Les hommes d’Alassane Ouattara qui occupent les commissariats refusent de partir. Pour certains, ils n’ont pas encore perçu leur dû. En effet, dans le contrat, chacun devait percevoir la somme de 5 millions de Fcfa. Après la mission, ils n’ont rien reçu. Alors ils menacent de retourner leurs armes contre leur employeur. «Nous voulons notre argent. C’est tout. Ils nous connaissent», menacent-ils. Les autres estiment que le fait d’occuper les lieux est leur part du gâteau. «Nous avons eu du travail. Il n’est pas question pour nous de quitter. Alassane a eu son fauteuil présidentiel. Nous avons eu aussi notre poste. Si on doit laisser, il faut que lui aussi quitte le palais. Nous n’avons pas fait ce travail pour sortir zéro. Nous n’allons pas bouger. On va se tuer s’ils s’amusent». Avant de poursuivre: «chacun gère son secteur. Nous gérons les commissariats et autres. Eux, ils gèrent le gouvernement et le palais. Les parkings sont partagés». Il faut dire qu’il y a eu des échanges de tirs à Koumassi entre les Forces onusiennes et de la Licorne, d’un côté et de l’autre, les ex-rebelles. Les premiers voulaient déloger les seconds. La tentative n’a pas marché. Les ex-rebelles sont toujours en place. Voilà la République que la France et Alassane offrent à la Côte d’Ivoire.
‘’Taxe sur les funérailles’’ : à Afféry Les Frci exigent 15.000 Fcfa par corps
A Afféry, dans la région Akyé, les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire s’illustrent par un racket macabre et des plus odieux. En effet, les habitants de cette ville sont contraints de payer de l’argent aux hommes en tenue pour avoir droit aux veillées et d’inhumer leurs morts.
La somme à débourser est de 15.000 F Cfa par dépouille mortelle. Bien que choqués par cette attitude immorale qui est une injure aux morts, les habitants d’Affery, la mort dans l’âme, sont obligés de s’exécuter pour ne pas subir des violences dans “une région aujourd’hui martyrisée pour son soutien à Laurent Gbagbo lors de élection présidentielle’’, déplore la population. En outre, sur les routes, le racket bat aussi son plein. Les piétons sont obligés de payer 200 F quand les vélos sont taxés à 500 F, tandis que pour les motos il faut sortir entre 1000 F et 2000, selon la taille de l’engin. Quant aux voitures, c’est 5000 F ou le passage à tabac. Dans cette région où les exactions sanglantes et les assassinats continuent, les commerçants et les producteurs de café –cacao, à la merci des hommes en tenue, sont rackettés dans l’ordre de 15. 000 chaque jour. Pauvre Côte d’Ivoire.
Yves Cézanne
Drogba et Lala pour le meilleur et pour le pire
Le capitaine des Éléphants de Côte d’Ivoire Didier Drogba et la Malienne Lala Diakité ont convolé en justes noces samedi dernier à Monaco, en France. Les deux amoureux se sont dit « oui » en présence d’un parterre de personnalités, 500 officiellement, du football mondial et du sport, en général ; mais, aussi du showbiz mondial. Cette cérémonie grandeur nature a été présidée par son grand patron, Roman Abramovitch, le milliardaire russe et propriétaire de Chelsea, le club londonien. Outre Abramovitch, Samuel Eto’O, Youssou Ndour, Akon et plusieurs stars de la Nba américaine faisaient partie de la kyrielle de convives. Pour marquer l’histoire, Drogba a misé sur ses partenaires en club. Florent Malouda, Salomon Kalou et plusieurs de ses coéquipiers ont fait office de garçons d’honneur. Le dîner gala a été suivi d’un grand spectacle avec le groupe Magic System, le chanteur congolais Fally Ipupa et d’autres stars. La fête a débuté le samedi 11 juin 2011 et devrait se poursuivre jusqu`à hier lundi 13 juin entre Nice et Monte-Carlo. Drogba rejoint ainsi le camp d’Eto’O, Mamadou Niang, Henry Camara et tous ces sportifs qui comprennent que le mariage contribue à la bonne organisation sociale et la stabilité d’esprit pour bien produire.
E. Djabia
Pour la sécurité de Ouattara : 21 milliards de fcfa à la Licorne
“J’ai gagné à 90% dans les casernes militaires. En plus, tous les militaires se sont ralliés» soutenait Alassane Ouattara. Et pourtant, il n’a pas confiance aux ex-Fds pour sa sécurité.
Encore moins à ses propres soldats. Au point de confier sa sécurité à l’armée française.
Mais cela n’est pas gratuit. Il doit débourser par an la somme de 21 milliards de Fcfa, selon des informations crédibles. Pendant ce temps, les Ivoiriens souffrent. Ils ont du mal à s’offrir un bol de riz. Le nombre de chômeurs a augmenté. Cet argent pouvait servir à faire autre chose. C’est-à-dire des projets de développement. Ce n’est pas surprenant ce comportement. Dans la mesure où il doit sa prise du pouvoir à l’armée française. Hélas, ce n’est pas tout. Il aurait octroyé 80% du pétrole ivoirien à la France. Ainsi que les autres produits miniers et agricoles. En ce moment, la France pille systématiquement le sous sol ivoirien. Alassane Ouattara a habitué les Ivoiriens à ce genre de situation. La preuve lorsqu’il était Premier ministre de feu Félix Houphouët Boigny, il a bradé tous les secteurs importants comme ceux de l’eau et l’électricité à la France.
Alassane offre gratuitement l’électricité au Faso
Un autre fait que le contribuable ivoirien ignore. C’est la gratuité de la fourniture de l’électricité au Burkina Faso. Désormais le pays des hommes intègres n’aura plus à débourser un sou.
En outre, un ressortissant de ce pays dirige le port de San Pedro, Hilaire Lamizana. Et cela pour service rendu. Autrement dit, c’est la part du Burkina Faso dans le partage du gâteau ivoire. Le ministre des Affaires étrangères du Faso sur la chaîne de télévision nationale de son pays a remercié, la semaine dernière, ce geste du nouveau pouvoir d’Abidjan.
Yacouba Gbané
Situation socio-politique : Les FRCI portent un mauvais coup à Alassane Ouattara
L’humeur joyeuse, du chef de l’Etat Alassane Ouattara, selon une source diplomatique à Abidjan, a pris un sacré coup depuis le vendredi 7 juin 2011. La raison, le report, dans trois ans, du retour de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan. Le président de la République tenait à ce retour dans l’immédiat. C’est pourquoi il s’est personnellement investi et a mis tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir ce retour, dans un délai n’excédant pas six mois. A Abidjan, on était d’autant plus sûr que le président de cette institution, le Rwandais Donald Kaberuka, avait décalé, récemment, que « le retour de la Bad à Abidjan est imminent ». Le ministre d’Etat, ministre chargé du Plan et du développement, Abdallah Mabri Toikeusse et sa délégation, en se sont rendant à Lisbonne (Portugal) dans le cadre des Assemblées annuelles de la Bad, étaient loin d’imaginer qu’un mauvais sort viendrait tout mettre à l’eau.
De fait, les gouverneurs de la Banque africaine de développement ont décidé que la Bad reste à Tunis, pour encore trois ans. Selon Nkosana D. Moyo, « la banque a décidé qu’elle se donnait encore trois ans en Tunisie », où elle s’était installée provisoirement en 2003 en raison des troubles en Côte d`Ivoire, mais « peut à tout moment, au cours de cette période, retourner à Abidjan », a précisé M. Moyo, lors d’une conférence de presse à l’issue des Assemblées annuelles de la Banque. Le retour de la Bad dépendra du « rétablissement des conditions de sécurité acceptables » et de la « réhabilitation des bâtiments de la banque, endommagés », a-t-il ajouté. Selon notre source, la Côte d’Ivoire était à deux doigts d’obtenir ce retour dans un délai d’au moins six mois quand un coup de fil passé de Paris, est venu tout annuler. C’est qu’en Côte d’Ivoire, des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire ( Frci) ont fait une descente, récemment dans la région du Bas-Sassandra, où ils ont pillé une exploitation agro-industrielle appartenant à des Français. Ceux-ci ont été séquestrés avant d’être dépouillés de tous leurs biens. Après leur passage, l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire est immédiatement saisie, qui informe, à son tour le ministère des Affaires étrangères. Emoi et colère s’entremêlent à Paris. La devise de Nicolas Sarkozy, le président français, est connue. « On ne touche pas impunément aux cheveux d’un Français ». Le rapt, le 4 avril 2011 au Novotel Hôtel, suivi de la mort de Yves Lambelin ( Sifca) et Stéphane Frantz di Rippel, en compagnie d’un Béninois et d’un Malaisien, par un groupe armé, est encore présent dans les esprits à Paris. Un axe téléphonique va s’établir entre Paris, Abidjan et Lisbonne et la décision du report est tout de suite arrêtée…Abidjan doit être puni pour « son incapacité à tenir ses troupes ». Le Président Ouattara a accusé durement le coup, soutient notre source. Toujours, selon celle-ci, un chef de groupement tactique dont les éléments seraient mis en cause, a « été convoqué d’urgence à Ouagadougou » pour rencontrer le président du Faso. L’onde de choc est d’autant plus forte à Abidjan que le Premier ministre Guillaume Soro a entrepris, en compagnie du général Bakayoko Soumaïla, avant-hier, une tournée visant à « mettre de l’ordre dans les rangs des Frci ». Dans les prochains jours, des mesures énergiques devraient être prises, pour mettre hors d’état de nuire « toutes les brebis galeuses » qui, il faut le dire, sont en train d’écorner sérieusement, l’image du gouvernement Ouattara. Ce retour à Abidjan de la Banque africaine de développement aurait été une première grande victoire pour le président de la République Alassane Ouattara. Alors que ce retour était quasiment acquis, par la faute d’éléments incontrôlés des Frci, les autorités ivoiriennes devraient donc attendre encore 3 ans… Néanmoins, Mabri Toikeusse et sa délégation ne sont pas rentrés les mains vides. Les gouverneurs de la Bad ont décidé d’accorder à la Côte d`Ivoire une aide de 160 millions de dollars (111 millions d’Euros), consacrée à l’éducation, à la santé et aux infrastructures.
Cette aide devrait être suivie « d’ici la fin de l’année » d’un financement supplémentaire équivalent, a précisé le président de la Bad , Donald Kaberuka.
Armand B. DEPEYLA
Drogba ties the knot
The 33-year-old and the mother of his three kids Lala Diakite invited guests from the world of sport and show business to their big celebration.
Drogba and his Malian wife met in France, at the beginning of the player’s career.
Among the guests were his Chelsea team-mates Michael Essien and Florent Malouda, singer Youssou N’Dour and R&B star Akon













