Décidément, les Ivoiriens en ont marre de la présence des forces onusiennes en Côte d`ivoire (Onuci). Hier, ne pouvant plus accepter les tords causés à l`Etat ivoirien, des jeunes de la Riviera II, Abidjan Cocody, sont rentrés en action en refusant l`accès ou la traversée de leur quartier par l`Onuci. Aux environs de midi, un véhicule marqué du sceau UN a été pris à partie par des jeunes qui n`ont pas manqué de le mettre à feu au carrefour de la Riviera II. Un autre a pu s`échapper non sans laisser ses vitres cassées. Mais un peu plutôt le matin, un convoi de l`Onuci, composé de cinq véhicules dont un char, a été bloqué net par des éléments Fds-Ci en patrouille au même carrefour. Il ressort des informations recueillies sur place que les policiers Fds-CI ont jugé « léger l`argument avancé par les soldats onusiens selon lequel, ils sont à la recherche d`une station-essence pour s`approvisionner en carburant. Les Fds leur ont intimé l`ordre de faire demi-tour, mais les soldats onusiens ont voulu user de leurs armes. Quand en face d`eux, les policiers ivoiriens ont brandi la menace de répliquer. Le pire a été donc évité de justesse avec le retour à la base des soldats onusiens. Peu de temps après, les hommes de Choï sont revenus à la charge fortement armés. Comme s`ils voulaient absolument en découdre avec les populations. Mais ils ont trouvé sur place, les mêmes éléments des Fds bien en place. Position qui les a dissuadés et ils ont fait demi tour vers la Riviera III, où se trouve leur base. C`est vraisemblablement cette situation qui a irrité les jeunes de la Riviera II faisant des soldats onusiens des personnes « indésirables » dans leur périmètre. On se rappelle que la force onusienne en Côte d`Ivoire, est depuis le déclenchement de la crise post-électorale, soupçonnée d`être de connivence avec les rebelles. A qui, elle fournit équipements et divers autres matériels militaires pour combattre les Fds-CI et la mère patrie. « Nous allons empêcher les forces onusiennes de se rendre à l`hôtel du Golf en passant par notre quartier. Ce sont elles qui alimentent la crise en Côte d`Ivoire », ont fait savoir ces jeunes très remontés contre l`Onuci qui n`ont pas hésité à incendier un de leurs véhicules.
Toussaint N`Gotta

La coïncidence est bien curieuse. A moins de deux semaines du sommet de l’Union africaine (UA) qui se tiendra, sauf changement, à la fin de ce mois de janvier 2011 à Addis-Abeba (Ethiopie) et dont l’un des sujets centraux constitue la crise post électorale en Côte d’Ivoire, la France de Nicolas Sarkozy a illico presto annulé la dette du Malawi à son égard évaluée à environ 10,8 millions d’euros (environ 7,182 milliards de fcfa). Selon le quotidien malawite, Nyasa Times, du mercredi 12 janvier dernier, qui a livré cette information, l’ambassadeur de France au Malawi, Jacques Gascuel, a soutenu que cet argent permettra au Malawi de dresser la carte géographique du pays en faveur de l’industrie minière. Au-delà du discours officiel, le décryptage attentif de ce geste soudain de la France envers le Malawi permet de comprendre qu’il pourrait s’agir ni plus ni moins d’une action de Sarkozy liée au combat que mène la France contre la Côte d’Ivoire pour écarter le Président Laurent Gbagbo du pouvoir et imposer Alassane Ouattara, l’homme de la nébuleuse, aux Ivoiriens en toute illégalité. Paris tente donc de corrompre le Malawi dont le chef de l’Etat, Bingu Wa Matharika, est également président en exercice de l’UA. En réduisant la dette du Malawi, Nicolas Sarkozy veut ainsi appâter Bingu Wa Matharika afin que celui use de tout













