Zimbabwe: 94 bougies pour Robert Mugabe
Elles sont bien loin les années fastes, où tout le Zimbabwe se joignait à Robert Mugabe pour souffler ses bougies d’anniversaire. Ce mercredi 21 février, pas de gâteau géant ; pas de vœux de la part des personnalités du pays ; pas d‘émission en direct sur la télévision nationale ; pas de pleines pages dans la presse pro-gouvernementale…
Ce 21 février 2018, c’est avec son plus proche entourage que l’ancien président, forcé à la démission fin novembre 2017, a célébré son 94e anniversaire. Une photo publiée sur Twitter ce mercredi par l’ancien ministre Jonathan Moyo, montrait un Mugabe au regard sévère, assis auprès de son épouse Grace, pas plus heureuse que son époux.
Pendant ce temps, à la télévision publique, était diffusé en direct un discours du nouveau président Emmerson Mnangagwa, qui évoquait entre autres la mise en service d’une ligne ferroviaire. Ici aussi, aucune mention n’a été faite de Mugabe.
Quoique, pour sauver l’honneur du “camarade Bob” qui dirigea le pays 38 ans durant, la journée du 21 février a été maintenue fête nationale dans le pays. Visiblement pas assez pour garder vive la flamme Mugabe au sein des affaires de l’Etat.

Avec africanews.com
Ruée mondiale vers le cobalt congolais
Sur le marché mondial, le cobalt des iPhone d’Apple ou des batteries Tesla coûte 82.000 dollars la tonne, son prix de référence à la Bourse des métaux de Londres, multiplié par 2,7 en deux ans.
En République démocratique du Congo, le pays qui a assuré les deux tiers de la production mondiale en 2017, un “creuseur” (mineur artisanal) vend son minerai brut tout au plus 7.000 dollars la tonne aux négociants chinois.
Ces négociants gèrent la plupart des comptoirs d’achat visibles autour de la cité minière de Kolwezi (sud-est), dont l’un s’appelle, par dérision ou provocation, le “dépôt Apple”.
Du petit “dépôt Apple” jusqu’aux smartphones et aux véhicules électriques supposés libérer l’humanité des hydrocarbures, le minerai congolais le plus convoité au monde remonte une chaîne de traitement et de raffinage qui profite in fine à la Chine plus qu‘à la RDC.
Dans les petits dépôts-vente de Kolwezi, le prix du minerai, fraîchement arraché à la terre sous forme d’“hétérogénite” cuivre-cobalt, dépend de sa teneur en métal.
Des affiches écrites à la main déclinent des colonnes de chiffres, de “3%=500 dollars” à “15%=7.000 dollars (7.000 dollars la tonne comprenant 15% de cobalt).
La teneur est déterminée par un appareil “Metorex” – évidemment entre les mains de l’acheteur. “Des dépôts ont augmenté leur prix de 1000 à 1.050 dollars la tonne de cobalt à 5% depuis le début de l’année”, affirme David, un creuseur qui avoue ignorer l’envolée des cours de la Bourse de Londres.
Figures emblématiques et problématiques de la RDC (travail des enfants, éboulements meurtriers, pillages…), les “creuseurs” sont minoritaires mais pas marginaux dans la production congolaise de la matière première cobalt (14 à 16% des 80.800 tonnes produites en 2017 d’après le courtier londonien Darton Commodities).
Le minerai brut des creuseurs est revendu par les négociants chinois, plus rarement indiens, aux opérateurs industriels qui assurent une première transformation en RDC.
Produit au stade de traitement
Cette première transformation mécanisée est entre les mains de sociétés et d’usines principalement étrangères : le géant canadien basé en Suisse Glencore et des noms moins connus, China Molybdenum-TFM, CDM (Chine), Chemical of Africa (Chemaf, gérée par un actionnaire indien).
Outre les creuseurs, ces usines disposent évidemment de leurs propres mines d’approvisionnement. Deuxième producteur en RDC derrière Glencore, China Molybdenum a racheté en 2016 pour 2,65 milliards de dollars à l’Américain Freeport ses 56% dans la concession de Tenke et Fungurume (TFM), un gisement de cuivre et cobalt qui s‘étend sur 1.600 km2 de collines verdoyantes entre Kolwezi et Lubumbashi.
Le premier traitement industriel permet d’obtenir un produit intermédiaire, majoritairement de l’hydroxyde contenant 20 à 40% de cobalt (64.000 tonnes l’an dernier), du concentré contenant 5 à 20% de cobalt (environ 10.000 tonnes), et des alliages cuivre-cobalt (2.500 tonnes).
“Notre cobalt à l‘état d’hydroxyde se vend à environ 70% de son cours à la Bourse des métaux de Londres”, témoigne un ingénieur et cadre de l’entreprise Chemaf. Dans la cour de l’usine, des camions immatriculés en Tanzanie attendent leur chargement de 26 tonnes, direction le port de Dar es Salaam.
“La RDC n’exporte pas de produits finis prêts à être utilisés par Apple, Samsung ou tous les grands utilisateurs de batteries au monde. Elle exporte un produit minier qui est au stade de traitement”, insiste l‘économiste et activiste congolais Florent Musha.
Des ports de Dar es Salaam ou du Cap en Afrique du Sud, la production congolaise part à 80% en Chine où une dizaine de raffineurs assurent la transformation finale en métal cobalt: le premier raffineur mondial, Huayou, maison-mère de CDM, Jinchuan, GEM…
Ces raffineries dépendent à 98% des importations de cobalt intermédiaire, “dont 91% venant de RDC”, précise Darton Commodities.
“La production de cobalt raffiné a augmenté de 20% en Chine. Avec 62.800 tonnes, elle représente 60% de l’offre mondiale”, ajoute le courtier londonien Darton.
“Aujourd’hui, le grand vendeur mondial de cobalt, c’est la Chine”, constate Florent Musha. “Qu’il y ait embellie ou pas, le produit minier actuel ne profite pas pleinement à l‘économie congolaise”.
La RDC voudrait bien traiter et raffiner davantage ses minerais mais se heurte à des problèmes structurels.
En octobre 2017, la joint-venture sino-congolaise Sicomines a ainsi invoqué le manque d‘électricité en RDC pour justifier ses exportations de produits non transformés, interdites pendant quelques jours par les autorités… Avec le fleuve Congo et le barrage Inga, la RDC a pourtant un potentiel hydro-électrique supérieur au barrage des Trois-Gorges en Chine.
AFP
Le Gabon met fin à son partenariat avec la SEEG
Le Gabon met fin à son partenariat avec la SEEG, filiale de l’entreprise française Veolia.
Fin de contrat émaillée de controverse, entre l‘état du Gabon et la société de distribution d‘énergie et d’eau, la SEEG, filiale de l’entreprise française Veolia. Une rupture qui intervient alors que les deux parties avaient prolongé pour cinq ans, le contrat qui les liait depuis 1997.
En interview dans cette édition, l‘économiste Paul Alphonse Soppo, en ligne depuis Douala au Cameroun. Il nous révèle les enjeux des privatisations en Afrique.
Source: africanews.com
Amnesty international dénonce la dégradation de l’état des droits de l’homme en Afrique
Le rapport 2017-2018 d’Amnesty International est très critique à l’endroit des États d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.
L’ONG a publié jeudi un document qui met à l’index la dégradation des droits de l’homme dans plusieurs pays de ces deux sous-régions.
Pour l’essentiel, le document explique que les gouvernements sont responsables de ce climat délétère, comme le souligne la directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est Sarah Jackson.
“La répression est née des réactions du gouvernement aux manifestations qui sont elles-mêmes motivées par des griefs. Les griefs socio-économiques : le droit à la santé, le droit de s’exprimer, le droit de la société civile à s’exprimer librement ”.
Dans son rapport, Amnesty critique pêle-mêle la Sierra Leone, le Togo, la Guinée, la République centrafricaine, le Kenya, l‘Éthiopie ou le Cameroun.
Dans ce dernier pays, qui fait face à la menace Boko Haram et à l‘émergence de mouvements sécessionnistes armés, le gouvernement a souvent critiqué les rapports de l’ONG qu’il assimile à un parti-pris pour les terroristes.
Une lecture rejetée par les responsables d’Amnesty International.
Avec africanews.com
Gambie: levée de l’interdiction des manifestations politiques
La police gambienne a levé lundi l’interdiction des rassemblements politiques imposée depuis deux semaines après des heurts entre partisans du président Adama Barrow et de son prédécesseur Yahaya Jammeh.
Mi-janvier, la police avait indiqué qu’en raison de ces incidents, qui ont fait plusieurs blessés, elle ne délivrerait plus aux partis politique d’autorisation de manifester ou d’organiser des meetings de campagne, alors que des élections locales sont prévues le 12 avril.
« Le bureau de l’Inspecteur général de la police informe le grand public que les partis politiques qui veulent organiser des activités politiques (tels que des meetings) peuvent introduire une demande d’autorisation », a indiqué lundi la police dans un communiqué.
La suspension des autorisations avait été décrétée après deux incidents ayant opposé début janvier des partisans du United Democratic Party (UDP, au pouvoir) et des membres de l’Alliance for Patriotic Reorientation and Construction (APRC).
L’APRC est l’ancienne formation de Yahya Jammeh, parti en exil fin janvier 2017 en Guinée équatoriale après plus de 22 ans à la tête de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest et après avoir contesté pendant six semaines sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow.
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a affirmé vendredi que son pays « protégera » Yahya Jammeh, affirmant qu’il s’agissait d’une « garantie pour que les autres chefs d’Etat qui doivent quitter le pouvoir n’aient pas peur des harcèlements qu’ils pourraient subir après ».
Cette déclaration a suscité la colère à Banjul, où les victimes de la féroce répression exercée par le régime de Jammeh mettent en place une procédure judiciaire contre lui.
A l’occasion du premier anniversaire de son accession au pouvoir, Adama Barrow a indiqué la semaine dernière qu’il attendrait la fin des travaux en cours de la Commission Vérité et Réconciliation avant de prendre une décision à cet égard, mais il a affirmé être « engagé » pour la défense de l’état de droit.
Africatime
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