les deux rivaux à la succession de Ouattara ont fait la fine bouche. Hamed Bakayoko a dit être venu prendre des conseils auprès de Guillaume Soro pour la gestion de la crise. Parce que ce dernier a été ministre de la Défense. Soro, à son tour, a dit avoir été rassuré par son visiteur d’un jour. Tout est donc parfait dans le meilleur des mondes. Mais Dieu seul sait que la réalité est tout autre.
En effet, tous ceux qui s’intéressent à la vie politique nationale savent que Bakayoko et Soro ne sont pas les meilleurs amis du monde. Pour faire plus simple, on va dire qu’ils ne s’aiment pas. Tous les deux sont convaincus de leur bon droit de succéder à leur mentor commun. Mais le problème, c’est que, dans cette course à la succession du Bravetchè, si, jusque-là, Soro avait tenu la corde du fait de sa haute main sur la rébellion et l’administration en tant que Premier ministre, rien n’est plus très sûr pour lui. Son départ de la Primature l’a quelque peu fragilisé. Mais son pire ennemi reste la communauté internationale qui veut le voir comparaître à la Cpi pour tous les crimes de la rébellion. Les nouvelles autorités françaises l’ont clairement fait savoir à Ouattara au cours de son dernier voyage hexagonal. Pour se donner un peu de temps, Ouattara avait dit attendre le résultat des enquêtes de la commission qu’il a mise en place. C’est désormais chose faite et la commission a clairement mis en cause les Frci et les dozos qui étaient à l’époque sous l’autorité de Soro. Mais comme Ouattara ne peut pas se mettre lui-même en prison, il va falloir qu’il sacrifie un de ses petits à la Cpi, s’il veut avoir la paix avec ses amis de la communauté internationale. Lequel de ses petits sacrifiera-t-il ? Une chose est sûre, ce ne sera pas Hamed Bakayoko. Et ce dernier ne serait pas très malheureux que ce soit Soro. Et Soro le sait. Dans ces conditions, si Hamed Bakayoko se sent obligé de courir chez son rival, c’est qu’il a de bonnes raisons. Les mauvaises langues disent que si Hamed Bakayoko a bien rassuré Guillaume Soro, ce n’est pas sur la situation sécuritaire nationale. Mais sur la situation de « Bogota » lui-même. A-t-il gobé les assurances de son frère-ennemi ? La suite des évènements nous situera. Et la vérité finira par triompher.
Guillaume T. Gbato
gtgbato@yahoo.fr
Notre Voie
Côte d`Ivoire: tirs nourris entendus à Dabou, près d`Abidjan
ABIDJAN – Des tirs nourris étaient entendus jeudi matin depuis plusieurs heures à Dabou, ville du sud de la Côte d`Ivoire proche d`Abidjan, ont raconté des habitants à l`AFP.
« Depuis hier (mercredi) à 23H00 (locales et GMT), on entend des tirs très
nourris, comme s`il y avait des combats entre deux camps. Cela se poursuit ce
matin, personne n`a pu sortir, nous sommes terrés dans nos maisons », a déclaré
par téléphone un résident de Dabou (environ 50 km à l`ouest d`Abidjan).
« Il y a des échanges de tirs dans la ville, notamment non loin du camp des Forces républicaines » (FRCI, armée), a indiqué un autre habitant, évoquant des tirs de kalachnikov.
Cet incident survient après une récente série d`attaques dans la capitale économique ivoirienne et ses environs, qui ont brusquement fait monter la tension plus d`un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) ayant fait quelque 3.000 morts.
Dix militaires ont été tués les 5 et 6 août à Abidjan, notamment dans une attaque contre un camp de l`armée. Le gouvernement a accusé des miliciens et militaires partisans de l`ex-président Laurent Gbagbo. Le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a rejeté ces allégations et réclamé des enquêtes.
L`armée ivoirienne a encore été attaquée lundi, à un poste situé dans l`Ouest, région en proie à des violences depuis plusieurs mois, à la frontière avec le Liberia. Six Ivoiriens soupçonnés d`être impliqués dans cette opération ont été arrêtés au Liberia dans une zone frontalière, a annoncé le gouvernement libérien, précisant que deux d`entre eux étaient armés.
AFP
Grand-Lahou et Dabou aux mains des insurgés?
Dabou
Depuis hier mercredi aux environs 23 heures, l’on a entendu des tirs à l’arme lourde à Dabou jusqu’à 5 heure du matin. Des témoins joints sur place ont confirmé que c’était des affrontements entre FRCI et un commando.
C’est précisément à 23h30 mn le commando s’est attaqué au premier barrage des frci dressé quelques mètres après le pont d’entrée de la ville.
D’autres témoins interrogés sur place ont indiqué que c’était de combats violents et à eux de compléter: ‘‘les personnes en armes que nous voyons en ce moment ne ressemblent pas au FRCI que nous voyons habituellement, donc nous pensons que notre ville est tombée aux mains du nouveau commando’’.
Une autre source nous indique que les FRCI débordé ont fui la ville de Dabou et se sont repliés sur Abidjan pour attendre du renfort.
En ce moment, il y a des tirs sporadiques dans la ville.
Grand-Lahou
Au niveau de Grand-Lahou, nous avons été informés de ce qu’il y a des tirs mais nous y revenons.
Nous continuons nos investigations, restez connecté.
**********************’
Henry Esmel Memel, correspondant de guerre
Infodabidjan.net
Nouvelle attaque des positions FRCI hier à Bacoubly (Toulepleu). 5 morts
Le 15 août 2012 par IVOIREBUSINESS – Les combattants armés non-identifiés qui ont promis mettre fin au régime Ouattara, ont décidément le vent en poupe. Et tout porte à croire qu’ils entendent poursuivre leur
harcèlement contre le régime d’Alassane Dramane Ouattara jusqu’à sa chute.
En effet, après avoir attaqué le poste de FRCI de Pecambly à Toulepleu le 13 août, à la frontière ivoiro-liberienne, ils ont remis le couvert dans la nuit de lundi à mardi 14 août, en pilonnant les positions FRCI à Bacoubly, ville de Toulépleu également frontalière avec le Liberia.
Information confirmée selon plusieurs sources et par plusieurs medias internationaux.
C’est ainsi la deuxième attaque dans la région de Toulepleu en moins de 24 heures.
Le bilan selon les premières estimations est officiellement de un blessé coté FRCI pendant que plusieurs parmi eux ont fui vers le liberia voisin.
Mais plusieurs témoins parlent de cinq de FRCI tués au combat par ces combattants armés non identifiés qui opèrent selon la technique de la guérilla urbaine.
Cette nouvelle guerre psychologique est le fait des combattants non conventionnels qui ont des méthodes spécifiques qui aux antipodes des stratégies militaires classiques. Ces combattants non identifiés peuvent disparaître dans la forêt comme ils en sont sortis quelques minutes plus tôt.
Et peuvent déserter une ville après après l’avoir prise et pour déjouer une contre-attaque après l’arrivée de renforts ennemis, donnant l’illusion à leurs adversaires qu’ils ont repris leurs positions.
C’est ce qui s’est passé à Pecambly où les FRCI ont annoncé avoir repris la ville de Toulepleu, avant qu’ils soient de nouveau frappés hier mardi 14 août du côté de Bacoubly.
Eric Lassale et des témoins joints sur place
BILAN DE L’ATTAQUE DE PECAMBLY-TOULEPLEU LE 13 AOÛT
UNE DIZAINE DE FRCI TUES.
3 mitrailleuses lourdes 12-7 récupérées
9 RPG récupérés
12 Mitralleuse AK-47 récupérées
2 Pick up récupérés en bon état
1 pick up PULVERISE
PLUSIEURS FRCI EN FUITE AU LIBERIA ET A GUIGLO.
VASTE MOUVEMENT DE PANIQUE DANS LA VILLE DE TOULEPLEU.
EXACTIONS DES FRCI SUR LES CIVILS ET MÊME SUR LES POLICIERS ET GENDARMES QU’ILS ACCUSENT DE COLLUSION AVEC L’ENNEMI.
Bilan de l’attaque de Bakoubly-Toulepleu
5 FRCI TUES.
PLUSIEURS BLESSES FRCI.
UNE DIZAINE DE FRCI EN FUITE AU LIBERIA.
LES CASQUES BLEUS DE L’ONUCI ONT PRIS UNE PART ACTIVE AUX COMBATS.
BILAN DE L’ATTAQUE DU CAMP D’AKOUEDO
11 FRCI tués
ARSENAL MILITAIRE DES FRCI EMPORTE PAR LES COMBATTANTS ARMES NON-IDENTIFIES APRES L’ATTAQUE DU CAMP D’AKOUEDO:
-3 lanceurs de missile sol-air portable Sam7
– 4 missiles de rechange
– 1 arme anti-char utilisant des roquettes autoguidées
– 4 roquettes
– 250 kalachnikovs neuves avec percuteurs
– Des caisses de grenades.
Source: ivoirebusiness.net
La liste des 6 assaillants arrêtés au Libéria
Les 6 asaillants arrêtés au Liberia seraient Komande Valery, George Paul, Nioulé Edouard, Nioulé Junior, Toué Toué Badison et Nioulé Frank…
Autre information relative/ AFP
Six Ivoiriens soupçonnés d`être impliqués
dans l`attaque, lundi, d`un poste militaire dans l`Ouest ivoirien ont été
arrêtés au Liberia et sont détenus dans une zone frontalière, a annoncé à la
presse le ministre libérien de la Défense Brownie Samukai.
« Six dissidents ivoiriens ont été arrêtés par la force mixte » libérienne
composée de l`armée, des services de l`Immigration et de la police, « ils
fuyaient la Côte d`Ivoire pour le Liberia à cause de la récente attaque », a
déclaré M. Samukai à des journalistes mardi soir à Monrovia.
« Ces dissidents arrêtés sont actuellement détenus à Toe Town », ville de
l`Est libérien proche de la frontière ivoirienne, a-t-il ajouté. Il a indiqué
que les six Ivoiriens, tous des civils, n`avaient pas nié leur implication
dans cette attaque qui a visé le poste de l`armée ivoirienne de Pekambly, près
de la frontière.
« Nous avons la preuve que les dissidents sont venus du territoire ivoirien,
précisément de la région forestière de Bloléquin », proche de Touleupleu (ouest
de la Côte d`Ivoire), a-t-il affirmé.
Il a révélé l`identité des six hommes: « Komande Mohegan Valery, George
Paul, Nioulé Ourogo Edouard, Nioulé Junior, Toué Toué Badison et Nioulé Frank ».
M. Samukai n`a pas souhaité fournir plus de détails sur les circonstances
de leurs arrestations ni s`exprimer sur d`éventuels liens entre eux et des
individus ou groupes au Liberia, indiquant que les investigations étaient en
cours.
D`après lui, le Liberia a entamé des discussions avec la Côte d`Ivoire sur
une décision de faire juger les six hommes au Liberia ou de les remettre aux
autorités ivoiriennes.
Par ailleurs, sept autres Ivoiriens ayant fui au Liberia après l`assaut –
cinq militaires, un policier et un civil – ont été placés en garde à vue dans
le cadre des enquêtes ouvertes, a encore indiqué le ministre de la Défense.
D`après le gouvernement ivoirien, l`attaque de Pekambly a été menée par des
hommes venus du Liberia et a fait un blessé parmi les militaires ivoiriens.
Il ne s`est pas prononcé sur l`identité des assaillants, mais a accusé des
« miliciens » favorables à l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et basés au
Liberia d`avoir mené des opérations dans la zone par le passé.














