Pour la photo, j’ai préféré celle d’un Laurent Gbagbo rayonnant après son investiture de Président de la république, même si elle n’est pas directement liée à l’actualité du jour, encore que… Après tout, c’est bien lui que les Ivoiriens ont plébiscité en refusant de se rendre dimanche dernier aux urnes. La pseudo joie et l’apparente ambiance de fête lors de la découverte du tsunami Ouattara élu dès le premier tour, bref ce résultat totalement bidouillé des élections n’ont pas arraché le souvenir tenace, indélébile, exceptionnel d’un homme absent, et le vide creusé par l’absence de l’aimé, celui qui a été déporté à Scheveningen, n’a jamais été comblé.
Côte d’Ivoire: Pourquoi Ouattara doit avoir le triomphe modeste

Alassane Dramane Ouattara dit que la Côte d’Ivoire travaille « pour être non seulement des champions en sport mais aussi des champions en économie et dans tous les secteurs »
Au moment où Alassane Ouattara est en train d’être investi au Palais de la Présidence de la République, après qu’il ait été déclaré vainqueur, avec chiffres à l’appui, par le Conseil constitutionnel, un décryptage des résultats du scrutin du dimanche 25 octobre m’autorise à lui demander de faire profil bas.
1 – Dans un corps électoral de 6.301.189, il (le RHDP – un ensemble de parti significatifs à savoir le PDCI, le RDR, l’UDPCI, etc.) n’obtient que 2.618.229 de voix. Alassane Ouattara et ses alliés n’atteignent même pas la moitié du corps électoral.
2 – Dans un corps électoral de 6.301.189, c’est seulement la moitié, à savoir 3.330.928 qui ont pris part au vote, mais pour 3.129.742 suffrages exprimés en définitive. Pourtant Alassane Ouattara et ses alliés avaient mené des actions d’envergure pour, non seulement encourager leurs militants et partisans à s’inscrire sur les listes électorales mais aussi pour retirer leurs cartes d’électeurs. Une opportunité inédite leur a même été faite de voter le jour J avec la carte nationale d’identité. Ici encore, le constat est frappant, ils n’ont pas atteint ne serait-ce que la moitié du corps électoral en ce qui concerna les suffrages exprimés (3.129.742).
3 – Sur 3.129.742 suffrages exprimés, Alassane Ouattara et ses alliés dont il est le candidat unique obtiennent 2.618.229 de voix. Là, ils s’enorgueillissent des 83,66% (2.618.229) des 3.129.742 suffrages exprimés. Fiers de savoir que les autres adversaires s’en sortent – soustraction faite – avec 511.513 soit 16,34%.
5 – En 2010, selon les chiffres communiqués par Youssouf Bakayoko, Alassane Ouattara avait obtenu, au 2ème tour, pour le compte du RHDP, 2.483.164 voix. En 2015, alors qu’il est président de la République, ce sont 2.618.229 voix (toujours avec le RHDP) qu’il a réussi à s’octroyer. Soit une légère amélioration de 135.067 électeurs.
6 – Si l’on tient aussi compte de la participation des Nouveaux-majeurs – 529.478 enrôlés – aux échéances de 2015, pour justifier une hausse légère (135.067) du score de l’actuel président de la République, il faudra noter que même là, Alassane Ouattara n’a pas réussi à franchir ne serait-ce que la moitié de l’effectif inscrit desdits Nouveaux-majeurs.
7 – 6.301.189 d’électeurs inscrits, 3.330.928 ayant pris part au vote, 3.129.742 suffrages exprimés, 2.618.229 voix obtenu (face à 2.483.164 en 2010).
Mon constat : Ces chiffres ne devaient pas être réjouissant pour une coalition du RHDP qui a gouverné le pays (plus de 22 millions d’habitants) pendant plus de 4 ans et qui, à travers des actions (ponts, routes, croissance à 2 chiffres, etc.) brandies ici et là devait bénéficier d’une adhésion populaire à l’enrôlement sur la liste électorale, au retrait des cartes d’électeur et au vote massif des Ivoiriens. Bref, à la gouvernance Ouattara.
Parmi ceux qui n’ont pas voté l’actuel Président de la République, il y a non seulement les Ivoiriens qui ont adhéré au mot d’ordre de boycott du FPI pro-Sangaré, mais il y a également ces jeunes à qui il a été promis 5 universités mais qui sont entassés dans les amphis et à qui il manque des conditions adéquates d’enseignement. Il y a également ces femmes à qui l’on avait promis que leur « sachet » se transformerait en « panier » et même en « cuvette de la ménagère » lorsqu’Alassane Ouattara prendrait le pouvoir. Il y a aussi des partisans désillusionnés, silencieux ou bruyants (KKB, Banny, Essy, Jérôme Kablan Brou et leurs partisans). Il y a, il y a et il y en aura… parce qu’Alassane Ouattara semble toujours être dans une logique : l’auto-satisfaction, félicitation des membres du gouvernement que lui-même juge « corrompu » et affichage de sa volonté de « vider le FPI de sa substance ».
Si Alassane Ouattara n’a pas le triomphe modeste et ne fait pas profil bas, les jours à venir risquent de fragiliser fortement ses boulons « indéboulonnable ».
A bientôt pour un autre décryptage…
Saint-Claver Oula
Universités et grandes écoles publiques : La FESCI obtient la gratuité de la préinscription en ligne
C’est effectif depuis la semaine dernière. Aucun étudiant d’une université et d’une grande école publique ne paiera aucun centime pour sa préinscription en ligne. C’est la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui vient d’obtenir cette gratuité auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gnamien Konan. Cela, après plusieurs tractations. Une victoire syndicale que revendique la Fesci, facilitée, il faut le dire, par les prises de positions qu’affichait depuis longtemps, Gnamien Konan, relativement à cette préinscription en ligne payante. Une pratique qu’il a condamnée dès son arrivée à la tête de ce département ministériel. Ainsi, désormais, après s’être préinscrits gratuitement en ligne, les étudiants attendront tranquillement leurs orientations pour payer leurs frais d’études (30.000 Fcfa pour la licence, 60.000 Fcfa pour le master et 90.000 Fcfa pour le doctorat). Dans l’ancien système, l’étudiant payait 3200 Fcfa pour la préinscription en ligne, 2000 Fcfa pour le retrait de la fiche de la préinscription en ligne et 1200 Fcfa pour le timbre. Le ministre Gnamien Konan, s’est toujours opposé au paiement de la préinscription en ligne. Lors d’une réunion houleuse, à son cabinet avec les présidents des universités publiques et des responsables de la Direction de l’Orientation et des Examens (DOREX), il y a quelques mois, il a qualifié cette opération, d’escroquerie et de vol organisé. Malgré les arguments de ses hôtes. Notamment, ceux du Pr Poamé Lazare, président de l’université Alassane Ouattara de Bouaké, qui a tenté, sans succès, de justifier l’utilisation des fonds recueillis par les préinscriptions en ligne.
Assi Fulgence Assi, le secrétaire général de la FESCI, rencontré hier matin, a indiqué que cette organisation syndicale ne doit pas dormir sous ses lauriers. Ses prochaines batailles syndicales, a-t-il souligné, c’est la réduction des frais d’écolage dans les universités. Pour lui, payer 30.000 Fcfa (licence), 60.000 Fcfa (master) ou 90.000 Fcfa (doctorat) pour sa ou ses progénitures, n’est pas à la portée de l’ivoirien moyen. « Il y a deux options. Ou le régime revalorise effectivement le SMIG pour permettre à l’ivoirien moyen d’avoir les moyens de payer les études de son ou ses enfants. A défaut, le régime doit revoir à la baisse les frais d’études », a-t-il précisé. Il a promis d’ouvrir de nouveaux fronts dans les semaines à venir. Les batailles pour la réhabilitation des cités universitaires de Port-Bouêt, des 220 logements, de Williamsville, l’allocation des bourses à un grand nombre d’étudiants, le retrait des diplômes de master, l’effectivité de la mobilité des étudiants ; l’employabilité par la définition des curricula, du système LMD par l’accès à internet haut débit, l’équipement des laboratoires des UFR de pharmacie, de médecine, de la Faculté des Sciences et Techniques (FAST).
Notre Voie
Pnd 2016-2020 : Des économistes ivoiriens analysent la viabilité de la dette
Un atelier sur l’analyse de la viabilité de la dette (AVD) ivoirienne s’est ouvert, hier, à l’hôtel du Sud, à Grand-Bassam. Il s’agit, cinq jours durant, pour le secrétariat technique du Comité national de la dette publique, de produire un rapport d’analyse de viabilité de la dette publique tenant compte de l’orientation générale en matière de croissance économique et d’investissements publics, en cohérence avec le Pnd 2016-2020.
Le directeur de cabinet, Adama Coulibaly, représentant la ministre de l’Economie et des Finances, a rappelé que le Pnd 2016-2020 va nécessiter un financement plus important que le précédent Plan national de développement. Des ressources devront être recherchées sur le marché financier régional et international, mais également auprès des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux. Comment éviter d’arriver à un surendettement qui risque de freiner tous les efforts de développement entrepris par le gouvernement ? Pour Adama Coulibaly, fort heureusement qu’un projet de stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SDMT 2016-2020) a été élaborée récemment, qui propose des orientations importantes en matière d’endettement et de gestion de la dette publique. «La SDMT 2016-2020 permettra de satisfaire les besoins de financement de l’Etat ainsi que ses obligations de paiement et de s’assurer que ses objectifs de maîtrise des coûts et des risques seront atteints afin d’éviter à terme un surendettement», a-t-il indiqué. Toujours selon lui, en conformité avec l’analyse de la viabilité de la dette, il s’agit pour la SDMT 2016-2020 d’évaluer le risque global d’endettement en comparant un certain nombre d’indicateurs par rapport à leurs seuils et points de référence applicables aux pays, en fonction de la qualité de leurs politiques et institutions.
Quant au directeur de la Dette, Coulibaly Jules, il a indiqué que la réalisation de l’AVD constitue une priorité nationale, en ce sens qu’elle permet de conforter le Pnd 2016-2020 et de s’assurer que les ressources d’emprunts attendues dans le cadre de cet ambitieux programme ne vont pas compromettre la viabilité à terme de la dette publique.
Notre Voie
Abidjan/ Bagarre à la machette entre syndicalistes et dealers à Marcory: trois morts et des blessés
Des détachements de forces de l’ordre composés d’éléments de la gendarmerie, de CCDO et de police sont en se moment déployés dans le quartier d’Anoumabo à partir de l’église catholique jusqu’à sans fil.
Le parti du prof. Mamadou Koulibaly conteste l’élection d’Alassane Dramane Ouattara
LIDER informe l’opinion nationale et internationale que le Pr. Mamadou Koulibaly, candidat à l’élection du président de la République du 25 octobre 2015, a adressé ce jour au Conseil constitutionnel une requête aux fins de contestations du scrutin de dimanche dernier, conformément à l’article 60 de la loi n° 2000-514 du 1er août 2000 portant code électoral, telle que modifiée par les lois n°2012-1130 du 13 décembre 2012, n°2012-1193 du 27 décembre 2012 et n°2015-216 du 02 avril 2015.
La direction de LIDER
Liberté et Démocratie pour la République
















