L’ancien Chef d’état major (Cema) des ex-Forces de défense et de sécurité (Fds), le général Philippe Mangou, nommé en mai 2012 par le Président ivoirien Alassane Ouattara, Ambassadeur plénipotentiaire de la Côte d’Ivoire au Gabon, vient de dire sa part de vérité dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. A l’occasion du séjour du Chef de l’Etat ivoirien au Gabon depuis le samedi 15 juin 2013 dans le cadre du »New York Forum Africa », il a été interrogé par la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti)1ère chaîne, le même samedi. Le Diplomate n’a pas tari d’éloges à l’endroit du numéro 1 ivoirien. »Je voudrais dire un grand merci au Président Alassane Ouattara qui m’a nommé », a-t-il dit. Avant de faire le commentaire suivant : » Il (Alassane Ouattara, Ndlr) montre à tous qu’il n’y a vraiment pas de haine dans son cœur. Il montre à tous qu’il tend la main dans la phase de reconstruction de notre pays, à tous les enfants de ce pays, sans distinction, pour que chacun puisse apporter sa contribution. Je crois que c’est ce que nous devons faire ». Répondant à ceux qui affirment qu’il a trahi l’ancien chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, pendant la crise postélectorale, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon a laissé entendre : »Nous devons savoir, tous les Ivoiriens, que, quand nous avons servi un Président avec détermination, avec loyauté, avec fidélité, et qu’un autre vient à être élu par le peuple souverain de Côte d’Ivoire, on se doit de le servir également avec fidélité, avec loyauté, avec détermination. Certains ne le comprennent pas. Ils parlent de trahison. Non ! Il faut être animé de l’esprit républicain ». Notons qu’aujourd’hui, le général Philippe Mangou, après la rencontre avec les Ivoiriens résidant au Gabon, sera encore aux côtés d’Alassane Ouattara ce lundi 17 juin 2013, à la cérémonie de baptême et de sortie de la 12ème Promotion des Officiers de l’Ecole d’Etat-Major de Libreville. Le président ivoirien est le parrain de cette cérémonie.
BAMBA Idrissa
Gabon: L’Etat et Addax Petroleum devant la justice
LIBREVILLE – Le ministre gabonais du Pétrole, Etienne Ngoubou, est revenu dimanche sur le différend judiciaire qui oppose l’Etat gabonais à la société pétrolière Addax Petroleum, après le retrait d’un permis d’exploitation, dans un entretien avec l’AFP en marge du NY Forum Africa.
« Nous avons pris la décision de retirer de manière définitive le champ d’Obangue (sud-ouest) à la société Addax Pétroleum (…) qui n’avait pas respecté ses obligations contractuelles » le 10 décembre, après plusieurs mois de négociations infructueuses, a déclaré le ministre.
Addax Petroleum, société présente au Gabon depuis 1996, a été rachetée en 2009 par le géant chinois Sinopec, et exploite cinq gisements d’hydrocarbures dans ce petit pays d’Afrique centrale sous forme de contrats d’exploitation et de partage avec l’Etat.
M. Ngoubou reproche notamment à la filiale de Sinopec sa « mauvaise gestion », des « cas de corruption », « beaucoup de défauts sur le respect de l’environnement » et d’avoir « exporté des volumes de pétrole sans (les) fiscaliser ». A la suite de ce retrait, affirme le ministre, « ils ont pris la décision unilatérale de fermer le champ sans nous en informer » et « porté l’affaire devant la cour arbitrale de la Chambre internationale de commerce de Paris ».
Le gisement a depuis été transféré à la société nationale Gabon Oil Company (GOC). Le ministre a par ailleurs menacé Addax de lui retirer un deuxième permis sur le champ de Tsiengui (sud-ouest), « exploité dans les même conditions que le champ d’Obangue ». « Si dans 15 mois ils ne font pas d’efforts nous serons obligés de leur retirer ce permis », a-t-il affirmé.
Interrogé sur le risque de faire fuir les investisseurs étrangers à la suite de ce retrait de permis, M. Ngoubou a assuré que le Gabon « respecte les contrats que nous avons signés (…) avec Addax il y avait eu trop de dérapages ».
Le Gabon est le 4e producteur subsaharien de pétrole produisant entre 220.000 et 240.000 barils par jour. Officiellement, ses recettes assurent à l’Etat 60% de son budget. Les principaux exploitants sont l’anglo-néerlandais Shell et le Français Total, qui représentent environ la moitié de la production gabonaise.
Mali: Blocage autour du nouveau projet d’accord
OUAGADOUGOU – Le pouvoir malien et les rebelles touareg occupant Kidal, dans le nord du Mali, ne se sont pas entendus dimanche soir sur le nouveau projet d’accord mis au point en vue de la présidentielle en juillet, comme l’espéraient pourtant les médiateurs.
La réunion, durant laquelle le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé escomptait que le projet serait approuvé par les délégations de chaque camp présentes à Ouagadougou, a été rapidement levée et aucune annonce officielle n’a été faite, a constaté un journaliste de l’AFP.
Selon des sources diplomatiques, les autorités de Bamako ont « rejeté » le document de « consensus » sur le retour des forces armées maliennes à Kidal, texte élaboré samedi par des délégués militaires de chaque camp et intégré au « projet d’accord final »
soumis dimanche aux parties. Les représentants du pouvoir malien dans la capitale burkinabè n’ont toutefois pas officialisé pour l’heure leur position.
Dimanche en fin d’après-midi, une source proche de la médiation avait indiqué que Tiébilé Dramé, émissaire principal du régime malien, avait « envoyé le document aux autorités maliennes ».
Lancées le 8 juin par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, les difficiles négociations de Ouagadougou doivent permettre un retour de l’armée malienne dans la ville de Kidal dans la perspective de l’élection présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali.
« Devant le blocage (constaté dimanche soir, ndlr), certains négociateurs se demandent s’il ne faut pas suspendre les discussions », a-t-on appris de sources diplomatiques. « C’est difficile », ont reconnu des diplomates qui assistent M. Bassolé au
nom de la communauté internationale.
En revanche, la délégation conjointe touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) « est d’accord » avec le projet de règlement proposé, a affirmé une source proche des discussions.
Tanzanie-Côte d’Ivoire (2-4)
Grâce à leur victoire 4 à 2 devant la Tanzanie, les Eléphants, sans la vedette Didier Drogba, comptent cinq points d’avance sur le Maroc, qui a battu 2-0 la Gambie samedi à Marrakech dans le groupe C alors qu’il ne reste qu’un match à disputer. Les Tanzaniens avaient ouvert le score dès la 2e minute par Amri Kiemba. Laciné Traoré parvenait à égaliser dans la foulée (13e), avant que Yaya Touré ne donne l’avantage aux Ivoiriens (2-1, 23e).
Les Tanzaniens égalisaient ensuite par Thomas Ulimwengu, avant que Touré ne frappe encore, convertissant un pénalty juste avant le repos (3-2, 44e) au terme d’une première période riche en rebondissements. En seconde période, le remplaçant
Wilfried Bony parachevait la victoire de la Côte d’Ivoire avec un but trois minutes dans les arrêts de jeu à Dar-es-Salaam.
Mondial 2014/Zone Afrique Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Algérie et Tunisie en play-offs, Afrique du Sud éliminée
JOHANNESBOURG – La Côte d’Ivoire, l’Egypte, l’Ethiopie, la Tunisie et l’Algérie ont obtenu dimanche leur billet pour les play-offs de la zone Afrique de qualifications pour la Coupe du Monde 2014, tandis que l’Afrique du Sud n’ira pas au Brésil.
Grâce à leur victoire 4 à 2 devant la Tanzanie, les Eléphants, sans la vedette Didier Drogba, comptent cinq points d’avance sur le Maroc, qui a battu 2-0 la Gambie samedi à Marrakech dans le groupe C alors qu’il ne reste qu’un match à disputer. Les Tanzaniens avaient ouvert le score dès la 2e minute par Amri Kiemba. Laciné Traoré parvenait à égaliser dans la foulée (13e), avant que Yaya Touré ne donne l’avantage aux Ivoiriens (2-1, 23e).
Les Tanzaniens égalisaient ensuite par Thomas Ulimwengu, avant que Touré ne frappe encore, convertissant un pénalty juste avant le repos (3-2, 44e) au terme d’une première période riche en rebondissements. En seconde période, le remplaçant
Wilfried Bony parachevait la victoire de la Côte d’Ivoire avec un but trois minutes dans les arrêts de jeu à Dar-es-Salaam.
Dans le groupe G, l’Egypte s’est imposé 1 à 0 au Mozambique et compte huit points d’avance sur la Guinée qui a disputé un match de moins mais qui ne peut plus revenir sur les Pharaons même en remportant ses deux derniers matches.
Dans le groupe A, l’Ethiopie a mis fin au rêve déjà tenu de l’Afrique du Sud de voir le Brésil avec une victoire 2 à 1 à Addis Abeba. L’Ethiopie, qui n’a jamais participé à une phase finale de Coupe du monde, ne peut plus être rejointe par l’Afrique du Sud, qui accuse cinq points de retard avant le dernier match qualificatif contre le Botswana, désormais sans enjeu.
La défaite sud-africaine a été scellée par un but contre son camp de Bernard Parker (70e) alors que ce même Parker avait ouvert la marque et donné espoir aux siens, avant l’égalisation de Getaneh Kebede. Les « Bafana Bafana » ont participé à trois des quatre dernières Coupes du monde, dont la dernière en 2010, organisée à domicile.
La Fifa a cependant indiqué dimanche qu’elle allait ouvrir une enquête pour savoir si l’Ethiopie, le Togo et la Guinée équatoriale avaient eu recours à des joueurs non éligibles pour la sélection, ce qui pourrait remettre en cause la qualification éthiopienne. Dans le groupe B, la Tunisie s’est également qualifiée pour les play-offs après son match nul (1-1) dimanche en Guinée équatoriale. Les Tunisiens possèdent cinq points d’avance sur le Cap-Vert, son dernier adversaire du groupe.
L’Algérie (groupe H) a également validé son billet pour les play-offs grâce à sa victoire sur le Rwanda (1-0) combinée au match nul concédé par le Mali face au Bénin (2-2) qui laisse les Maliens à quatre points des Algériens, désormais hors d’atteinte. Les cinq autres nations qualifiées devraient elles être connues à l’occasion de la dernière journée de la phase de poules, en septembre.
Dans la zone Afrique, les dix vainqueurs des groupes sont qualifiés pour les play-offs, où cinq confrontations en matches aller-retour se dérouleront, les cinq gagnants décrochant leur billet pour le Brésil.
Mali: « Accouchement » difficile pour un accord crucial
OUAGADOUGOU – « C’est pire qu’un accouchement », soupire un négociateur. Dans un climat de profonde méfiance, un accord peine à émerger des discussions de Ouagadougou entre le pouvoir malien et les rebelles touareg contrôlant Kidal, dans le nord du Mali.
Lancées le 8 juin, les négociations devaient être bouclées en trois jours en vue de permettre la tenue dans la ville de Kidal de la présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali, élection cruciale selon la communauté internationale.
Mais le « consensus » tant recherché n’a toujours pas pris forme au centre de conférences de Ouaga 2000, quartier huppé de la capitale burkinabè, et au grand hôtel situé à 300 mètres de là, où les débats font rage du matin jusque tard dans la nuit.
Nouveau rendez-vous manqué dimanche soir: alors que le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé espérait que chaque camp parapherait le nouveau projet d’accord présenté comme « final », une énième réunion a tourné court.
Les autorités de Bamako ont « rejeté » le coeur du projet, qui définit les modalités du retour des soldats maliens à Kidal et du cantonnement des combattants touareg, a-t-on appris de sources diplomatiques.
« Devant le blocage, certains négociateurs se demandent s’il ne faut pas suspendre les discussions », selon les mêmes sources. Jusque-là, éternelles lunettes et voix posée, M. Bassolé, qui a joué plusieurs fois les « facilitateurs » pour le compte de son
président Blaise Compaoré, médiateur dans la crise, a enchaîné conciliabules et réunions plénières sans se départir de son style pondéré.
Mais l’atmosphère est particulièrement tendue et la médiation, assistée de diplomates représentant la communauté internationale, n’est pas parvenue à trouver un terrain d’entente entre les émissaires de Bamako et la délégation conjointe touareg du
Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA).













