THEOPHILE KOUAMOUO, Journaliste, auteur, patron de presse, accusé d’avoir divulgué sur la toile les écoutes téléphoniques subversives entre Guillaume Soro, président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et M. Djibril Bassolé ancien ministre des affaires étrangères du Burkina Faso et surtout proche du dictateur déchu Blaise Compaoré dit dans cet entretien, sa part de vérité.
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Michel Gbagbo parle de son père Laurent Gbagbo
Michel Gbagbo parle de son père : Laurent Gbagbo, l’histoire d’une quête de souveraineté
Comment ne dire que quelques mots au sujet de Laurent Gbagbo ? Peut-on décrire un homme qui a parcouru plusieurs vies ? Le temps est bref. Fouiller ma mémoire blesse un cœur déjà fragile. Raconter une anecdote ne suffit pas. Alors je me propose de dérouler le fil analytique de l’histoire d’une quête de souveraineté.
Laurent Gbagbo est d’abord un historien comme en témoignent ses premiers écrits. Il publie aux Editions CLE du Cameroun en 1978 un essai intitulé « Réflexions sur la conférence de Brazzaville »1. Sa Thèse soutenue le 22 juin 1979 à l’université Paris VII-Jussieu s’intitule : « Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne (1940-1960) »2. Sa pièce de théâtre écrite en prison et publiée également en 1979 aux Editions CEDA est une œuvre épique retraçant l’épopée de Soundjata : « Soundjata, Lion du manding »3. Toutes ces publications inscrivent leur auteur dans la posture de celui qui décrypte l’histoire de l’Afrique noire. Ce militant engagé à gauche pose peu ou prou le problème de la colonisation. Il soulève la question du néo-colonialisme. Il revendique la souveraineté. Ce latiniste a pu dire : « j’ai abandonné mes études de latin et de grec car je voulais apprendre l’histoire pour faire de la politique et libérer mon pays ».
Laurent Gbagbo est également un historiste. C’est-à-dire un camusien. Il se sait esclave de l’Histoire mais face à la dictature d’abord, à l’impérialisme ensuite, affirme une nouvelle moralité : celle de l’homme politique libre. En voyage à Paris en l’an 2000 il déclare à RFI : « J’ai été élu pour servir les intérêts des Ivoiriens, pas pour servir un autre pays ». Cette incivilité se traduit par un nouveau modèle économique à partir de budgets fondés sur les ressources propres. Et il ouvre l’économie à la compétition internationale. Homme libre il n’hésite pas aussi à pourfendre. « A quoi servent tous ces intellectuels, dit-il en privé, qui glorifient leurs ancêtres, parlent de pauvreté et d’excision ou d’exode rural en faisant semblant d’oublier le fond du problème : quelques grosses fortunes européennes et africaines se sont arrogées toutes les richesses du continent africain ?»
Historien, historiste, Laurent Gbagbo se vêt également du manteau de celui que Jean-Paul Sartre nomme un historiciste refusant toute collaboration avec quiconque (individu ou régime) restreignant la liberté. Le principe de l’autodétermination lui reste toujours présent à l’esprit. Le prisonnier et le mort ne peuvent parler. Mais celui qui accepte de dire que le ciel est vert quand il est bleu avait le pouvoir de ne pas mentir. Et Laurent Gbagbo veut toujours partager son « vrai », même de la Haye d’où il publie en 2014 : « Pour la vérité et la justice4 ». A l’attention de son fils Michel il rappelait en 1987 à Paris ce proverbe latin de Caius Titus : « Les paroles s’envolent, les écrits restent ». Verba volant, scripta manent.
Historien, historiste et historiciste, homme de culture et d’action, Laurent Gbagbo est finalement un nietzschéen. Ou plus exactement un nihiliste positif. Il regarde avec horreur le monde. Il voit avant tous venir le chaos. Mais dans le tumulte possède la faculté rare de garder foi en l’avenir. Plutôt que de fuir et face à la bêtise de ses bourreaux, il possède une arme : l’ironie. « Aidons-les à enlever la honte de leurs yeux » confie-t-il à ses visiteurs de Scheveningen.
Cette ironie est un diadème spirituel de l’Histoire. Laurent Gbagbo fut tellement convoqué dans les discours des candidats aux élections présidentielles de 2015 en Côte d’Ivoire qu’il apparait comme en étant le principal vainqueur. En partageant la même mémoire, quelle que soit leur chapelle, les politiques ivoiriens ressemblent à ces personnages d’ombres Pi ying du théâtre chinois : ils jouent une satire politique à sa gloire. C’est là l’ironie de son nihilisme qui le fait combatif toujours.
L’impunité de Soro Guillaume interroge la communauté internationale depuis 2002. La déportation de Laurent Gbagbo pose problème à l’Afrique depuis 2011. La candidature « dérivée » d’Alassane Ouattara en 2015 ressemble à de la débrouillardise juridique. C’est bien que Laurent Gbagbo – le père du multipartisme en Côte d’Ivoire – aura posé les bonnes questions. Quelles sont les valeurs qui régissent le monde ? Quelle est celle dévolue à la vie humaine ? Quels sont les principes de gouvernance d’un Etat moderne ? Quels sont les attributs de la souveraineté ? Comment remédier aux injustices ? Etc. Il mérite pour cela d’avoir sa place, à la suite d’Houphouët Boigny, dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Il mérite d’avoir sa place dans l’Histoire.
Michel Gbagbo
Hommage à l’occasion de l’anniversaire de la déportation de Laurent Gbagbo
Samedi 28 novembre 2015
(1) Laurent Gbagbo (1978) : Réflexions sur la Conférence de Brazzaville, Yaoundé, Editions CLE, 79 p.
(2) Laurent Gbagbo (1979) : Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne (1940-1960), Thèse de Doctorat de 3ième Cycle, Paris, Université Paris VII-Jussieu, 1032 p.
(3) Laurent Gbagbo (1979) : Soundjata: le lion du Manding, Abidjan, Editions CEDA, 95 p.
(4) Laurent Gbagbo et François Mattei (2014) : Pour la vérité et la justice, Paris, Editions du Moment, 320 p.
La France ne doit pas recevoir Guillaume Soro (PCF)
Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et ex-seigneur de guerre, s’est rendu en Grande-Bretagne et projette de venir en France.
En plus des exactions commises par son armée qui mériteraient des poursuites devant la justice, qu’elle soit nationale ou internationale, Guillaume Soro est sous le coup d’une plainte déposée par Michel Gbagbo, ressortissant franco-ivoirien et fils de l’ancien président de Côte d’Ivoire, « pour enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Après que le pouvoir d’Alassane Ouattara ait empêché illégalement Michel Gbagbo de sortir de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro s’est plusieurs fois dérobé à la justice française qui veut l’entendre.
Plus grave encore : dans une conversation téléphonique « fuitée » accessible sur internet et présumée avec l’ancien ministre de l’Intérieur burkinabé Djibril Bassolé, aujourd’hui en détention préventive, on entendrait Guillaume Soro proposer une aide à la fois financière et logistique en vue de faire réussir le coup d’Etat de Gilbert Diendéré à Ouagadougou en septembre dernier. Rappelons que l’Union africaine avait qualifié de « terroristes » les auteurs de ce coup d’Etat, appréciation que partage le PCF.
On entend également dans ce document sonore la même voix revendiquer les assassinats de l’ancien ministre de l’Intérieur de Laurent Gbagbo, Désiré Tagro, et d’Ibrahim Coulibaly dit « IB », qui le concurrençait au sein de la rébellion pro-Ouattara. Dans cette conversation enregistrée on l’entend aussi proposer l’assassinat du président actuel du Conseil national de la transition du Burkina Faso, Cheriff Sy.
Le PCF indigné par ces propos inqualifiables espère que les tribunaux burkinabé et ivoirien ainsi que la Cour Africaine des droits de l’Homme et des Peuples se saisiront de ces documents en vue de procéder aux investigations et poursuites appropriées. Le PCF partage l’exigence qui commence à se faire jour d’une enquête internationale à ce sujet, en Côte d’Ivoire notamment. Il est à noter d’ailleurs que Guillaume Soro est d’ores et déjà dans le « collimateur » de la justice burkinabé et qu’il a fait l’objet récemment d’une perquisition à son domicile de Ouagadougou.
Qui protège monsieur Soro ? Depuis une quinzaine d’années, son nom est évoqué à de nombreuses reprises dans des affaires criminelles et délictueuses. Comme celle du casse de 2003 des agences de le Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) du nord de la Cote d’Ivoire. Rappelons que la BCEAO est l’institution d’émission du franc CFA, monnaie sous contrôle de la Banque de France et de la BCE.
Dans ce contexte le PCF appelle les pouvoirs publics français et/ou des personnalités publiques à ne pas recevoir Guillaume Soro qui est le représentant d’une des branches les plus sanglantes du pouvoir Ouattara. Rappelons que, parmi d’autres manquements aux droits humains et à l’État de droit, ce pouvoir continue à détenir dans ses geôles des centaines de prisonniers politiques.
Il faut au contraire faire tout ce qui est possible pour qu’il puisse être entendu par la justice française au sujet de l’affaire « Michel Gbagbo ».
Source: http://www.pcf.fr/79082
Ecoutes Soro-Bassolé «La bande est authentique» selon L’Eléphant déchaîné
La bande audio d’environ 16 minutes diffusée sur les réseaux et contenant des voix reconnues par tous comme étant celle du président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Soro Guillaume et celle de l’ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, du temps où Blaise Compaoré sévissait encore au sommet de cet Etat, est-elle un document authentique ou un grossier montage?
La question, on le sait, divise Soro Guillaume et une partie de la presse ivoirienne, notamment la presse dite «bleue», proche de l’intrépide Laurent Gbagbo, en pèlerinage à la CPI depuis quatre ans. Pour les communicants de Soro Guillaume qui, dans cette affaire, ont donné dans tous les sens, laissant transparaître une certaine panique, il y a bel et bien eu un échange entre leur patron et l’ancien ministre de Blaise Compaoré. Un échange qui n’aurait duré qu’environ quatre minutes et dans lequel, Soro Guillaume aurait donné son accord pour assister un «ami» dans la détresse dont les comptes auraient été gelés et qui cherchait à quitter son pays. Pour eux, c’est l’enregistrement de cette conversation de quatre minutes qui aurait été détourné et manipulé pour accabler Soro Guillaume et l’empêcher d’être le futur vice-président de la Côte d’Ivoire. Car, sur une prétendue liste de 14 candidats à ce poste – on ne sait si c’est au RDR uniquement ou dans l’ensemble du RHDP – Soro Guillaume caracolerait en tête. Rien que ça ! Et donc, à les croire, Soro Guillaume serait victime d’un vilain complot ourdi par ses adversaires internes. La réaction des responsables de la communication de Soro Guillaume – avec sans aucun doute sa caution-on le sait, a été une véritable «connerie» qui a plus desservi la cause de Soro Guillaume qu’à effacer le doute qui s’était installé dans l’opinion publique. Soro qui manifestement n’est pas si stratège que cela – vu cette grossière erreur de communication – a dû, quelques jours plus tard, fait «marche arrière toute» pour tenter de sauver les meubles. Alors que ces communicants avaient servi à suffisance la thèse du complot interne, lui-même est venu imputer l’origine du complot à de présumées personnes se trouvant aux Etats-Unis. Et, ne riez pas, lui et ses services seraient parvenus à cette découverte après plusieurs jours d’investigations minutieuses. C’est vrai qu’il n’a pas dû investir beaucoup d’argent pour ces investigations, quand on sait que la première personne à publier cette bande audio est un jeune ivoirien résident aux Etats-Unis et animateur sur une radio de la diaspora ivoirienne. Avec la réaction de Soro Guillaume qui n’a pas craint de noyer ses propres communicants, il ne s’agit point d’un complot venant du RDR ni du RHDP, mais plutôt d’un complot ourdi par des personnes qu’il a bien identifiées et qui vivent aux Etats-Unis. Conclusion du bavardage? Il s’agit d’un complot extérieur. Mais les observateurs avisés n’ont pas manqué de réaliser que dans sa réaction devant des chefs traditionnels – donc un cadre informel pour une affaire aussi grave – Soro Guillaume ne dit pas, comme l’ont chanté ses collaborateurs, qu’il a eu un ou plusieurs entretiens téléphoniques en pleine tentative de putsch au Burkina, avec l’ancien ministre de Blaise Compaoré. Il se contente de dire qu’il s’agit d’un grossier montage, sans plus. Et là, il rejoint en quelque sorte mais partiellement, ses communicants qui disent avec une certaine fierté que pour avoir été un chef rebelle pendant des années, il sait comment sécuriser ses communications et qu’il disposerait d’un téléphone satellitaire de marque «Touraya» que personne ne peut mettre sur écoute. Drôle d’argument quand on sait que des chefs d’Etat de pays qui sont des puissances militaires et économiques, sont écoutés. Bref, Soro Guillaume et ses communicants, en voulant éteindre le feu, ont utilisé de l’huile.
Bande authentique ou bande non authentique?
«L’Eléphant», comme il l’avait promis à ses fidèles lecteurs, s’est bien garder de prendre une position péremptoire dans cette affaire sans avoir soumis l’élément à des spécialistes internes et externes et notamment à un contact qui a intercepté et écouté en Côte d’Ivoire, plusieurs dizaines de milliers de communications en dix années. Leur conclusion est formelle: «Il s’agit d’une bande authentique». Avant d’ajouter que « le seul moyen pour Soro Guillaume de démontrer le contraire est de saisir la justice ivoirienne d’une plainte. La justice ordonnera une expertise et alors des spécialistes donneront une réponse qui mettra fin à tous débats». Mais Soro ayant localisé les «comploteurs» aux Etats-Unis, il préfèrera sans doute ne rien faire puis que dans ce pays, ce genre d’affaires a vite fait de se retourner contre le plaignant et d’entraîner d’horribles dommages et intérêts à verser à l’autre partie accusé à tort. Au sommet de l’Etat ivoirien, une affaire qui fait autant de bruits et qui est évoquée par de grands médias étrangers n’a pas entrainé la moindre réaction de la part du Gouvernement ivoirien. Interrogé par «L’Eléphant» sur ce silence, un officiel a déclaré que «le Gouvernement ivoirien ne se prononcera jamais officiellement sur une affaire qui fait en ce moment l’objet d’une instruction judiciaire au Burkina Faso et qui a quand même vu l’arrestation et la détention jusqu’à ce jour de l’ancien ministre Djibril Bassolé, inculpé d’au moins onze chefs d’accusations dont celui de collusion avec des forces étrangères. La collusion avec des forces étrangères tire son origine de cette affaire d’entretiens intenses entre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et l’ancien ministre. Est-ce que le Gouvernement ivoirien a autorisé Soro Guillaume à avoir des communications avec des politiciens burkinabè dans une situation où un coup d’Etat était en train d’être tenté dans ce pays? La réponse est non. Les pouvoirs sont séparés en Côte d’Ivoire et chacun, l’exécutif et le législatif, gère ses problèmes.» Mais est-ce que la bande audio diffusée sur Internet est authentique? A cette question, un haut responsable sécuritaire ivoirien répond sans hésitations: «Il s’agit bien d’un document authentique. La conversation entre Soro Guillaume et Djibril Bassolé a bel et bien eu lieu pendant que le coup d’Etat était en passe d’échouer au Burkina. Que quelqu’un dise que Soro aurait proposé son aide à Djibril Bassolé qui voulait fuir son pays, c’est bien parce que ce dernier savait que l’opération était dans l’impasse. Soro Guillaume s’embrouille dans ses opérations de communication mais il ne peut pas nier qu’il a échangé avec Djibril Bassolé de la situation au Burkina Faso pendant qu’un coup d’Etat avait cours dans ce pays. Et, avec les systèmes d’écoute installés dans le Sahel par de grandes puissances telles que la France et les Etats-Unis pour surveiller les activités des terroristes, Soro est bien naïf de faire croire que même avec son téléphone satellitaire dont il n’est pas le fabriquant, il peut communiquer avec des gens au Burkina dans un contexte où le monde entier avait les yeux rivés sur ce qui s’y passait, sans que ses communications ne soient interceptées. Ce n’est pas parce que l’apprenti putschiste Diendéré était encore au Palais et contrôlait la machine qu’il n’y avait pas d’autres moyens d’intercepter tous les appels qui sortaient et entraient au Burkina dans cette période.» Mais alors pourquoi le Gouvernement de la transition ne se prononce pas sur cette affaire? Réponse de notre source: «Mais les autorités de la transition, à travers la justice du Burkina, ont déjà répondu d’une certaine manière à cette interrogation. Djibril Bassolé a été arrêté du simple fait de ses communications extérieures pendant la tentative de coup d’Etat. Et l’affaire étant en instruction, comment voulez-vous qu’ils fassent le travail de la justice à sa place?» C’est une bonne question. A Paris où séjourne en ce moment le chef de l’Etat Alassane Ouattara, certains de ses proches collaborateurs ont la même réaction. «Cette affaire ne regarde pas le chef de l’Etat et il n’a pas à s’immiscer dans une affaire qui est entre les mains de la justice burkinabé. Son rôle est de faire en sorte que les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ne se dégradent pas. Il ne gère pas les relations de Soro Guillaume avec des hommes politiques burkinabè du régime déchu.» Comme quoi, chacun gère ses problèmes. Pour le moment, en laissant ses communicants aller dans tous les sens avant de sortir pour aller dans un autre sens, Soro Guillaume, le «stratège militaire» a bien mal exécuté les leçons de communication apprises dans le cadre de la rébellion. Sinon il aurait su que lorsqu’une tentative de coup d’Etat a lieu dans un pays, on n’appelle pas ses «camarades» qui sont dans ce pays pour leur proposer de les aider financièrement à fuir le pays pendant que l’armée loyaliste tente de mâter la tentative. C’est une erreur de débutant que le très expérimenté Soro va expérimenter à ses dépens. Qu’il soit premier de la classe dans la course à la vice-présidence ou pas.
ASSALE TIEMOKO, depuis Paris, in L’Eléphant déchaîné n°401
Avec africanewsquick.info
Mah Sogona Bamba ( député de Tafiré) répond aux détracteurs des députés qui ont manifesté leur solidarité avec la France
Suite à leur marche du jeudi 19 novembre 2015 pour soutenir la France et les victimes des terroristes , des députés ivoiriens sont sous le feu des critiques. Des langues se lèvent pour dire qu’ils ont fait deux poids, deux mesures en faisant une marche pour la France et non pour le Nigeria qui est depuis longtemps la cible de Boko Haram.
Mah Sogona Bamba ( député de Tafiré) a tenu à répondre à ces critiques:
« Tu me calcules, je te calcule. Quand c’est chaud sur nous ce n’est pas le Nigeria que nous regardons d’abord et ce n’est pas le Nigeria qui nous regarde. C’est bel et bien la France…Nous dirons Yako d’abord à ceux avec qui nous sommes fortement liés par l’histoire, la langue et l’économie….Et quand notre Assemblée Nationale avait brûlé, l’ambassade du Nigeria était toujours notre voisin mais c’est la France qui nous a aidés à sa réhabilitation…vraiment polémiquer pour polémiquer? ».
Rhdp / La réalisation d’un parti unifié
Le débat qui a cours au Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) porte sur deux points essentiels. L’un concerne l’alternance au pouvoir. C’est-à-dire comment Alassane Ouattara et son parti, le Rassemblement des républicains (Rdr), va faire la passe au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) en lui cédant le pouvoir d’Etat comme on offre un bien personnel.
L’autre point concerne la réalisation d’un parti unifié. Il s’agit, bien sûr, de faire en sorte que tous les partis composant le Rhdp deviennent un seul parti politique.
Au dernier bureau politique du Pdci, son président, Aimé Henri Konan Bédié, a clairement fait savoir qu’il n’est pas question de fondre le Pdci. Mais, selon lui, le projet consiste à ramener les partis alliés du Pdci dans ce parti d’où ils étaient sortis pour donner naissance à d’autres partis politiques après la mort d’Houphouët. A bien suivre Bédié, l’appellation Pdci demeure. Mais il reviendra aux alliés du Pdci d’abandonner leurs noms respectifs pour s’appeler Pdci-Rda. En clair, Bédié demande que le nom Rdr disparaisse à jamais pour que les militants de ce parti se reversent au Pdci, au nom du parti unifié.
Le sacrifice que Bédié demande à ses alliés c’est de renoncer à leur propre identité. Bédié proclame en quelque sorte la dissolution des autres partis membres du Rhdp. Alors il est à s’interroger si cela est faisable.
Comment des militants, des cadres qui ont pensé et conçu des idées pour porter au grand jour leur parti, pourront-ils subitement accepter de « tuer » leur créature pour aller se déverser au Pdci ? Dans ce cas, que deviendront tous ces cadres qui attendent d’être leader dans leurs partis respectifs si les leaders actuels quittaient la scène ?
Prenons le cas du Rdr. Que deviendront alors Amadou Gon Coulibaly, Gilbert Koné Kafana, Amadou Soumahoro, Henriette Dagri Diabaté, Hamed Bakayoko et d’autres cadres qui ambitionnent de prendre la direction du parti si Alassane Ouattara arrivait à quitter la direction ? Est-ce que ces cadres cités vont vouloir aller se remettre en rang au Pdci si le Rhdp est réunifié ? C’est vrai qu’ils sont issus du Pdci. Mais ils ont tellement donné de leur sueur et sang pour le Rdr qu’il apparait illusoire que du coup ils décrètent la mort du Rdr pour redevenir Pdci. Des gens qui aiguisent leurs appétits, où nourrissent de fortes ambitions à l’intérieur de leur propre parti, pour succéder à Ouattara pourront-ils accepter de se sacrifier à ce point ? Des gens qui sont jalousement attachés à leur parti vont-ils accepter ce que propose Bédié ? En un mot, est-ce que Bédié n’est pas en train de rêver ou de provoquer ses alliés ? L’avenir nous dira.
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