Le “Général” Charles Blé Goudé a rassuré, hier, les patriotes sur l’effectivité du rassemblement projeté samedi prochain, à la Place de la République, malgré les déclarations de certains responsables de la jeunesse du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), qui menacent de perturber la manifestation. C’était au cours d’un meeting, à la Place Inch’Alla de Koumassi. “Il y a des gens qui veulent nous effrayer en annonçant qu’ils seront dans la rue avec nous ce samedi pour semer le désordre, et profiter de cette situation pour chasser Laurent Gbagbo. Je voudrais vous rassurer que toutes les dispositions idoines sont prises, pour que la manifestation ait lieu dans le calme et la discipline”, a-t-il affirmé. Le président de l’Alliance des jeunes patriotes a précisé que les attaches ont été prises avec la police nationale et l’armée, en vue de parer à toute éventualité. Le ministre de la jeunesse et de l’emploi a expliqué que les responsables du RHDP, qui ont échoué veulent faire peur aux Ivoiriens pour empêcher la grande mobilisation de la Place de la République ce samedi. Mais ce projet ne marchera pas parce que, selon lui, les partisans de Laurent Gbagbo sont déterminés. “Nous devons refuser la dictature des perdants”, a déclaré le leader de la galaxie patriotique. Charles Blé Goudé a demandé aux Ivoiriens de sortir massivement pour faire taire Dramane Ouattara et ses alliés de l’extérieur, et lancé un message clair à la communauté internationale. Le “général” a demandé aux Ivoiriens de sortir en grand nombre surtout pour protester contre la présence du président du Burkina Faso dans le panel des chefs d’Etat de l’Union africaine. Il a indiqué que le président burkinabé n’est pas crédible pour prendre part à une telle mission, parce que fortement impliqué dans la crise en Côte d’Ivoire. “Le Burkina Faso continue d’être la base arrière de la rébellion, et pour cela, M. Compaoré ne peut prendre part à une initiative de paix en Côte d’Ivoire”, dira-t-il. Le président de l’Alliance des jeunes patriotes a demandé au président français de se rendre à l’évidence en abandonnant les manœuvres de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. “Alassane Ouattara n’est rien en Côte d’Ivoire. Il a lancé plusieurs mots d’ordre et ultimatum qui se sont avérés infructueux”, a-t-il fait observer. A quelques heures du rendez-vous du samedi, l’ambiance est au beau fixe et tout porte à croire que la mythique place de la République fera le plein. A koumassi, les jeunes n’ont pas hésité à braver la pluie pour accueillir Charles Blé Goudé et sa délégation.
César Ebrokié


Le maire de Bouaké, Fanny Ibrahima, estime que la commune qu’il dirige ne fonctionne pas comme elle devrait. Cela, par la faute des Forces nouvelles qui y interviennent de façon intempestive. «Nous avons affaire à une rébellion qui a tout détracté ici. A telle enseigne que nous ne savons pas qui est le vrai chef», a dit Fanny Ibrahima. Qui portant pensait qu’après que les Forces nouvelles ont accepté en 2008 de lui rétrocéder la gestion de sa commune, il aurait les mains libres pour la diriger. C’est pourquoi, aujourd’hui, il a affirmé être impuissant face à cette situation qui n’est pas de nature à faire évoluer les choses. Toutefois, il espère qu’avec l’installation à Bouaké de la police et de la gendarmerie nationale, les choses vont changer. Par ailleurs, le premier magistrat de la commune, a indiqué que la crise post-électorale que traverse la Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle, est venue compliquer davantage la situation de sa cité. Il a souligné qu’aujourd’hui, la collecte des taxes municipales sur les différents marchés de Bouaké est au plus bas. «Nous ne faisons pas autre chose qu’encaisser les taxes pour payer les salaires de nos agents et faire face à d’autres charges. Vous voyez vous-mêmes que les bennes sont garées. c’est le carburant qui nous manque pour ramasser les ordures ménagères », a-t-il indiqué. Cependant, Fanny Ibrahima dit ne pas désespérer parce qu’il cherche sans cesse les voies et moyens pour permettre à sa commune d’améliorer sensiblement les recettes des taxes municipales et pouvoir la faire vivre. Concernant le mot d’ordre de désobéissance civile lancé par le Rhdp (Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix), il a fait remarquer qu’il serait difficile pour les commerçants et autres opérateurs économiques de sa commune de le respecter. Parce qu’ils n’ont pas d’autres sources de revenus que les petites activités qu’ils mènent au quotidien pour vivre. En outre, il a mentionné que les autobus de la Société des transports urbains de Bouaké (Stub), la société de transport qu’il a créée, ne roulent plus pour la simple raison que les élèves et étudiants ne vont plus à l’école. Or, a-t-il dit, c’est essentiellement pour les transporter qu’il a mis ces bus en circulation. Il a fait savoir que ceux-ci seront à nouveau visibles dans les rues de la ville quand l’école reprendra ses droits dans la capitale de la région de la Vallée du Bandama.












