La coïncidence est bien curieuse. A moins de deux semaines du sommet de l’Union africaine (UA) qui se tiendra, sauf changement, à la fin de ce mois de janvier 2011 à Addis-Abeba (Ethiopie) et dont l’un des sujets centraux constitue la crise post électorale en Côte d’Ivoire, la France de Nicolas Sarkozy a illico presto annulé la dette du Malawi à son égard évaluée à environ 10,8 millions d’euros (environ 7,182 milliards de fcfa). Selon le quotidien malawite, Nyasa Times, du mercredi 12 janvier dernier, qui a livré cette information, l’ambassadeur de France au Malawi, Jacques Gascuel, a soutenu que cet argent permettra au Malawi de dresser la carte géographique du pays en faveur de l’industrie minière. Au-delà du discours officiel, le décryptage attentif de ce geste soudain de la France envers le Malawi permet de comprendre qu’il pourrait s’agir ni plus ni moins d’une action de Sarkozy liée au combat que mène la France contre la Côte d’Ivoire pour écarter le Président Laurent Gbagbo du pouvoir et imposer Alassane Ouattara, l’homme de la nébuleuse, aux Ivoiriens en toute illégalité. Paris tente donc de corrompre le Malawi dont le chef de l’Etat, Bingu Wa Matharika, est également président en exercice de l’UA. En réduisant la dette du Malawi, Nicolas Sarkozy veut ainsi appâter Bingu Wa Matharika afin que celui use de tout
son «poids» au sommet d’Addis- Abeba pour aider la France à «dégommer» Gbagbo du pouvoir. Pour que son poulain Ouattara, dont nul n’ignore qu’il a largement fraudé lors du second tour de la présidentielle, s’installe à la tête de la Côte d’Ivoire en violation de la Constitution ivoirienne.
La France de Sarkozy perçoit en Bingu Wa Mutharika, un allié important pour accomplir cette «mission» d’autant, selon une dépêche de l’agence de presse Apa datée du 5 janvier dernier, le chef de l’Etat malawite avait déjà embouché la trompette gaulloise en soutenant, dans un communiqué, que «Ouattara a remporté l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire». Paris veut à la fois, sans doute, récompenser le Malawite pour ce coup de pousse et l’encourager à achever sa «mission» quasiment moutonnière. D’où cette réduction de la dette.
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Cote d’ivoire: Le budget 2011 de l’Etat ivoirien adopté par le gouvernement ce jeudi
Le Conseil des ministres se tient ce jeudi, au palais présidentiel, en présence du président Laurent Gbagbo, au cours duquel le budget 2011 de l’Etat sera adopté.
Mardi, à l’issue du conseil de gouvernement, son porte-parole, Ahoua Don Mello, ministre de de l’Equipement et de l’Assainissement, a indiqué que les membres du gouvernement, sous l’autorité du premier ministre, Aké N’Gbo, ont examiné ce budget qui sera constitué, au regard de la situation politique du pays, des ressources propres du pays.
Proclamé élu chef de l’Etat par le Conseil constitutionnel, la communauté internationale et les institutions financières internationales disent ne pas le reconnaître, mais bien Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), déclaré vainqueur du second tour de l’élection présidentielle par la Commission électorale indépendante (CEI) et certifié par le Représentant spécial de l’ONU. A ce titre, elles ont suspendu leur soutien au fonctionnement de l’Etat, notamment dans les investissements des infrastructures socio-économiques nécessaires pour la relance de l’économie du pays éprouvée par une dizaine d’années de crise militaro-politique.
Outre le budget, la situation « insurrectionnelle » à Abobo où il a été institué, mercredi, un couvre-feu de trois jours, pourrait également débattue par le Conseil des ministres, a dit le ministre Ahoua Don Mello.
S: AIP
Des émissaires de Ouattara en Angola
Jean Marie Kacou Gervais et Bakayoko Hamed étaient en mission pour M. Allassane Ouattara le mardi dernier en Angola où ils ont été reçus par le vice-président angolais, Fernando da Piedade Dias DOS Santos et le ministre des affaires étrangères George Rebelo Chicoty.
Selon M. Jean Marie Kacou Gervais, le chef de délégation, ils étaient porteurs d’un message de M. Ouattara et avaient été délégués pour s’instruire de l’expérience angolaise pour la recherche d’une solution pacifique à la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.
Les deux émissaires ivoiriens ont par ailleurs salué les efforts du président angolais Dos Santos dans sa quête perpétuelle de solutions pacifiques dans les crises politiques en Afrique.
Pour le message retour, le ministre des Affaires étrangères angolais leur a répondu «Nous avons vécu la guerre durant des années en Angola. Pour cela, nous ne pouvons pas pousser la Côte d’Ivoire à une guerre».
Alassane Ouattara’s emissaries in Angola
The Angolan vice president, Fernando da Piedade Dias dos Santos, received on Tuesday in audience in Luanda, two emissaries of the candidate to the presidential elections in Cote D’Ivoire, Alassane Ouattara.
The emissaries are Jean Marie Kacou Gervais (head of the mission and Bakayoko Hamed.
The audience was granted in the ambit of the continuation of Angolan efforts, in order to seek for a peaceful and negotiated solution to the post election crisis in Cote d’Ivoire.
On the occasion, the head of the delegation Jean Marie Kacou Gervais recognises the important role played by the Angolan President, José Eduardo dos Santos, seeking for solutions in political crises within Africa.
According to him, his delegation is in Angola in order to learn about the Angolan experience.
The meeting was attended by the Angolan foreign affairs minister, George Rebelo Chicoty.
Cote d’Ivoire: que toute la vérité soit dite!
Aujourd’hui plus que jamais, les ivoiriens souhaitent que toute la vérité soit dite sur l’issue des élections présidentielles et que, une bonne fois pour toutes, la page des crises interminables que vit ce pays soit tournée. A l’instar de la Société Civile de notre pays, nous appelons de tous nos vœux une solution pacifique telle que le recomptage des voix, avec comme préalable le désarmement des rebelles. En effet, l’on ne peut continuer à obliger les ivoiriens à vivre avec cette menace de bain de sang en permanence et qui peut éclater à tout moment, comme c’est le cas depuis 2002.
Il est impératif que toutes les parties s’astreignent à un strict respect des lois et des institutions de notre pays. Le contentieux électoral est réel, prouvé et justifié. Pour rappel, quelques exemples: bourrage d’urnes, représentants du LMP chassés des bureaux après le passage des observateurs sous la menace des armes, plus de votants que d’inscrits dans 2200 bureaux, 0 voix pour le LMP dans 500 bureaux de vote comprenant chacun deux représentants du candidat Laurent Gbagbo, viols de femmes au sein même des bureaux de votes, meurtres, etc. dans les zones contrôlées par les forces rebelles.
En ce qui concerne l’ONUCI, nous les ivoiriens comprenons de moins en moins la position agressive, partisane et totalement irrespectueuse de la souveraineté de notre pays.
Aujourd’hui, il y a une réelle rupture de confiance entre les ivoiriens et l’ONUCI. Nous en appelons à une enquête impartiale visant à faire la lumière sur toutes les allégations de charniers, d’agressions etc. Aujourd’hui, il est avéré que l’ONUCI se bat aux côtés des rebelles, a transformé sa radio (ONUCI FM) en radio offensante avec une tendance mille-collines, et fournit les rebelles en armes avec leurs hélicoptères. L’ONUCI se fourvoie dans des actes de provocation délibérés, aux fins de provoquer des réactions hostiles des populations, dont elle pourra se servir médiatiquement.
De plus il est important d’insister sur le fait que :
1/Les élections se sont passées dans une partie septentrionale encore en armes et sous contrôle des forces rebelles donc avec le pistolet sur la tempe des électeurs et pourtant la pseudo communauté internationale guidée par la France (cette même la communauté qui soutient M. Ouattara) donnait l’assurance que la tenue des élections était le gage du désarmement.
2/ si M. Ouattata et ses soutiens extérieurs sont vraiment convaincus d’avoir gagné ces élections, qu’ils s’assagissent et acceptent la proposition de décompte des voix. Décompte des voix qu’eux-mêmes avaient demandé lors du premier tour des élections (voir liens suivants: http://www.france24.com/fr/20101106-cote-ivoire-election-presidentielle-Ouattara-chefs-opposition-demandent-recomptage-voix et http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/06/97001-20101106FILWWW00491-cote-d-ivoire-ouattara-veut-recompte.php). Il faut savoir que pour ce second tour, il y a eu un comptage manuel mais aussi le comptage électronique qui a été supervisé par une expertise étrangère (Suisse) sur la demande de la CEI, comptage qui donne Laurent Gbagbo vainqueur mais que ces gens occultent.
3/ les graves irrégularités ont été relevées par les observateurs internationaux et ceux de l’Afrique (voir communiqué du 2 Décembre de la CEDEAO http://news.ecowas.int/ n°186/2010 du 05.12.2010 et rapport de International Watch www.interwatch.org), mais M. Ouattara et ses soutiens se gardent de le dire dans les médias qu’ils contrôlent. Pour l’UE, se référer à l’interview de M. Lafont dans le journal France Soir de la semaine dernière, celui-là qui a sauvé la vie des observateurs de l’Union Européenne dans la zone rebelle, et voir le lien ci-après: http://www.francesoir.fr/etranger/cote-divoire-des-factures-embarrassantes-pour-lunion-europeenne.82761
4/ M. Ouattara essaie de priver le citoyen ivoirien le droit élémentaire à la nourriture, en lançant des mots d’ordre de désobéissance civile, en menaçant les institutions bancaires et opérateurs économiques qui permettent aux ivoiriens de vivre. Tous ses appels à la grève n’ont pas été suivis et ses partisans ont eu recours à une violence barbare pour obliger les transporteurs à ne pas circuler (chauffeurs de taxis poignardés).
5/ Le RDR met en œuvre en ce moment sa technique fatale de guérilla urbaine que ses rebelles ont déployé depuis 2002 dans plusieurs zones de la Côte d’Ivoire. Les rebelles en grand nombre et lourdement armés ont investi entre autres les villes de Duékoué, la ville d’Anyama, et tous les quartiers d’Abobo. La situation est dramatique à Abobo, cette commune est presque prise en otage. Les rebelles sont habillés en civils. Le plan est malsain et destructeur: la technique est que si ces rebelles sont abattus, on proclame que les FDS tuent des civils. C’est ce que la radio RFI fait depuis ce matin, et c’est honteux. C’est ce qui s’est passé au PK 18. Il ne faut donc pas parler de civils tués mais de rebelles morts au cours de l’opération. Il est ici très important de rappeler qu’Abobo, le soi-disant « fief » de Alassane OUATTARA comme le décrivent les médias français décidément sans scrupules, a pour député Mme Simone GBAGBO et a massivement voté au second tour pour M. Laurent GBAGBO. Ainsi donc le camp présidentiel aurait décidé de mettre à feu et à sang un quartier qui lui est très favorable pour perpétrer des crimes sans fondement qui lui sont hautement préjudiciables ????? Étrange…
S: ivoirevox
Côte d’Ivoire | Ouattara va-t-il lui-même renverser Gbagbo?

Pierre Scherb
Devant la volonté d’apaisement de la Cédéao, Alassane Ouattara et Guillaume Soro, excédés que leurs appels à une attaque immédiate ne soient pas mieux suivis, seraient tentés de s’imposer eux-mêmes par la force.
Se trouveraient ainsi à l’hôtel du Golf, 708 combattants rebelles, en majorité des mercenaires venus du Burkina Faso et du Mali. Ils disposeraient de 9 véhicules identifiés FAFN (Forces Armées des Forces Nouvelles, l’armée des rebelles) et de 183 véhicules civils. L’ONUCI, quant à elle, utilise 17 chars et 22 véhicules pick-up surmontés de mitrailleuses. Des entrainements auraient lieu tous les matins avec trois blancs en treillis assurant la direction technique. Ces hommes et ce matériel de guerre auraient été envoyés là-bas par les soins de l’ONUCI (ballet d’hélicoptères apportant soi-disant de la nourriture).
Le plan du camp Ouattara serait de bloquer les deux ponts d’Abidjan, d’attaquer simultanément la radio, la télévision, la résidence du chef de l’Etat, le palais présidentiel et de faire le blocus d’un des plus grands camps militaires d’Abidjan (le camp Akuedo) avec l’aide des chars de l’ONUCI positionnés au lycée américain de la Riviera. Des batteries d’armes lourdes seraient positionnées sur le toit de l’hôtel du Golf pour tenir le plan d’eau lagunaire. Dans le même temps, les rebelles devraient attaquer sur tous les fronts à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. L’objectif serait d’arriver à prendre à la fois Abidjan, San Pedro et Yamoussoukro. La capitale politique, au terme de ce périlleux exercice, serait assiégée par la Licorne (forces armées françaises) et l’ONUCI.
Le camp Gbagbo serait cependant convaincu que ce plan était voué à l’échec, car déjà connu de l’armée ivoirienne, apte à le déjouer facilement.
Quid des civils d’Abidjan et des autres grandes villes ivoiriennes ?
Pierre Scherb (Conseiller juridique et membre de l’assemblée constituante de Génève)
S: http://pierrescherb.blog.tdg.ch/














