Docteur Kodjo Richard, Secrétaire général par intérim du Front Populaire (FPI), a expliqué dans le quotidien ivoirien Notre Voie, très proche de son parti, les raisons pour lesquelles le FPI ne peut entrer dans un gouvernement Ouattara:
« Pour l’heure, le pouvoir n’est pas disposé à engager un dialogue sincère. Nous n’entrerons pas dans un gouvernement parce que nous ne savons pas ce que nous y ferons. Toutes nos préoccupations demeurent. Nos camarades sont persécutés. Beaucoup sont en prison et de nombreux cadres sont condamnés à l’exil. Il n’y a pas de sécurité. On arrête toujours nos militants et cadres, on les emprisonne, la Cei est toujours dirigée par Youssouf Bakayoko et elle n’est toujours pas équilibrée. Le découpage électoral fait la part belle au pouvoir. Tant que tous les problèmes posés ne sont pas réglés et qu’il n’y a pas un compromis, nous n’entrerons pas dans un gouvernement »
(« Notre Voie », 24/09)
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Les dates et évènements majeurs de la crise ivoirienne depuis 1993 en 7 chapitres
Depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République de Côte d’Ivoire, le pays est orphelin. Nous vous proposons l’historique de la crise ivoirienne du coup d’État de Noël 1999 au bras-de-fer opposant Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo.
CHAPITRE 1
7 décembre 1993 – Le chef de l’État, Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République de Côte d’Ivoire, décède des suites d’un cancer. Le « père de la nation » meurt sans avoir désigné de véritable successeur. Le président de l’Assemblée nationale, Henri Konan Bédié, assure l’intérim.
8 décembre 1994 – Révision du Code électoral, qui restreint davantage les critères d’éligibilité. Dorénavant, tout candidat à la présidence doit prouver son ascendance et son identité ivoiriennes. Une mesure qui permet à Henri Konan Bédié d’évincer son principal rival, l’ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara, dont l’ »ivoirité » est contestée.
22 octobre 1995 – Opposé à un seul candidat, Henri Konan Bédié remporte l’élection présidentielle avec 96,44 % des voix. Les leaders des principaux partis d’opposition, Alassane Dramane Ouattara, du Rassemblement des républicains (RDR), et Laurent Gbagbo, du Front populaire ivoirien (FPI), ont boycotté le scrutin.
24 décembre 1999 – Henri Konan Bédié est renversé par un coup d’État militaire. Le général Robert Guéï prend la tête d`un Conseil national de salut public. La junte au pouvoir est chargée d’assurer la transition, avant la tenue d’une élection présidentielle.
6 octobre 2000 – La Cour suprême invalide les candidatures à la présidentielle d`Alassane Dramane Ouattara et d`Henri Konan Bédié. Le premier est exclu pour « nationalité douteuse », le second pour dossier incomplet.
22 octobre 2000 – Laurent Gbagbo remporte l’élection présidentielle face à Robert Guéï. Le chef de la junte conteste le résultat et s’autoproclame président de la République. Les partisans de Gbagbo se soulèvent.
La majorité de la population, la gendarmerie et une partie de l’armée rejoignent le mouvement de protestation. Les manifestations donnent lieu à des affrontements entre la population et la garde prétorienne du général Guéï, qui sera rapidement défaite.
26 octobre 2000 – La Commission électorale proclame officiellement la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle.
CHAPITRE 2
19 septembre 2002 – Début de l’insurrection dans le Nord de la Côte d’Ivoire rébellion. Le ministre de l’Intérieur, Émile Boga Doudou, et l’ancien chef de la junte, Robert Guéï, sont assassinés.
Les jours suivant, plusieurs opposants politiques – parmi lesquels des membres du RDR soupçonnés d`être à l`origine de la rébellion -, sont exécutés par l’armée loyaliste. Entre septembre et novembre 2002, 300 personnes sont assassinées.
22 septembre 2002 – La France intervient militairement pour protéger les ressortissants étrangers. 3000 personnes sont évacuées, c’est le début de l’Opération Licorne. Des renforts (environ cent hommes) sont envoyés pour appuyer le 43e BIMa. Dans les jours qui suivent, une zone coupant le pays en deux est établie par les militaires français, c’est la Zone de confiance.
28 septembre 2002 – Au nom des accords de défense qui lient Abidjan et Paris depuis 1961, le gouvernement ivoirien sollicite l’aide de l’armée française. Considérant qu’il s’agit d’une affaire « ivoiro-ivoirienne », la France refuse. Tout juste concède-t-elle à délimiter une « zone de confiance » coupant le pays en deux. Les insurgés prennent position dans le nord. Le sud du pays reste sous le contrôle du gouvernement ivoirien.
17 octobre 2002 – Signature d’un cessez-le-feu entre les rebelles, représentés par leur chef politique Guillaume Soro, et le « groupe de contact » de la CEDEAO.
28 novembre 2002 – Deux nouveaux mouvements s’emparent de la zone ouest du pays : le Mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP). Ils revendiquent la prise des villes de Man et de Danané
CHAPITRE 3
26 janvier 2003 – Sous l’égide de la France, signature en présence du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, de l’accord de Linas-Marcoussis, en France. Selon les termes de l’accord, Laurent Gbagbo, maintenu au pouvoir, s’engage à former un gouvernement de « réconciliation nationale » regroupant l’ensemble des partis ainsi que des rebelles du nord.
4 février 2003 – Premières manifestations anti-françaises. Les militants pro-Gbagbo accusent Paris d’avoir poussé le président ivoirien à signer les accords de Marcoussis.
17 avril 2003 – Le gouvernement de « réconciliation nationale » se réunit pour la première fois.
4 juillet 2003 – La fin de la guerre civile est officiellement déclarée.
27 février 2004 – L’ONU met sur pied l’Opération des Nations unis en Côte d’Ivoire (Onuci), chargée de veiller au respect du cessez-le-feu.
25 mars 2004 – Les forces gouvernementales, la gendarmerie et la milice pro-gouvernementale des Jeunes patriotes répriment dans le sang une marche pacifique organisée pour protester contre les blocages du processus de Marcoussis. L’ONU fait état d’au moins 120 morts et 20 disparus.
30 juillet 2004 – Réunis à Accra, au Ghana, le président Gbagbo et les différents partis ivoiriens signent les accords d’Accra III qui fixent un calendrier de désarmement des milices et des rebelles.
15 octobre 2004 – Les rebelles, réunis au sein des Forces nouvelles (FN), refusent de déposer les armes, comme le prévoient les accords d’Accra III.
4 novembre 2004 – Les forces gouvernementales lancent l’opération « Dignité ». Deux avions de combat Sukhoï-25 bombardent Bouaké, « capitale » de la rébellion. L’Onuci et les troupes françaises de l’opération Licorne restent neutres. En visite au Togo, Guillaume Soro, chef des FN, déclarent les accords de Kléber et d’Accra III « caducs ».
6 novembre 2004 – Deux chasseurs de l’armée ivoirienne bombardent les positions rebelles à Bongora, Brobo et Bouaké. Un Sukhoï-25 lâche des roquettes contre le Lycée Descartes de Bouaké qui sert de cantonnement à l’armée française et de cachette selon les autorités ivoiriennes aux rebelles. Neuf soldats et un ressortissant américain sont tués aux dires des informations officielles..
L’armée française riposte en détruisant les deux chasseurs qui viennent de se poser à l’aéroport de Yamoussoukro. Un mécanicien ivoirien est tué.
À Abidjan, militants pro-Gbagbo et « Jeunes Patriotes » manifestent. Ce sera le point de départ de tensions entre Paris et Abidjan.
Un raid français détruit l’ensemble de la flotte militaire ivoirienne.
9 novembre 2004 – Des milliers de manifestants ivoiriens encerclent l’Hôtel Ivoire d’Abidjan, où des troupes françaises se sont repliées. Un gendarme ivoirien est tué dans une fusillade.
9 – 17 novembre 2004 – L’armée française organise le rapatriement des ressortissants occidentaux. En un peu plus d’une semaine, 9 000 étrangers, dont 8 300 Français, sont évacués.
15 novembre 2004 – L’ONU décrète un embargo total sur les armes à destination de la Côte d’Ivoire.
23 novembre 2004 – Alors que le calme semble revenu à Abidjan, les troupes françaises lèvent les barrages qu’elles avaient dressés dans la capitale économique.
CHAPITRE 4
6 avril 2005 – Sous le patronage du président sud-africain Thabo Mbeki, les protagonistes de la crise signent, à Pretoria, en Afrique du Sud, un texte aux termes duquel ils s’engagent à mettre immédiatement fin aux hostilités et à reprendre le processus de désarmement.
24 juin 2005 – En prévision de l`élection présidentielle du 30 octobre 2005, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte à l`unanimité la résolution 1609, qui renforce les effectifs de l’Onuci et proroge le mandat de l`opération Licorne jusqu’au 24 janvier 2006.
9 septembre 2005 – Estimant que les conditions nécessaires à la bonne tenue de la présidentielle ne sont pas réunies, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, annonce le report du scrutin.
4 décembre 2005 – Le patron de la Banque centrale des États de l`Afrique de l’Ouest (BCEAO), Charles Konan Banny, est nommé à la tête du gouvernement chargé d’assurer la transition jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle, qui doit avoir lieu avant le 31 octobre 2006.
28 février 2006 – Pour la première fois depuis 2002, un sommet extraordinaire réunit, à Yamoussoukro, tous les protagonistes de la crise : le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Charles Konan Banny, le chef des rebelles Guillaume Soro, l`ex-Premier ministre Alassane Ouattara et l’ancien chef de l’État Henri Konan Bédié.
1er novembre 2006 – L’élection présidentielle est une nouvelle fois reportée. Le Conseil de sécurité de l`ONU adopte à l`unanimité la résolution 1721, selon laquelle « le président Laurent Gbagbo demeurera chef de l`État à partir du 1er novembre 2006 pour une nouvelle période finale de transition n`excédant pas 12 mois ».
4 mars 2007 – De nouveaux accords de paix sont signés à Ouagadougou. À la différence des précédents accords, un dialogue direct s’est établi entre les deux parties avec comme seuls négociateurs externes le président Blaise Compaoré et la communauté catholique Sant’Egidio qui a œuvré très discrètement depuis les accords de Marcoussis.
29 mars 2007 – Le président Gbagbo nomme Guillaume Soro, Premier Ministre, chef d’un gouvernement de transition dont la liste des membres est fixée par décret le 7 avril.
29 juin 2007 – L`avion du Premier ministre Guillaume Soro est la cible d’une attaque à l’arme lourde lors de son atterrissage à Bouaké. L’attentat fait quatre morts et des dizaines de blessés parmi la délégation.
30 juillet 2007 – Lors d`une cérémonie censée marquer le début du processus de désarmement, le président Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro brûlent symboliquement des armes dans un stade de Bouaké, l`ancien fief insurrectionnel.
CHAPITRE 5
27 novembre 2007 – Nouveau report de l’élection présidentielle. Le chef de l’État et son Premier ministre s’entendent sur une nouvelle échéance : les élections présidentielle et législatives devront se tenir au plus tard à la fin du premier semestre de 2008.
14 avril 2008 – Le premier tour de l’élection présidentielle est fixée au 30 novembre 2008.
10 novembre 2008 – L`élection présidentielle du 30 novembre est une nouvelle fois reportée en raison des retards pris dans la préparation du scrutin et le recensement des électeurs.
25 décembre 2008 – Le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro signent un accord intégrant les ex-rebelles des FN aux forces de sécurité ivoiriennes.
15 mai 2009 – Sous la pression internationale, la Commission électorale indépendante (CEI) fixe la tenue du scrutin présidentiel au 30 novembre 2009.
31 octobre 2009 – Pour la sixième fois, l’élection présidentielle est reportée sine die. En cause : le retard pris dans l`élaboration des listes électorales.
12 février 2010 – Laurent Gbagbo annonce la dissolution du gouvernement et de la CEI dont le chef, Robert Beugré Mambé, est accusé de fraude dans le traitement des litiges sur la liste électorale. L`opposition dénonce un « coup d`État » du président. Reconduit dans ses fonctions, le Premier ministre Guillaume Soro dispose de deux jours pour former un nouveau gouvernement.
19 février 2010 – Des affrontements entre forces de police et opposants au président Laurent Gbagbo réclamant le rétablissement de la CEI font plusieurs morts à Gagnoa, dans le centre-ouest du pays.
24 février 2010 – Après plusieurs jours de manifestations émaillées de violence, Guillaume Soro nomme un gouvernement de 27 membres. Onze portefeuilles ministériels reviennent aux deux principales formations d’opposition : le PDCI d’Henri Konan Bédié et le RDR d`Alassane Ouattara.
26 février 2010 – Laurent Gbagbo nomme un membre de l’opposition à la tête de la CEI. Issu des rangs du PDCI, Youssouf Bakayoko reçoit pour mission de relancer le laborieux travail d`élaboration de listes électorales définitives.
CHAPITRE 6
6 août 2010 – Le Premier ministre Guillaume Soro annonce que le premier tour de l`élection présidentielle se tiendra le 31 octobre 2010, cinq ans après la date initialement prévue.
15 octobre 2010 – Coup d’envoi de la campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle. Favori du scrutin, le président sortant Laurent Gbagbo (FPI) sera opposé à Alassane Dramane Ouattara (RDR) et Henri Konan Bédié (PDCI).
31 octobre 2010 – Premier tour du scrutin
28 novembre 2010 – Second tour du scrutin. Les deux camps s`accusent d`avoir empêché les électeurs de voter dans certaines régions.
2 décembre 2010 – Par la voie de son président, la CEI proclame M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d’Ivoire avec 54,1% des voix contre 45,90% pour Laurent Gbagbo.
3 décembre 2010 – Gbagbo est proclamé vainqueur (51,45%) par le Conseil constitutionnel. Le secrétaire général de l`ONU reconnaît la victoire de Ouattara. L`UE, la France et les Etats-Unis félicitent Ouattara et demandent à Gbagbo de s`incliner.
4 décembre 2010 – Ouattara prête serment « en qualité de président » et reconduit Guillaume Soro Premier ministre. Gbagbo nomme Gilbert Aké N`Gbo Premier ministre.
7 décembre 2010 – La Cédéao suspend la Côte d`Ivoire et demande à Gbagbo de « rendre le pouvoir », suivie le 9 par l`Union africaine.
16 décembre 2010 – Echec d`une marche des partisans de Ouattara sur la télévision d`Etat gardée par les forces pro-Gbagbo et réprimée dans le sang. Le Golf Hôtel, QG de Ouattara, est soumis à un blocus.
18 décembre 2010 – Gbagbo exige le départ de la mission de l`ONU (Onuci) et de la force française Licorne.
CHAPITRE 7
28 janvier 2011 – L`UA décide la mise en place d`un « panel » de chefs d`Etat sur la crise.
17 février – Gbagbo annonce la nationalisation des filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, qui ont fermé après la déstabilisation du système bancaire causée par la rupture entre la banque centrale ouest-africaine BCEAO et Abidjan.
19 février – Début à Abidjan d`une nouvelle flambée de violences.
21-22 février – Quatre présidents du panel de l`UA -Jacob Zuma (Afrique du Sud), Idriss Deby Itno (Tchad), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) et Jikaya Kikwete (Tanzanie)- rencontrent Gbagbo et Ouattara, au lendemain d`une réunion en Mauritanie.
1er mars – L`UA se donne un mois de plus pour tenter de dénouer la crise.
3 mars – 50 personnes tuées dans des violences en une semaine, dont 26 à Abobo, portant à 365 le nombre de morts depuis mi-décembre dans le pays (Onuci). Au moins six femmes tuées par balles à Abobo par des tirs de forces pro-Gbagbo, selon des témoins. Les Etats-Unis dénoncent la « faillite morale » de Gbagbo. L`ONU craint une nouvelle « guerre civile ».
12 mars – L’Union africaine reconnait Alassane Ouattara, président ivoirien et demande à Laurent Gbagbo de céder le pouvoir. Le camp Gbagbo n’accepte pas cette décision.
Source : lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com
Côte d’Ivoire : Accusé de détenir des armes – Un riche planteur enlevé à Yakassé Feyassé
Le grand planteur Brou Adou Kpangni, membre de l’ancien bureau du comité des sages de la filière café-cacao a été arrêté hier dimanche 23 septembre 2012 aux environs de 20 heures, à son domicile à Yakassé-Féyassé (département d’Abengourou) par les FRCI qui l’ont conduit à Abengourou. Les circonstances de son arrestation sont étonnantes et montrent que les Frci ont vraiment de la suite dans les idées. Il est 19h 30 mn quand survient une coupure d’électricité dans la localité de Yekassé Feyassé, situé à 30 km d’Abengourou, sur la route d’Agnibilékrou. Pendant les populations cherchent à s’éclairer, un commando lourdement armé, arrivé à bord de deux cargos, investi la cour du militant du FPI. Arrêté sous les yeux de ses proches, impuissants, Brou Adou Kpangni est embarqué par les FRCI pour une destination inconnue. Juste une quinzaine de minutes après leur départ, l’électricité est rétablie. A la surprise générale des populations qui s’interrogeaient sur les raisons de l’arrestation du riche planteur dans la santé est quelque peu fragile depuis quelque temps. Aux dernières nouvelles, c’est au camp des FRCI que l’ancien membre du CNS a été conduit. L’on reproche au doyen Brou Adou Kpangni – qui a pu joindre les siens au téléphone deux après son arrestation – de détenir des armes et vouloir attenter à la sûreté de l’Etat. Mais après l’interrogatoire qu’il a subi dans l’enceinte du camp militaire, ses ravisseurs auraient compris qu’ils faisaient fausses route. Il est donc probable qu’il soit libéré aujourd’hui. Malgré tout, sa famille est actuellement sous le choc, craignant pour sa vie.
Le Nouveau Courrier
La Côte d’Ivoire doit rester inébranlable dans sa quête de paix (UA)
ABIDJAN, 23 septembre (Xinhua) — Le Représentant spécial de l’Union africaine (UA) en Côte d’Ivoire Ambroise Nyionsaba a indiqué dimanche à Abidjan que la Côte d’Ivoire doit rester inébranlable dans sa quête de paix.
M. Nyionsaba qui intervenait lors d’un entretien avec des journalistes a invité les Ivoiriens à privilégier les trois priorités du contexte post-crise que sont la sécurité, la reconstruction et la réconciliation nationale.
Le Représentant spécial de l’UA a plaidé par ailleurs pour des actions devant permettre de débarrasser l’Afrique du fléau des conflits.
« Nous devons faire de la paix durable une réalité », a-t-il recommandé, assurant que l’UA poursuivra son oeuvre de promotion de la paix sur le continent.
Pour Ambroise Nyionsaba, la récente célébration de la journée internationale de la paix devra créer pour les Africains un espoir et une source de motivation en matière de consolidation de la paix.
La Côte d’Ivoire tente de retrouver la normalité après une crise post-électorale aigüe qui a secoué le pays cinq mois durant.
La pacification du pays constitue l’un des défis majeurs à relever par les autorités ivoiriennes avec l’appui de partenaires internationaux dont l’ONU et l’UA.
Réouverture lundi de la frontière aérienne entre Côte d`Ivoire et Ghana (présidence ivoirienne)
ABIDJAN – La frontière aérienne entre la Côte d`Ivoire et le Ghana, fermée depuis vendredi, va rouvrir lundi, mais les frontières terrestres et maritimes restent fermées entre les deux pays, pour des raisons de sécurité, a annoncé dimanche la présidence ivoirienne.
Le président Alassane Ouattara avait ordonné vendredi la fermeture de toutes les frontières avec le Ghana, après l`attaque d`un poste frontière ivoirien par des assaillants qui venaient du Ghana et qui s`y sont repliés, selon les autorités ivoiriennes.
Après 48 heures d`observation des mouvements des personnes et des biens entre les deux pays, il a été décidé que seules les frontières aériennes soient rouvertes à compter du lundi 24 septembre à minuit, a indiqué la présidence dans un communiqué.
Les contrôles des personnes et des biens seront renforcés sur les vols entre les deux pays, a précisé la présidence à l`AFP.
La décision de fermer les frontières, engageant un bras de fer entre Abidjan et Accra, avait été prise après l`attaque dans la nuit de jeudi à vendredi du poste-frontière de Noé, à environ 170 km à l`est d`Abidjan.
Les autorités ghanéennes avaient assuré ce week-end travailler étroitement avec la Côte d`Ivoire pour répondre aux problèmes de sécurité soulevés par Abidjan.
La Côte d`Ivoire a subi depuis août une série d`attaques visant les forces de sécurité, attribuées par le pouvoir à des partisans de l`ancien président Laurent Gbagbo, ce que ceux-ci ont démenti.
De nombreux responsables politiques et militaires du régime Gbagbo ont trouvé refuge au Ghana, qui partage une frontière de près de 700 km avec la Côte d`Ivoire, provoquant la colère d`Abidjan.
Dans le collimateur figure notamment le porte-parole en exil de Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan, adversaire virulent du nouveau pouvoir, accusé de crimes économiques par Abidjan, qui a été arrêté le 24 août à Accra.
La justice ghanéenne examine depuis cette date son extradition vers la Côte d`Ivoire, suscitant l`impatience au sein du pouvoir ivoirien.
Sur place, plusieurs centaines d`Ivoiriens, en provenance du Ghana, du Togo ou du Bénin, sont bloqués dans la ville frontière ghanéenne d`Elubo, en face de Noé.
Tous les hôtels de la ville sont pleins et nombre d`entre eux ont dormi à la belle étoile ou dans des écoles, selon des témoins joints par l`AFP.
Vendredi soir, le ministre de la Défense Paul Koffi Koffi avait jugé inacceptable le fait que les assaillants soient venus du Ghana et s`y soient repliés, en toute impunité.
Le nouveau président ghanéen John Dramani Mahama avait promis, lors d`une visite à Abidjan le 5 septembre, lors d`une visite à Abidjan, qu`il ne permettrait que son pays serve de base arrière pour déstabiliser la Côte d`Ivoire.
Cinq assaillants ont été tués et cinq arrêtés dans les combats autour du poste de Noé, selon les autorités, qui ont fait état d`un blessé parmi les militaires ivoiriens.
Ces attaques, survenant après un mois d`accalmie, se sont produites le jour même où une cérémonie a rendu hommage à quinze militaires victimes de précédents assauts en août, marquant le plus grave regain de tension en Côte d`Ivoire depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.
Côte d`Ivoire : les militaires absentéistes menacés de radiation
ABIDJAN — Les militaires ivoiriens faisant l’objet d’un absentéisme notoire sont menacés de radiation, a appris Xinhua dimanche de source proche du ministère en charge de la Défense.
Une opération de paiement des soldats en espèces dans un guichet public ouvert dans les casernes a été ainsi instituée afin que chaque soldat vienne se présenter pour entrer en possession de son salaire après avoir émargé.
Cette opération appelée dans le langage ivoirien « paiement main en main » diffère du système habituel de paiement par virement bancaire.
Selon les autorités militaires, elle constitue un moyen d’identifier les militaires présents à leur poste, et une méthode pour connaître les soldats « déserteurs ».
« Les soldats qui ne viennent pas, qui ne sont pas à leur poste seront radiés », a prévenu le ministre de la Défense Paul Koffi Koffi.
Pour celui-ci, des informations non encore vérifiées font état de ce que des soldats exilés viennent percevoir toutes les fins du mois leur solde et repartent dans leur lieu d’exil.
« Nous sommes en train de vérifier cette information », a noté M. Koffi Koffi.
Concernant la situation sécuritaire, le ministre a fait état du renforcement du dispositif sécuritaire après les attaques, avec l’accentuation des contrôles aux check-points.
« Nous avons instruit nos hommes pour adopter de meilleures pratiques au cours de ces contrôles », a-t-il assuré.
La situation sécuritaire en Côte d’Ivoire est marquée par une résurgence de la violence, après une courte période d’accalmie.
Depuis le mois d’août, plusieurs attaques meurtrières ont été perpétrées par des hommes armés contre les positions de l’armée ivoirienne à Abidjan et à l’intérieur du pays.













