Depuis l’irruption de M. Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire dans les circonstances que tout le monde sait, les notions de justice, de bonne gouvernance, de « pas de réconciliation sans justice » ont enrichi le lexique politique, chacun ayant son idée de la question. A l’occasion de la récente visite que la Fédération Internationale des droits de l’Homme (Fidh) a rendue au président Ouattara, un membre de cette délégation a soutenu qu’une justice des vainqueurs ne règlera la crise ivoirienne que de façon superficielle.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’armée d’Hitler a été contrainte à la capitulation devant les troupes alliées. S’en est suivi, dans la ville de Nuremberg, un procès qui s’est tenu dans des conditions honteuses, aux antipodes des droits de la défense ; mais qui pouvait protester ?
Autre époque, autre lieu, mais même méthode. Le président Ouattara, grisé par sa victoire militaire, ou plutôt celle de son tuteur, la France, fait feu de tout bois, affirmant urbi et orbi réconciliation, d’accord, mais justice, d’abord. Mais de quelle justice s’agit-il ? Cette justice du Président Ouattara consiste à détenir, sous le sceau d’une mesure administrative appelée assignation à résidence, le couple Gbagbo et leurs proches, tous les dignitaires politiques et militaires, ainsi que les hauts fonctionnaires qui ont collaboré avec «le régime illégitime de Gbagbo», pour utiliser la rhétorique du clan Ouattara. Mais ce dernier a essuyé un véritable camouflet, lorsque la responsable de la délégation susvisée de la Fidh a indiqué à la presse que les prisonniers de M. Ouattara avaient « un statut flou », ce qui, en langage diplomatique, signifie qu’ils sont arbitrairement, et donc illégalement détenus. Et pour cause. L’assignation à résidence, objet d’un texte adopté par le législateur ivoirien au lendemain de l’indépendance, avait pour principal, sinon unique objet, de mettre les opposants du président Houphouët au pas sous un habillage juridique. Issu du droit français, c’est une mesure qui permet au pouvoir exécutif de s’affranchir du pouvoir judiciaire, en ce qu’elle permet, par voie réglementaire, de restreindre les libertés fondamentales d’un citoyen, à savoir, entre autres, la liberté d’expression, la liberté d’aller et de venir. C’est pourquoi, plus aucun pays démocratique, notamment la France, n’a maintenu cette notion dans son ordre juridique, du moins à l’endroit de ses ressortissants. En effet, aujourd’hui, dans les Etats de droit, l’assignation à résidence ne s’applique et ne peut s’appliquer qu’aux étrangers, à l’endroit desquels une mesure d’éloignement a été prise et qui ne peut être, pour diverses raisons, exécutée immédiatement (par exemple reconduite à la frontière ou expulsion).
Avec l’avènement de M. Ouattara, ce vieux texte sur l’assignation à résidence, tombé en désuétude, du moins en ce qui concerne les nationaux, a été exhumé pour les besoins de la cause, avec à la manœuvre un nouveau Procureur de la République, censé faire oublier son prédécesseur, le trop zélé Procureur Tchimou (dixit l’ex-opposition). M. Simplice Kouadio, le tout nouveau Procureur de la République près le tribunal de Première instance d’Abidjan Plateau, magistrat hors hiérarchie est un magistrat du parquet… indépendant. La preuve, il fait ressusciter un vieux texte ou s’en rend complice, et, ainsi, des personnalités ayant un domicile sont assignées à résidence dans des cabanes ou des cachots, cohabitent avec des reptiles selon leurs avocats, ce qui bien entendu est contraire à l’esprit du texte, puisqu’elles auraient pu rester chez elles ; mais il faut bien humilier toutes ces gens et leur rappeler que les fromages de la République ont de nouveaux rongeurs, sans compter que leurs résidences respectives sont soit occupées par les soldats de M. Ouattara, soit ont été tout simplement pillées. Depuis plus de deux mois, ces personnalités, avec à leur tête le président Gbagbo, sont détenues dans des conditions à côté desquelles la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan fait figure d’hôtel cinq étoiles. Même les bandits de grand chemin ont un meilleur traitement : pas de télévision, pas de téléphone ni de journaux, interdiction de recevoir de la visite, et bien entendu communiquer avec leurs avocats est un luxe. Les droits de la défense, c’est pour les autres. Rappelons que toute assignation à domicile peut faire l’objet d’un recours en annulation pour excès de pouvoir devant la chambre administrative de la cour suprême ; mais dans le nouvel Etat de droit qu’est devenue la Côte d’Ivoire, le rêve est permis…
Comble de l’hérésie juridique, ce magistrat indépendant, de surcroît hors hiérarchie, ordonne le gel des avoirs de 245 personnalités, et n’éprouve aucune gêne à faire référence, dans le visa de ses actes, à des décisions de…l’Union européenne, comme si ces décisions faisaient partie intégrante de l’ordonnancement juridique ivoirien, ce qui bien sûr, n’est pas le cas ; et si, par extraordinaire, ce magistrat est interpellé sur cette alchimie juridique, il y a à parier qu’il répondra, sans sourciller, que les décisions de l’Union européenne ont la même valeur que des traités, et que, dès lors, elles sont supérieures à la Constitution, et conséquemment, applicables en Côte d’Ivoire. Le droit n’est-il pas un instrument au service du pouvoir politique, comme on l’apprend aux étudiants des facultés de droit et de sciences politiques? Mais que le procureur Kouadio se rassure, il n’est pas à blâmer puisqu’il n’y est pour rien, car comme son prédécesseur, il est aux ordres, et cela de façon tout à fait légale ; en effet, les magistrats du parquet, à la différence de leurs collègues du siège( on appelle magistrats du siège ceux qui rendent les décisions de justice) ne sont pas indépendants : ils sont soumis à l’autorité de leur hiérarchie, à savoir le pouvoir exécutif, dont le président de la République est le détenteur exclusif, conformément à la constitution. Le procureur Kouadio prend tout simplement ses instructions auprès soit du ministre de la Justice, soit directement auprès du Président Ouattara, de la même façon que son prédécesseur Tchimou obéissait au Président Gbagbo. Mais si monsieur le procureur avait bien lu les décisions de l’Union européenne dont il se prévaut, il se serait aperçu que, tout compte fait, lesdites décisions ne manquent pas d’humanité, puisque le gel des avoirs n’a pas un caractère absolu, en ce qu’il autorise les transactions indispensables à la subsistance des mis en cause et de leur famille. Ici, les 245 personnes dont les avoirs sont gelés ne peuvent effectuer aucune transaction sur leurs comptes bancaires ; cela signifie qu’elles ne peuvent plus se nourrir, ni se soigner, ni accomplir leurs obligations à l’endroit de leur progéniture, ce qui est tout simplement non seulement illégal, mais aussi inhumain et, par voie de conséquence, contraire à toutes les règles de l’Etat de droit, leitmotiv théorique du président Ouattara. Le procureur de la République n’a même pas osé protester quand son commanditaire lui a demandé de sanctionner également certains de ses collègues magistrats, puisque quelques-uns d’entre eux figurent sur la liste noire. Diantre, qu’est devenue la sacro-sainte solidarité tant redoutée qui caractérise cette corporation? Bien entendu, toutes ces mesures peuvent faire l’objet de recours en vue de leur annulation. Mais quel téméraire osera prendre une telle initiative ? Et quel juge inconscient annulera de telles mesures, au risque, dans le meilleur des cas, d’aller au bagne à Bouna, et, dans le pire des cas, de voir surgir chez lui une horde de soudards, armes aux poings ?
Cette justice des vainqueurs, dont la quintessence est d’embastiller et d’humilier les adversaires d’hier est bien nauséabonde et est nécessairement un facteur dirimant à la réconciliation nationale. Sinon, comment comprendre que les avoirs des chefs de guerre Ouattara Issiaka, alias Wattao ou Losseni Fofana dit Loss, nommément cités par un récent rapport des nations unies, comme bénéficiaires de recettes « fiscales » annuelles de 2.754 millions de FCFA en ce qui concerne le premier et de 2.700 millions de FCFA en ce qui concerne le deuxième, illégalement perçues en zones CNO (centre, nord et ouest), ne soient pas gelés ? Comment comprendre que Fofié Kouakou, sanctionné par l’Onu pour avoir causé la mort de dizaines de personnes à Korhogo en les enfermant dans des conteneurs ne soit pas poursuivi ? Et tous ces meurtres, assassinats, viols, pillages, destruction de biens, commis par la rébellion entre septembre 2002 et mai 2011 ? C’est cela, le procès de Nuremberg ou la justice à deux vitesses : Laurent Gbagbo, sa famille, ses amis, ses partisans, les agents de l’Etat et opérateurs économiques plus ou moins proches de lui sont les bourreaux de la Côte d’Ivoire. Les autres, à savoir les assassins de Boga Doudou et des gendarmes de Bouaké, les combattants qui ont massacré récemment plus de mille personnes, en majorité des Guéré à Duékoué et tué 148 personnes à Abidjan, selon les chiffres d’Amnesty International et de HRW, ceux qui continuent d’endeuiller les familles à travers tout le pays, arrachent au quotidien des voitures, occupent illégalement des domiciles, sont des anges et doivent être décorés pour service rendu à la Nation…
Et pendant ce temps, que font les organisations nationales de défense des droits de l’homme ? Que deviennent les syndicats d’enseignants, d’ordinaire si prompts à quitter le terrain corporatif pour vilipender les tenants du pouvoir ? Que dire du Conseil de l’Ordre des avocats qui ne s’émeut même pas lorsque les combattants du Président Ouattara enlèvent un des leurs ou enferment un autre dans un conteneur ? Qui osera dénoncer l’assassinat odieux de cet huissier de justice à Soubré ? Certainement pas la Chambre des Huissiers de Justice à laquelle le malheureux appartenait, et encore moins le Procureur Général de Daloa dont dépend Soubré et on peut les comprendre, car aujourd’hui, force n’est plus à la loi, mais aux armes…
Xavier Kobenan
AFFERY: DEUX JEUNES AKYÉ VIENNENT D’ÊTRE ABATTUS PAR LES SOLDATS DE OUATTARA!
Les évènements se sont déroulés hier dans la ville d’ Affery.
Les populations de cette ville, dans le département d’Akoupé, étaient encore sous le choc lorsque nous les rencontrions, après la mort de deux des leurs (deux jeunes akyé), abattus à bout portant par des éléments des forces pro-ouattara.
Selon les témoignages recueillis sur place, tout est parti d’une banale altercation entre un jeune Akyé et une femme malinké (dioula), plus précisément Yorouba sur la place du marché local. L’origine de cette altercation serait due à une mésentente entre cette femme Yorouba et une femme Akyé suite à une petite bousculade qui serait intervenue entre ces deux femmes non loin du maquis « La station ».
Ce qui est certain, l’altercation entre le jeune Akyé et la femme Yorouba va très vite se transformer en une violence verbale, obligeant un autre jeune à intervenir pour calmer les esprits. La femme ne l’entendra pas du tout de cette oreille. Très vite, elle fera appelle à trois éléments des Frci, qui arrivent dare dare sur les lieux pour, selon eux, défendre leur soeur.
Sans aucune explication, ces hors la loi d’Alassane Ouattara tirent à balles réelles entre les jambes du jeune Akyé qui se disputait avec la dame malinké et tentent de l’emmener de force. Ce qu’il va refuser tout naturellement. Il s’en suit une vive altercation entre des jeunes akyé venus en renfort pour soutenir leur frère et les éléments des forces pro-ouattara qui très vite se transforme en un combat de rue. Un FRCI est tout de suite mis à terre par un jeune du village. Un autre qui suivait la lutte tire sans hésiter à bout portant sur le jeune homme qui meurt sur le champ. Les jeunes du village réussissent, toutefois, à désarmer deux FRCI, le troisième réussira à s’échapper. Ces armes ont été remises au sous préfet d’Afféry. La scène s’est passée devant l’atelier d’un célèbre photographe très connu dans la ville.
Le troisième en fuite part alerter les éléments du Chef Silué qui contrôle la zone. C’est une quinzaine d’éléments, tous des jeunes malinké très excités, qui seront dépêchés. Une fois à Affery, ils ouvrent le feu sur tout ce qui bouge. Même le corps du jeune Assamoi tué à bout portant et laissé près de la route essuie encore des tires. Un autre jeune se prénommant Serges, prend aussi une balle et tombe. Des jeunes sont arrêtés et jusqu’a présent ils ne sont pas encore libérés et on ignore leur lieu de captivité. La ville toute entière était déserte hier, car les FRCI maîtres des lieux patrouillaient dans toute la ville en tirant comme des fous visiblement excités par cette « expédition punitive ». L’ONUci d’Adzopé informé au moment des faits a refusé d’intervenir pour protéger les civils sous prétexte que ce sont les jeunes qui ont provoqué les FRCI.
Ce matin, les FRCI ont érigé des barrages sur les routes qui mènent dans les champs. Ils exigent 2000 frs cfa à chaque passant avant d’aller au champ. Ceux qui n’ont pas cette somme sont passés à tabac. Ceux qui ont 1000 frs payent le reliquat par 60 pompes, selon un témoin.
C’est véritablement le règne de l’arbitraire dans cette région de la Côte d’Ivoire.
S: http://cotedivoire-lavraie.over-blog.fr
Troubles à Afféry
Bonjour
Je voudrais vous informer que les FRCI sèment la terreur actuellement à Afféry. Un jeune a été tué par les FRCI, la population se révolte les FRCI appellent du renfort pour mater cette population. Il se passe donc des choses très graves en ce moment dans cette commune.
Par Jaunas Gessan
ESCADRONS DE LA MORT DE OUATTARA AU GHANA?
Côte D’ivoire
Selon une information donnée par une source anonyme, un escadron de la mort aurait été envoyé au Ghana pour l’ élimination physique de certains cadres LMP dans les camps au Ghana. Informez vos proches qui s’y trouvent pour qu’ils prennent des dispositions pour leur sécurité.
M BERNARD EHUI KOUTOUAN ANCIEN Ministre de Houphouet boigny est le nouveau Ambassadeur de CI au Ghana, l’homme est un ultra du MEECI particulièrement zélé pour ce genre de mission.
Rappel : Ce Monsieur a été enlevé de la galère par le président Laurent Gbagbo, car trop endetté jusqu’au coup, sa maison hypothéquée. Le président LG n’avait pas accepté qu’un ancien serviteur de l’état finisse sa vie de la sorte en rachetant son crédit. Et c’est lui qui est chargé de traquer tous les patriotes exilés au GHANA. Des personnes sont enlevées la nuit et ne reviennent plus !! Nous recevons des SMS et des SOS venu d’ un camp de réfugié ivoirien au Ghana passer ce message au maximum !!!!
Katakro
Comment faisait donc le Président Gbagbo pour payer les salaires des fonctionnaires et du personnel diplomatique à l’étranger?
Comment apprendre à marcher sur la tête : 67ème leçon (1), par le Pr Ouattara
Dépêche de cameroonvoice :
Jean Martin Dassé, directeur administratif du siège du FPI est depuis mardi 11h30, aux mains des éléments de l’armée de Ouattara qui l’ont conduit à la Pergola, l’autre prison du nouveau régime. Alors qu’il se rendait au Ghana pour une séance de prière en compagnie de son pasteur Naho, de l’église Pentecôtiste siège de Marcory, son épouse, sa belle-sœur et de l’épouse du pasteur, il a été stoppé net au poste frontière de Noé par les éléments des FRCI. On lui reprocherait d’avoir sur lui un texte manuscrit dans lequel il parlerait du nouveau pouvoir et de ses soldats qui sont accusés par toutes les organisations de défense des droits humains de commettre des atrocités sur les partisans de Laurent Gbagbo.
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C’est en découvrant cette dépêche reprise de Notre Voie, rapportant l’arrestation du directeur administratif du FPI, qui j’ai eu envie de mettre à plat ces quelques réflexions sur la tournure des événements en Côte d’Ivoire.
Jean-Martin Dassé, encore une victime de la chasse aux sorcières du nouveau gouvernement : se déplacer avec des coupures de presse autorisées, (puisque la presse d’opposition est toujours encore muselée), et des rapports d’Ong (qui font autorité dans la France de Sarkozy et constituent des feuilles de route pour le TPI ), reste un délit, alors que la réconciliation est prônée, voire claironnée ! Aller au Ghana rencontrer des ivoiriens déplacés, les consoler, leur remonter le moral, prier avec eux, quel délit ! Il n’y a aucun écho des visites de Ouattara ou de ses émissaires à ces exilés, ayant tout perdu, alors la compassion sélective de l’Elite au pouvoir est la norme, la seule acceptable !
Il ressort également de ce texte que les prisons n’existant plus, il n’est pas possible d’arrêter les « vrais coupables », on ne saurait où les loger, et les faux coupables sont emprisonnés… dans deux hôtels recyclés !(le « Pergola » où se trouve déjà l’ex premier ministre, et le fameux « Golfhôtel », moitié “Quai des orfèvres”, “Prison de la Santé” et Siège du Gouvernement Soro ! [2])
L’Angola se lance dans le Tourisme, -à grand renfort de publicité sur TV5 Monde- mais les vacanciers francophones, attendront encore longtemps avant de pouvoir visiter le 102ème département de la France de Sarkozy, les hôtels ne pouvant les recevoir !
Nous pourrions suggérer à nos deux présidents, véritables copains, d’améliorer encore cette coopération fraternelle en organisant pour cet été déjà des camps de jeunes, camps de travail internationaux, pour construire rapidement des Auberges de Jeunesse, pardon des prisons pour héberger au plus vite –c’est-à dire dans quelques années– ces pauvres délinquants et ex-taulards qui sont obligés de squatter les commissariats, les cités universitaires; obligés de chasser les pauvres villageois et de prendre leur place ! Toujours ce terrible problème du manque d’Hôtels !
La réconciliation ? Un vœu pieux, reflet du peu de piété et de compassion dont Ouattara semble pourvu !
«En France, Tout de suite, c’est dans trois semaines ! » disait mon alsacien de père quand il s’énervait de la lenteur bureaucratique française par rapport à la légendaire discipline allemande…
Dans la nouvelle république de Côte d’Ivoire, si Ouattara ne se réveille pas, Le tout de suite de la réconciliation, n’aura pas lieu, même en lui-accordant quelques semaines supplémentaires !
Comment faisait donc le Président Gbagbo pour contrôler un pays coupé en deux, dans une atmosphère de guerre larvée avec des monstres fantastiques et incontrôlables du genre Licorne et Onuci, qui se rebellaient avec les rebelles, rugissaient avec les bêtes féroces ! Comment faisait-il pour payer les salaires des fonctionnaires et du personnel diplomatique à l’étranger ? Comment se fait-il que les administrations fonctionnaient, tout comme les universités, les écoles, les hôpitaux, et cela malgré un embargo dur et inhumain ? Comment pouvait-il payer les cultivateurs de caco et de café quatre fois, voire cinq fois ce que propose Ouattara ? Comment a-t-il pu augmenter les salaires de la fonction publique, sans s’endetter ?
Le bruit a couru qu’il avait fait éditer des faux billets CFA, mais ces billets où les a-t-on trouvés ? Dans les poches des Dozos et autres mercenaires payés en monnaie de singe par notre brillant économiste du FMI, et qui maintenant se rattrapent sur les populations en les terrorisant !
Le « dictateur Gbagbo » et son gouvernement, plutôt chrétien, lâchons le mot, subventionnaient depuis plusieurs années le pèlerinage à la Mecque pour les ivoiriens d’obédience musulmane ! Alors que nous avons maintenant, et au vu de l’article ci-dessus un gouvernement qui se veut laïque, avec à sa tête un musulman, voilà que la liberté de penser et de croire deviennent des coquille vides, des paroles creuses, comme la réconciliation et la Justice qui ne servent plus qu’à lancer des signaux positifs à une France et des États-Unis qui exigent des résultats.
Que Messieurs Ouattara et Sarkozy, ces deux copains, –du latin cum-panere, manger ensemble le même pain, celui de la côte d’ivoire– s’asseyent ensemble et méditent le Psaume premier : Ce n’est pas franchement laïque, mais c’est une parole qui a déjà fait vibrer et mis en marche bien des gens, de grands hommes et femmes, les a illuminés de l’intérieur. C’est une question de bon sens : regardez les photos de la rencontre entre Les Anciens et le président Gbagbo il y a quelques semaines à Korhogo, Desmond Tutu et Gbagbo rayonnent, Koffi Annan ne sait pas cacher son agacement, il n’est visiblement pas dans le même film ! Mes enfants me faisaient remarquer les visages fermés, les traits tirés, sinistres de Sarkozy, Ouattara, Hillary ces dernières semaines, et Gbagbo, même privé de liberté, reste égal à lui-même, il les devance encore dans cette campagne de communication !
« Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur le chemin des délinquants … » En hébreu, « heureux, bienheureux », ce n’est pas la béatitude du sourire de la Joconde, figé, artificiel, déformé. Non c’est un mot totalement dynamique, que André Chouraqui a rendu par « en route, en marche ! » C’est cela le véritable compagnonnage : se lève, se met en branle, celui qui est intègre et dont les intentions sont droites. Bien sûr, en politique, l’intégrité en prend toujours un coup, et Gbagbo n’était pas assurément un homme parfait, mais il n’a fait que grandir en stature et en force depuis la Chute du 11 avril, et c’est là certainement que réside son invincible assurance, son autorité tellement perceptible que Ouattara l’empêche d’avoir une Bible (confisquée celle de Tutu, celle des avocats …)
Gageons que les nuits du Président Gbagbo sont plus récupératrices que celles de nos présidents, copains comme co…(te d’ivoire ?), mais qui doivent avoir des nuits encombrées de fantômes… On nous dit que Ouattara dort tous les soirs dans un hôtel-un vrai- au Sénégal, mais après le golf hôtel de la république du Golf, soyons sûrs que les murs de sa chambre, dans le silence de la nuit, rétrécissent à l’image de son avenir à la tête de la Côte d’Ivoire ! Comme Caïphe, souverain-sacrificateur, indigne mais investi de la légitimité du pouvoir collaborateur en place, a pu “prophétiser” sans le savoir, que Monsieur Ouattara et son mentor puissent recevoir la prophétie involontaire de madame la Grande chancelière, qui dans son émotion a intronisé “Mr le Préfet” ; Mr le Président constitutionnellement élu, exilé dans le Nord, ne pouvant, lui, être légalement destitué, bien que son royaume se limitât pour le moment aux quatre murs de l’hôtel de Korhogo.
« Car l’Eternel connaît la voie des justes et la voie des délinquants mène à la ruine » (dernier verset du Psaume 1).
Le passé n’est plus, le présent n’est pas rose, mais l’avenir est totalement bouché pour le dormeur de l’Élysée et son compagnon golfeur.
Bien sûr, en politique, l’intégrité en prend toujours un coup, et Gbagbo n’était pas assurément un homme parfait, mais il n’a fait que grandir en stature et en force depuis la Chute du 11 avril, et c’est là certainement que réside son invincible assurance, son autorité tellement perceptible que Ouattara l’empêche d’avoir une Bible (confisquée celle de Tutu, celle des avocats …)
Par Shlomit
[1] Une leçon par jour, depuis le 11 avril et la capture de SEM Laurent Gbagbo, de son épouse Simone Ehivet et de leurs proches.
[2] Trois moitiés, çà vous étonne? C’est parce que vous n’êtes pas ivoirien, et que vous n’avez pas encore suivi les cours d’Ado l’économagicien.
UNE AGENCE DE WESTERN UNION BRAQUÉE PAR LES FRCI A ABIDJAN
Une agence de western Union a été attaquée cette apres-midi, à 14 heures GMT,. dans la commune de Cocody par des hommes en armes, arrivés sur les lieux du crime à bord d’un vehicule estampillé “FRCI”.
L’agence western union dont il s’agit se trouve dans la commune de commune de cocody, plus précisément aux II plateaux, derrière le supermarché « Soccocé ».
Des éléments des FRCI, à bord d’un véhicule non immatriculé stationnent devant l’agence. Ils demandent, sous la menace de leurs armes, au vigile posté à l’entrée, d’ouvrir la grilleL’homme execute sans rechigner les orders des “nouveaux policiers”.
En véritables habitués des hold up, les FRCI, dès leur entrée dans l’agence, demandent à tous les occupants de fermer leurs téléphones portables et de les déposer sur une table située dans la salle d’entente de la clientèle. Puis, Ils obligent la caissière, qui était toute tremblante à leur remettre la caisse. Les clients seront ausssi tous dépouillés.
Les FRCI ont mis à sac l’agence ainsi que les clients qui s’y trouvaient. Après leur depart, la responsable de l’agence a évalué la perte financière à plus de 5 millions de francs cfa.
Cet évènement vient encore confirmer que les forces pro-ouattara, pour la plupart des anciens locataires des différentes prisons civiles de la Côte d’Ivoire, ne sont pas surtout celle qui peuvent installer un climat de sécurité dans le pays, bien au contraire!
Selon le blog “CotedIvoirelavraieover-blog” qui rapporte les faits, Un soldat, appartenant aux frci (les forces pro-ouattara), aurait soutenu que si ses « camarades se comportent ainsi, c’est parce qu’on ne les paye pas. Quand on parle, Ouattara dit qu’il n’y a pas d’argent. Nous on peut pas rester comme ça ».













