Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 252ème réunion,tenue le 9 décembre 2010, a adopté la décision qui suit sur la situation en Côte d’Ivoire :Le Conseil,1. Rappelle les communiqués de presse publiés à l’issue de ses 249ème et 250èmeréunions tenues le 30 novembre et le 4 décembre 2010, à Tripoli et à Addis Abéba,respectivement, en particulier l’exigence du respect de la volonté populaire et des résultatsde l’élection présidentielle, tels que proclamés par la Commission électorale indépendante,(CEI), ainsi que tous les instruments pertinents de l’UA ;2. Se félicite des initiatives prises par le Président de la Commission pour trouver uneissue rapide et pacifique à la crise sur la base des décisions pertinentes de l’UA, y compris lamission d’urgence entreprise à Abidjan par l’ancien Président Thabo Mbeki d’Afrique duSud. Le Conseil exprime son appréciation au Président Jacob Zuma et au Gouvernement del’Afrique du Sud pour l’appui logistique et autre apporté afin de faciliter la mission duPrésident Mbeki ;3. Entérine le communiqué final sur la Côte d’Ivoire de la session extraordinaire de laConférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etatsde l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenue à Abuja, en République fédérale du Nigéria, le 7décembre 2010, reconnaissant les résultats proclamés par la CEI, tels que certifiés par leReprésentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, conformément à la résolution1765 (2007)du Conseil de sécurité des Nations unies du 16 juillet 2007, et M. AlassaneDramane Ouattara comme le Président élu de la Côte d’Ivoire ;4. Décide, sur la base des instruments pertinents de l’UA, de suspendre la participationde la Côte d’Ivoire à toutes les activités de l’UA, jusqu’à ce que le Présidentdémocratiquement élu, Alassane Dramane Ouattara, assume effectivement le pouvoird’Etat ;5. Lance un appel pressant à Monsieur Laurent Gbagbo pour qu’il respecte les résultatsde l’élection et facilite, sans délai, la passation du pouvoir au Président élu, et ce dansl’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire, de la région et de l’Afrique dans son ensemble ;6. Demande à toutes les parties ivoiriennes, en cette étape délicate de l’histoire deleur pays, de faire preuve de la plus grande retenue et de s’abstenir de toute action pouvantcompromettre la paix et le processus de sortie de crise. A cet égard, le Conseil réaffirme sadétermination à prendre, au besoin, d’autres mesures contre tous ceux qui sapent lavolonté populaire telle qu’exprimée le 28 novembre et dûment certifiée par le Représentantspécial du Secrétaire général des Nations unies, incitent à la violence, et commettent desviolations des droits de l’homme ;PSC/PR/COMM.1(CCLII)Page 27. Exprime sa préoccupation face aux conséquences humanitaires de la crise actuelleet déplore les pertes en vies humaines et actes de destruction de biens intervenus danscertaines parties de la Côte d’Ivoire ;8. Demande au Conseil de sécurité des Nations unies et aux partenaires de l’UA decontinuer à apporter leur plein appui aux décisions et efforts de la CEDEAO et de l’UA et, àcet égard, note avec satisfaction la Déclaration à la presse publiée par le Conseil desécurité, le 8 décembre 2010 ;9.
Gbagbo et Ouattara s`engagent dans une épreuve de force
L`épreuve de force entre les deux présidents proclamés de Côte d`Ivoire, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, s`installe dans la durée, chaque camp laissant ouvertes toutes les options, règlement politico-diplomatique ou recours à la force.
« Le temps est l`autre nom de Dieu », aime à dire Laurent Gbagbo.
Engagé dans une nouvelle épreuve de force depuis qu`il a été proclamé
vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par un Conseil constitutionnel
acquis à sa cause, contre un rival donné gagnant par la commission électorale
et la communauté internationale, le sortant affecte la plus grande sérénité.
Solidement installé au palais présidentiel, il a présidé mardi le premier
Conseil des ministres de son nouveau gouvernement. Pendant ce temps, la
capitale économique et tout le pays se raniment après deux semaines
d`apesanteur.
« Le temps joue contre nous, la situation recommence à devenir normale », dit
à l`AFP un cadre du camp Ouattara.
Retranché dans un grand hôtel sous la protection de Casques bleus où son
propre gouvernement se réunit, l`ex-opposant est fermement soutenu par la
communauté internationale: le Conseil de sécurité de l`ONU l`a reconnu
mercredi soir comme président élu, à l`issue d`âpres discussions avec la
Russie.
Mais M. Ouattara voit son adversaire asseoir son pouvoir, et ses propres
décrets dans l`administration, spécialement pour mettre la main sur les
vitales finances publiques, restent pour l`heure sans effet perceptible.
Qui viendra rompre le statu quo? Les deux camps se sont jusque-là abstenus
de déclarations ouvertement guerrières.
Les chefs des Forces de défense et de sécurité (FDS) – qui ne contrôlent
que la partie sud du pays depuis qu`une rébellion, rebaptisée plus tard Forces
nouvelles (FN), a pris le nord après le coup d`Etat manqué de 2002 – ont
affiché un soutien sans équivoque à M. Gbagbo.
Côté Ouattara, aucun mot d`ordre appelant les militants à descendre dans
les rues n`est encore venu. Nombre de responsables redoutent qu`une telle
initiative ne se solde par un bain de sang.
Les inconditionnels d` »ADO » (Alassane Dramane Ouattara) ne se sont signalés
que par des barricades, au cours de manifestations éparses qui se sont
éteintes ces derniers jours avec les derniers pneus brûlés.
« On va essayer de sortir de là sans faire de casse », assure un proche du
chef des FN Guillaume Soro, Premier ministre de M. Gbagbo de 2007 à 2010
devenu celui de M. Ouattara à la faveur de la crise.
Malgré les menaces de sanctions internationales, « le président Gbagbo pense
qu`avec un certain lobbying on trouvera une solution », explique un conseiller
au palais présidentiel.
Mais, souligne-t-il, avec le blocage actuel nul n`exclut un affrontement
armé: « chaque camp envisage tous les scenarii possibles ».
« Gbagbo s`emploie à conserver la fidélité de l`armée et Ouattara essaie d`y
trouver des failles », affirme un diplomate européen en poste à Abidjan.
Tout en plaidant pour une issue pacifique, M. Soro ne manque pas une
occasion de menacer de recourir à la force, évoquant des « risques réels »
d`embrasement si le sortant se maintient.
En cas de confrontation, il compte s`appuyer sur les quelques milliers de
FN au nord.
Pour l`instant, « les Forces nouvelles sont vigilantes, mais elles ne
bougent pas », relève une source militaire occidentale.
Mais les protagonistes s`accordent sur une chose: cette situation politique
baroque ne pourra pas durer éternellement.
Blaise Compaoré réélu à 80, 15% au Burkina Faso
Le Conseil constitutionnel (et non la CEI) burkinabè, par la voix de son président Albert Dé Millogo, a proclamé ce 7 décembre, à Ouagadougou, Blaise Compaoré vainqueur dès le premier tour de l’élection présidentielle du 21 novembre.
En obtenant 80, 15% des suffrages exprimés, Blaise Compaoré, 59 ans, au pouvoir depuis 1987, devance de très loin ses principaux adversaires Hama Arba Diallo (8,21%), Me Bénéwendé Stanislas Sankara (6,34%).
Alors qu’elle avait, le 3 décembre 2010, jugé le scrutin valide en déboutant quatre opposants qui l’avaient saisie pour l’annulation du scrutin pour cause de l’illégalité de la carte d’électeur, la juridiction suprême burkinabè, a, dans son verdict du jour annulé les votes de 5294 inscrits soit seize bureaux de vote sur l’ensemble du territoire burkinabè.
Blaise Compaoré, selon une source proche du Conseil Constitutionnel rapportée par fasozine.com, prêtera serment le 10 décembre 2010 à Ouagadougou, la veille de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso, le 11 décembre à Bobo-Dioulasso, dans la capitale économique du pays.
Avec Afrik.com
Des commandos russes en Côte d’Ivoire
A la suite de la Belgique qui a dépêché des éléments spéciaux de son armée en Côte d’Ivoire pour « protéger son ambassade », la Russie s’apprêterait elle aussi a envoyé des commandos parachutistes à Abidjan pour « protéger son ambassade et ses ressortissants ». Selon nos sources cette décision pourrait être effective cette semaine au cas où la situation ne s’améliorerait pas dans le pays.
La Russie s’oppose à Obama et Sarkozy au Conseil de sécurité de l’Onu

La Russie s'oppose à la France et aux Etats-Unis
La Russie a bloqué une déclaration des quinze pays du Conseil de sécurité en estimant que celui-ci outrepassait son mandat en déclarant Alassane Ouattara vainqueur de l`élection présidentielle, selon des diplomates.
Ce blockus russe de l’adoption d’un texte proposé par la France et les Etats-Unis a conduit Le Conseil de sécurité de l`ONU à se séparer mardi soir sans être parvenu à une déclaration sur la Côte d`Ivoire.
La réunion sur la Côte d’Ivoire relève des soubressauts du deuxième tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara avait été donné vainqueur par la Commission électorale indépendante acquise à sa cause avec 54,1% des suffrages. Mais le Conseil constitutionnel qu a constaté que le vote s’est déroulé de manière antidémocratique dans plusieurs régions du nord a invalidé ces résultats et proclamé la victoire du président Laurent Gbagbo avec 51,45%.
Installé dans un hôtel de la place où il a d’ailleurs prêté serment par écrit, M. Ouattara, soutenu par la France, les Etats-Unis et leurs alliés refuse de se plier aux lois du pays. Il a par ailleurs, nommé Guillaume Soro son premier ministre.
De son côté, Laurent Gbagbo, le président légal a nommé l’Universitaire Gilbert Aké son premier ministre qui a rendu public,mardi, un gouvernement de 30 membres dans lequel Charles Blé Goudé est chargé de la jeunesse, l’emploi et la formation professionnelle.
Daniel Atteby
Pour la Russie l’ONU outrepasse son mandat en déclarant Alassane Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle
L`ambassadrice américaine à l`ONU a accusé la Russie mardi de « pinailler » sur une déclaration conjointe du Conseil de sécurité à propos de la crise politique en Côte d`Ivoire.
La Russie a bloqué une déclaration des quinze pays du Conseil de sécurité en estimant que celui-ci outrepassait son mandat en déclarant Alassane Ouattara vainqueur de l`élection présidentielle, selon des diplomates.
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