Le camp rebelle conduit par Alassane Ouattara a beau dire que ce qui ce passe à Abobo et Anyama et dans tout le reste du pays est le fait de populations ayant arraché leurs armes aux forces loyalistes de Gbagbo pour les retourner contre eux ou de soldats ayant fait défection qui combattent contre Gbagbo, la pilule passe difficilement. A la vérité, le coup d’Abobo et d’Anyama a été savamment et longuement muri. Incapable de mettre sur pied une armée capable de tomber les forces loyalistes, et à défaut même d’avoir officiellement les forces ouest-africaines de l’Ecomog avec lui, Ouattara s’est tourné vers ses mentors. Ceux-ci n’ont pas hésité à lui fournir hommes et logistique pour opérer sous des habits dits de ‘Commando Invisible’ ou de Forces dites républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Au lieu des Shérif Ousmane, Koné Zacharia et autres, nos forces loyalistes ont en face d’elles, sur le théâtre des opérations d’Abobo, de Guiglo, Duékoué, Bondoukou, Daloa…, des soldats burkinabè, sénégalais, nigeriens, nigerians, togolais et des mercenaires de race blanche. Drôle de programme politique où l’on fait tuer par des étrangers des ivoiriens qu’on ambitionne de diriger. A ceux-là s’est ajoutée l’ONUCI qui agit désormais à visage découvert et qui avec ses avions MI-24 prête main forte à l’armée d’Alassane Ouattara et Soro. Ouattara ne veut pas attendre que Laurent Gbagbo soit encore maître du Palais Présidentiel à la date du 31 mars 2011. C’est en effet à partir de cette période que les acheteurs internationaux de café et de cacao ont décidé de collaborer directement avec Laurent Gbagbo s’il est encore au Palais d’Abidjan. On comprend donc aisément que Ouattara ne veuille plus négocier.
Onuci : Réunion secrète à Sebroko
Le Général togolais Bérénat, nouveau commandant des forces de l’Onu en Côte d’Ivoire a décidé d’achever la sale mission sécrète que Ban Ki-moon et Sarkozy ont imposé depuis la crise post-électorale à l’Onuci. Une réunion s’est ténue au siège de l’Onuci à Sébroko, le lundi 24 mars dernier. Celle-ci a été présidée par le nouveau Chef d’état- major de l’Onuci, le Général togolais. A cette réunion, avec des motifs qui tranchent avec le mandat de l’Onuci en Côte d’Ivoire, étaient également présents deux commandants togolais, un Adjudant photographe togolais et le chef du contingent mercenaire nigérian. Selon notre source, il a été question au cours de cette concertation de la position de l’Onuci dans les préparatifs de l’attaque du District d’Abidjan. En des termes plus clairs, le rôle que les éléments de Choi doivent jouer. Ainsi, entre autres préoccupations, il a été fait le point du dépôt des rebelles dans le District d’Abidjan et dans certaines villes de l’intérieur du pays. Aussi, il a été convenu que les contingents nigérians et togolais sont chargés d’achever le dépôt des rebelles du Golf vers les sites et localités prévues pour compléter en nombre les effectifs. Ce sont en tout :
Abengourou : 25, Grand Lahou : 1O, Fresco : 10, Sassandra : 7, Moussadougou : 7 et San Pedro : 15. Rappelons-le, ces mercenaires vont s’ajouter à ceux qui sont déjà prés positionnés sur les lieux sur cités. Par ailleurs, il a été demandé à l’Onuci de bloquer les deux ponts et l’aéroport afin de sécuriser les populations cibles relativement à leur mandat.
Cela se voit, le nouveau commandant de l’Onuci n’a pas été nommé pour se croiser les bras. Après avoir annoncé dès sa prise de fonction que, ses soldats ne seront là que pour assurer les tâches régaliennes dues à leur mandat, le Général Bérénat se confond avec cette réunion qui a pour seul but de parachever la sale besogne que Sarkozy et Ban ki moon souhaitent de tous leurs vœux. Les billets de banques des casses de la Bceao venus de Dakar ont-ils commencé à faire leurs effets sur le nouveau commandant de l’Onuci ? Tout porte à le croire.
Le Temps
Bombardement des positions Fds à Duékoué, Daloa, Bondoukou…L’Onu et la France déclarent la guerre à la Côte d’Ivoire
Ça y est. L’Onu et la France sont officiellement entrées en guerre en Côte d’Ivoire. Lundi, leurs avions de combats ont permis aux rebelles de prendre les villes de Duékoué, Daloa et Bondoukou.
Il n’y a pas une autre manière aussi évidente de déclarer la guerre à un pays que celle de l’Onu et de la France, lundi dernier à l’intérieur du pays. Plus précisément à Duékoué, Daloa et Bondoukou. Ce jour-là, en effet, l’armée onusienne présente en Côte d’Ivoire et Licorne ont attaqué ces villes sus-citées en sortant leurs hélicoptères de guerre. En agissant à visage découvert aux côtés de la rébellion, ces deux forces témoignent, sans ambages et sans janotisme, leurs volontés manifestes d’en découdre avec la Côte d’Ivoire et partant, avec l’armée ivoirienne. L’Organisation des Nations unies, qui fait fi de son objectif, restaurer la paix, et Nicolas Sarkozy ont décidé de passer à l’offensive à outrance sur différents fronts. Pour, prétendent-ils, éjecter du pouvoir le président Laurent Gbagbo, l’unique choix du souverain peuple ivoirien. Ban Ki- moon, le tristement tout-puissant Secrétaire général de l’Onu et son complice Sarkozy, las de voir les Ivoiriennes et les Ivoiriens faire bloc autour du président Gbagbo, sont passés ainsi à l’offensive via leurs forces en présence en Côte d’Ivoire. Ces deux béotiens d’un autre âge n’ont même pas voulu attendre que le mandat ( ?), qu’ils ont suscité par l’entremise de Goodluck Ebele Jonathan (président en exercice de la Cedeao), soit adopté. La Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement qui s’était, en effet, réunie à l’occasion de sa 39e session ordinaire à Abuja les 23 et 24 mars 2011 « demande au Conseil de Sécurité des Nations unies de renforcer le mandat de l’Opération des Nations-unies en Côte d’Ivoire, lui permettant d’utiliser tous les moyens nécessaires pour protéger la population et les biens et pour faciliter le transfert immédiat du pouvoir à M. Alassane Ouattara… ». Une orchestration satanique de Sarkozy qui pare ainsi au plus pressé. En déclarant la guerre à la Côte d’Ivoire qui refuse la recolonisation du fait de la richesse de son sous-sol, de son cacao, de son café etc. Mais Dieu est Dieu. Le président Gbagbo, le Cema Philippe Mangou et les Ivoiriens auront le dessus. Vaille que vaille. Et cet Ecomog qui ne dit pas son nom échouera. Il n’en serait autrement.
Véronique Adjoumany
Un grand défi à l`armée de Côte d`Ivoire
Un peuple, une armée, un chef. C’est le trépied sur lequel repose la révolution démocratique ivoirienne. Depuis 2000 et plus particulièrement depuis le déclenchement de la crise armée, chacune des entités a joué sa partition à la mesure des espérances placées en lui. D’abord le peuple ivoirien. Tout au long de la crise, les ivoiriens de façon générale et les jeunes en particulier ont fait montre d’une mobilisation sans faille. Partout où cela a été nécessaire, les ivoiriens par leur sacrifice ont contraint les ennemis de la république à battre en retraite.
En 2002, en 2003, en 2004, en 2006 où en 2010 pendant les élections les ivoiriens ont été présents. Bravant la pluie, le soleil, et très souvent les armes assassines de la coalition internationale, les ivoiriens ont fait montre d’un engagement sans faille. Comme eux, jusque-là, l’armée ivoirienne s’est montrée elle aussi admirable. Souvent sans grands moyens, ils ont fait face à l’ennemi. A commencers par la nuit du 18 au 19 septembre 2002, où pris de court ils ont puisé dans leurs tripes pour mettre les rebelles en déroute. C’est aussi le cas pour le chef. Le président Laurent Gbagbo. Fin stratège, tout le monde, y compris ses pires ennemis, s’accorde à dire qu’il est un homme politique de premier ordre.
Jusque-là le trio a marché. C’est pourquoi les attaques actuelles des rebelles et les pertes de villes qui s’en suivent sont un vrai défi à l’armée ivoirienne. Certes nos hommes font face à un ennemi sans visage. Souvent même tapis parmi eux. Mais comme le disent les jeunes de la FESCI, c’est quand les temps sont durs que les durs avancent. L’armée de Côte d’Ivoire est face à son destin. Elle sait qu’elle peut compter sur son peuple. Elle doit donc donner des signes encourageants. Passés les moments de panique, elle doit maintenant rassurer les ivoiriens sur sa capacité à faire front. Les ivoiriens dans leur immense majorité sont prêts à l’y aider. Haut-les cœurs.
Guillaume T. Gbato
Guerre contre la Côte d`Ivoire – L’Onuci et la Licorne combattent aux côtés des rebelles
L’opération des nations unies en Côte d’Ivoire (Onucis) et les forces françaises de la Licorne combattent aux côtés de la rébellion sur le théâtre des opérations, a-t-on appris d’une source militaire. Selon une source introduite sur le théâtre des opérations, l’Onuci et la Licorne ont changé de stratégie. Une information attestée par une autre source proche du théâtre des opérations à Duékoué qui révèle que « l’Onuci et la Licorne ne se contentent plus de convoyer et ravitailler les rebelles, mais bombardent » les positions des forces de défense et de sécurité (Fds), « avant de les installer ».
Des témoins auraient aperçu, lors des combats à Daloa des « soldats blancs de la Licorne aux prises avec les Fds ». Dans les villes de Duékoué, Daloa, Issia (ouest) et Bondoukou (est), annoncées comme étant sous contrôle de la rébellion pro-Ouattara, des sources concordantes attestent que les combats seraient en cours entre les Fds et les rebelles largement soutenus par les forces onusiennes et la Licorne. Lors d’une conférence de presse le 5 mars, les ministres de la défense et de l’intérieur avaient révélé l’implication des soldats onusiens sur le théâtre des opérations. Au cours de l’attaque du centre émetteur le 27 février dans la commune d’Abobo (Abidjan), un hélicoptère estampillé UN a été aperçu survolant la zone durant les combats.
Une source proche du théâtre des opérations a révélé qu' »un char de l’Onuci (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) » avait pris part le 25 février « à l’attaque de la position tenue par les FDS, près de Zouan-Hounien à moins de 30 km de Danané ».
Quelques jours auparavant, l’on apprenait que le 3ème Bataillon bangladais BANBAT 3 de l’Onuci, basé à Odienné, quittait cette base pour se rapprocher de la ligne de front.
A Abidjan, plusieurs témoignages concordants indiquent la présence de « soldats blancs » dans les zones de combats, notamment à Abobo où l’Onuci a renforcé sa présence, alors que la commune s’est quasiment vidée de ses habitants. Des images provenant d’un drone de la force Licorne, dont directscoop a eu copie, révèlent les positions des Fds lors des affrontements qui les ont opposés aux rebelles pro-Ouattara à Abobo les 10 et 11 février. Le jeudi 16 décembre, des images des télévisions françaises ont révélé la collusion entre les casques bleus et les rebelles pro-Ouattara lors de la marche insurrectionnelle organisée par la coalition politico-armée du Rhdp sur la maison de la télévision à Cocody. Le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, Choi Young-Jin, par une « certification » précipitée alors que le Conseil constitutionnel ivoirien n’avait pas encore donné de résultats définitifs, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre. Refusant sa défaite constatée par le Conseil constitutionnel, Alassane Ouattara, depuis son QG du Golf Hôtel, tente, en complicité avec l’Onuci, la force française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement de Côte d’Ivoire.
(Source : directscoop)
Règlement de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire – Comment l’UA soutient l’option militaire
L’Union Africaine a officiellement rejeté l’option militaire. Et prône une résolution pacifique de la crise. Mais en réalité, elle a adopté une ligne qui ne se démarque pas ouvertement des opérations militaires du camp Ouattara, qui viole le cessez-le feu.
L’Union Africaine joue à un jeu trouble en Côte d’Ivoire. En voulant une chose et son contraire. Pendant qu’elle affirme préconiser une résolution pacifique de la crise, en même temps, et c’est toute l’ambigüité de cette politique incompréhensible de l’autruche, elle soutient et de manière tacite, l’option militaire en Côte d’Ivoire qui avait été écarté. En effet, dans le cadre de la résolution par la voie du dialogue du conflit post-électoral, l’Union Africaine a décidé de nommer un «Haut représentant» en Côte d’Ivoire, deux semaines après les conclusions du panel le 10 mars 2011. Une nomination intervenue samedi 26 mars dernier. Mais, face à une crise qui perdure et qui a des répercussions énormes (massacres des populations innocentes, exode massif des populations, désorganisation de l’économie du pays, etc.), la diligence et la réaction de l’Ua devaient être systématiques. Attendre au-delà des deux semaines pour nommer un «Haut représentant» est suspect. L’Ua cherche également a gagné du temps en laissant tranquillement les rebelles poursuivre leur offensive. D’autant plus que le Cap-Vert n’a jamais caché ses réserves dans la gestion du dossier ivoirien par la «communauté internationale», en refusant de cautionner la forfaiture.
Une caution tacite
Donc en nommant le diplomate Cap-Verdien pour superviser une solution négocié à la crise, l’Ua savait pertinemment que José Brito allait être récusé par le camp Ouattara. Puisque celui-ci a toujours soupçonné le président Pedro Pires et son pays de soutenir le président Gbagbo. Mais en réalité, le problème est ailleurs. En créant ce vrai-faux blocage monté de toutes pièces, les partisans de l’option militaire (Wade, Goodluck, Compaoré…) jouent leur partition – en actionnant l’option militaire qu’ils avaient déjà préconisée. Cette récusation de José Brito par Ouattara est donc un acte calculé et prémédité de l’aile dure du l’Ua (qui fournit appuis logistiques, militaires et humains à la rébellion, aidé de l’Onuci et Licorne) qui soutient l’usage de la force à visage masqué, en faisant semblant de rechercher une solution pacifique par la nomination d’un médiateur.
Sinon, comment comprendre que, pendant que le camp présidentiel appel à un cessez-le-feu immédiat et au dialogue pour trouver une issue à cette impasse politique, le président du Rdr et ses rebelles s’engagent dans une vaste attaque généralisée à travers tout le pays. Et que dans le même temps, l’Union Africaine observe la loi de l’omerta, un silence total sur les exactions et attaques des rebelles par la violation du cessez-le-feu. Idem pour la Cedeao, l’Ue, l’Onu, etc. C’est motus et bouche cousue. Au poulain de la communauté internationale, Alassane Ouattara, il s’est définitivement décidé : plus de négociations. La guerre ou la guerre. La nomination d’un autre médiateur ne saurait rien changer dans sa logique aveugle de prendre le pouvoir.
Anderson Diédri













